Un gang organisé en France

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il y a quelque chose d'assez bizarre dans ce "gang" que nous développons sur un autre blog. Nous pensons fortement que c'est quelque chose de politique.

Un jeune homme enlevé et torturé à mort par ses ravisseurs

par Christophe Cornevin

Un homme a été placé en garde à vue mardi matin dans l'affaire du «gang organisé», à l'origine du meurtre d’Ilan, 23 ans, torturé, laissé pour mort par ses bourreaux puis décédé dans son transport à l’hôpital.

LA DÉCOUVERTE lundi après-midi du corps d'un homme de 23 ans, prénommé Ilan, le long d'une voie de chemin de fer à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) est arrivée comme l'épilogue tragique d'une longue traque policière. La victime, dénudée et torturée, présentait sur 80% de son corps des hématomes, des entailles à l'arme blanche ainsi que des brûlures provoquées à l'aide d'un liquide inflammable. Laissé pour mort par ses bourreaux qui l'avaient menotté et bâillonné, le jeune homme est mort dans son transport à l'hôpital.


Depuis trois semaines, la brigade criminelle de Paris, épaulée par une centaine d'enquêteurs de la PJ, était sur les traces d'une mystérieuse bande organisée de kidnappeurs qui «appâtent» leurs victimes avec des jolies femmes. L'enquête, partie de l'enlèvement du jeune homme le 20 janvier dernier, avait été menée dans la plus grande discrétion. Pour les hommes du Quai des Orfèvres, la macabre découverte sonne comme un échec.

Le 17 janvier dernier, le jeune Ilan, vendeur dans un magasin de téléphonie mobile du boulevard Voltaire dans le XIe arrondissement de Paris, reçoit la visite d'une femme âgée d'une vingtaine d'années. Elle engage la conversation avant d'échanger son numéro de portable. Un rendez-vous est fixé dans la soirée du 20 janvier du côté de Sceaux (Hauts-de-Seine). Depuis, Ilan n'a plus donné signe de vie.


Dans les jours suivants, son père, puis une amie ont été contactés par les ravisseurs par le biais d'e-mails où, à trois reprises, apparaît la photo de l'otage. Ce dernier, la bouche et les yeux bandés avec du ruban adhésif, tient un journal qui certifie la date.


Les enquêteurs lancent des investigations sur Internet pour identifier les adresses électroniques. Mais les kidnappeurs envoient leurs messages depuis des cybercafés de Paris et de la banlieue. Ces derniers ont été placés, en vain, sous surveillance pendant des semaines par la Brigade antigang et la Brigade de répression du banditisme. Les recherches techniques ont quant à elles abouti, par serveurs interposés, à des boîtes aux lettres électroniques au Congo ou en Côte d'Ivoire... .

«On se perd en conjectures»


Par ailleurs, un mystérieux correspondant à l'accent maghrébin ou africain a téléphoné et envoyé des SMS au père d'Ilan pour exiger une rançon. «Mais les ravisseurs ont sans cesse fait preuve d'inconstance», a révélé hier le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin.


Tour à tour, ces derniers ont exigé des rançons dont le montant a varié de 430 000 à 100 000 euros. «Ils changeaient les lieux de versement au dernier moment pour nous faire tourner en bourrique, confie un policier. Un jour, c'était place du Châtelet, le lendemain Bruxelles, puis ailleurs, à l'étranger, via la Western Union. Au départ, on a même cru qu'ils jouaient avec nous comme les maîtres chanteurs du groupe terroriste AZF...»


La «Crim'» a découvert que les ravisseurs n'en étaient pas à leur coup d'essai. A la mi-janvier, usant du même stratagème de l'appât, une jeune femme blonde, de type européen cette fois, avait contacté un autre vendeur de téléphone du boulevard Voltaire. Mais le piège n'avait pas marché. Au début de décembre dernier à Créteil (Val-de-Marne), une brune qui se disait interprète abordait un jeune producteur de disques. Là encore, les numéros de téléphone avaient été échangés. Mais c'est le père du garçon, suspicieux, qui s'était présenté au rendez-vous. Surpris par trois inconnus, il avait été frappé, menotté puis conduit dans un parking souterrain avant que ses agresseurs ne soient mis en fuite par des témoins.

«Pour l'heure, nous essayons de recenser le nombre exact des proies du gang et de trouver le lien éventuel...», expliquait hier le patron de la PJ parisienne, François Jaspart. Selon nos informations, les hommes accostés ont fréquenté une luxueuse boîte de strip-tease du VIIIe arrondissement. «On se perd en conjectures», a concédé hier Jean-Claude Marin, confiant que le dernier contact avec les preneurs d'otages remontait à jeudi dernier. Un numéro d'appel à témoins (01.45.44.31.82) a été mis en place depuis hier. Désormais recherchés pour «enlèvement et séquestration en bande organisée» et «assassinat accompagné d'actes de torture et de barbarie», les kidnappeurs encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Sources : LE FIGARO

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Un "gang organisé" à l'origine du meurtre d'un jeune homme torturé

 Un "gang organisé", qui avait déjà réalisé au moins trois tentatives d'enlèvement, est à l'origine du meurtre du jeune homme torturé retrouvé lundi à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), a annoncé mardi le procureur de la République de Paris au cours d'une conférence de presse. Les ravisseurs du jeune homme sont toujours en fuite, a précisé le procureur Jean-Claude Marin.

Agé d'une vingtaine d'années et vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, il avait été enlevé le soir du 21 janvier. Il a été découvert lundi matin nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de graves brûlures, agonisant à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Le jeune homme a été abordé et séduit dans sa boutique le 17 janvier par une jeune femme "avenante" d'origine maghrébine avec laquelle il a échangé son numéro de portable, selon les enquêteurs.

