Une autre victime avant Ilan

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Une victime raconte sa tentative d'enlèvement

Michael, un quinquagénaire a été agressé par le "gang des barbares" et victime d'une tentative d'enlèvement début janvier.

Michael, un quinquagénaire victime du "gang des barbares", a raconté lundi 20 février comment il avait été agressé et victime d'une tentative d'enlèvement début janvier.
La police a confirmé que Michael, qui vient de sortir de l'hôpital, avait bien été victime de la bande qui a torturé à mort le jeune Ilan Halimi.
"Le 5 janvier, une jeune fille de type serbe ou croate, brune, le nez aquilin, est venue sonner chez moi pour demander mon fils Jimmy", raconte sous le couvert de l'anonymat Michael, qui vit dans les Hauts-de-Seine.
"Un ami lui a ouvert, lui a dit que Jimmy et moi n'étions pas là. Elle est revenue une heure plus tard, a insisté pour attendre. Je suis alors arrivé, lui ai dit qu'il fallait qu'elle rentre chez elle. Elle m'a demandé de la raccompagner. Elle avait 20 ans, elle était court vêtue et il était tard, peut être 1 heure du matin, j'ai accepté pour l'aider".

"Plein d'informations"


"Elle était déjà venue un mois avant (début décembre, ndlr), avec plein d'informations sur mon fils, elle savait qui il était, qu'il travaillait dans la musique, connaissait son numéro de téléphone et venait lui demander de l'aide pour une carrière dans la chanson", poursuit-il.

"Entre-temps, elle l'a harcelé au téléphone, il l'a chaque fois envoyée promener".
Ce soir-là pourtant, Michael va échapper à ses agresseurs. La jeune fille lui demande de la conduire à Arcueil (Val-de-Marne) devant un immeuble "bourgeois, propre, avec deux plaques de médecins" et de l'attendre, avant de revenir en prétextant n'avoir pas ses clefs et de se faire déposer à quelques km de là à Bagneux (Hauts-de-Seine).
C'est dans un quartier de Bagneux qu'Ilan a été séquestré et torturé pendant plus de trois semaines par le "gang des barbares".

Le sang a giclé

Le lendemain, 6 janvier, "elle m'a rappelé en disant qu'elle avait oublié de me donner des CD pour mon fils. Je l'ai retrouvée au RER à Arcueil, elle m'a dit 'venez, je ne les ai pas sur moi c'est à côté' et m'a ramené au premier endroit où je l'avais déposée la veille. En entrant dans la cage d'escalier, au moins deux agresseurs cagoulés étaient là. J'ai tout de suite reçu un coup de crosse, le sang a giclé, je me suis battu comme j'ai pu".
"Je leur ai dit de prendre les 500 euros que j'avais sur moi, mais apparemment ça ne les intéressait pas, ils étaient déterminés, très violents.
J'ai crié, des gens dans l'immeuble ont appelé la police. D'après ce qu'on m'a raconté après, je me suis retrouvé inconscient en bas de l'escalier, menotté, avec une voiture volée dehors, le coffre ouvert, préparée pour mon enlèvement".
Vendredi, Michel s'est rendu à l'enterrement d'Ilan, juif comme lui. "Il a été séquestré tout près de l'immeuble où j'ai été agressé. C'est déplorable qu'aucune personnalité politique ne soit venue à son enterrement".

Sources : LE NOUVEL OBSERVATEUR

Posté par Adriana Evangelizt

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