Le patron du magasin Frédéric Tuil a affirmé: "ce que je sais c'est qu'il avait rendez-vous avec une fille ce soir-là". "Il n'est pas réapparu depuis", a dit le procureur.

"C'est arrivé à 3 ou 4 personnes le mois dernier et surtout dans des boutiques de téléphonie", a ajouté le commerçant.

D'après un employé d'une autre boutique du quartier, "les parents ont reçu un e-mail (courrier électronique) avec une arme braquée sur le gamin" sur une photo.

Demandant à la famille dans un premier temps, par e-mail, par SMS ou par téléphone, une rançon d'environ 400.000 ou 450.000 euros, les ravisseurs ont ensuite réclamé "100.000 ou 200.000 euros".

 

Ils ont envoyé plusieurs fois à la famille, des photos de leur fils les yeux bandés avec une coupure de presse pour attester de la date et donner des "garanties de bonne santé", selon le procureur.

"Aucune rançon n'a été versée", a-t-il précisé, les ravisseurs n'étant pas venus aux rendez-vous fixés à la famille, reportant au dernier moment à Bruxelles une rencontre prévue à Paris. Le dernier contact téléphonique remonte à jeudi.

En outre, la famille n'était pas en mesure de réunir la somme, a ajouté M. Marin précisant que les malfaiteurs ne visaient pas que des personnes aisées.

La première tentative d'enlèvement connue et semblant émaner du même groupe, date de "début décembre 2005".

A l'image du film "L'appât" de Bertrand Tavernier lui-même inspiré d'un fait divers, le mode opératoire consistait à attirer une jeune victime, homme ou femme, en utilisant un "séducteur" ou une "séductrice". Quatre "appâts" ont été identifiés par les enquêteurs.

Dans l'un des 3 cas de tentative d'enlèvement, à Paris et dans sa région, le jeune homme visé, à Créteil, était absent. C'est son père qui a été violemment agressé par 3 hommes dans un parking. Ceux-ci ont pris la fuite surpris par des passants.

"Un appel à témoins" a été lancé : 2 portraits robots d'une jeune femme blonde qui a servi "d'appât" ont été diffusés ainsi que la photo d'un suspect, le visage masqué jusqu'aux yeux.

Les enquêteurs mettent en garde contre des tentatives de séduction de "jolies jeunes filles et de jolis garçons".

Le juge d'instruction parisien Corinne Goetzmann est en charge d'une information judiciaire notamment pour "assassinat, enlèvement et séquestration en bande organisée avec actes de torture et de barbarie et association de malfaiteurs".

Selon les premières constatations, le jeune homme a été victime de brûlures et de coups violents le tout "sur 80% du corps".

Sources : AFP

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Un jeune homme enlevé et torturé à mort par un gang, un suspect en garde à vue

Un homme a été placé en garde à vue mardi matin dans l'affaire du "gang organisé", à l'origine du meurtre d'un jeune homme torturé retrouvé lundi à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), a indiqué mercredi une source judiciaire. "Le suspect pourrait faire partie du groupe de ravisseurs. Son rôle n'est pas encore défini par les enquêteurs", a précisé cette source, confirmant une information donnée par le Parisien.

 

Le jeune homme âgé d'une vingtaine d'années, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, avait été enlevé le 21 janvier. Il a été découvert lundi matin nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, agonisant à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Le jeune homme a été abordé et séduit dans sa boutique le 17 janvier par une jeune femme "avenante" d'origine maghrébine avec laquelle il a échangé son numéro de portable, selon les enquêteurs.

Le patron du magasin Frédéric Tuil a affirmé: "ce que je sais c'est qu'il avait rendez-vous avec une fille ce soir-là". "Il n'est pas réapparu depuis", a dit le procureur.

"C'est arrivé à 3 ou 4 personnes le mois dernier et surtout dans des boutiques de téléphonie", a ajouté le commerçant.

 

D'après un employé d'une autre boutique du quartier, "les parents ont reçu un e-mail (courrier électronique) avec une arme braquée sur le gamin" sur une photo.

Demandant à la famille dans un premier temps, par e-mail, par SMS ou par téléphone, une rançon d'environ 400.000 ou 450.000 euros, les ravisseurs ont ensuite réclamé "100.000 ou 200.000 euros".

Ils ont envoyé plusieurs fois à la famille, des photos de leur fils les yeux bandés avec une coupure de presse pour attester de la date et donner des "garanties de bonne santé", selon le procureur.

"Aucune rançon n'a été versée", a-t-il précisé, les ravisseurs n'étant pas venus aux rendez-vous fixés à la famille, reportant au dernier moment à Bruxelles une rencontre prévue à Paris. Le dernier contact téléphonique remonte à jeudi.

En outre, la famille n'était pas en mesure de réunir la somme, a ajouté M. Marin précisant que les malfaiteurs ne visaient pas que des personnes aisées.

 

Trois tentatives d'enlèvement connues semblent émaner du même groupe. La première remonte au "début décembre 2005", a annoncé mardi le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin.

"Un appel à témoins" a été lancé : 2 portraits robots d'une jeune femme blonde, qui a servi "d'appât", ont été diffusés ainsi que la photo d'un suspect, le visage masqué jusqu'aux yeux.

Le juge d'instruction parisien Corinne Goetzmann est en charge d'une information judiciaire notamment pour "assassinat, enlèvement et séquestration en bande organisée avec actes de torture et de barbarie et association de malfaiteurs".

Sources : AFP

posté par Adriana Evangelizt

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