Fofana toujours à Abidjan

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Meurtre d'Ilan: Fofana toujours dans les locaux de la PJ à Abidjan

 

Le chef présumé du "gang des barbares", Youssouf Fofana, interpellé mercredi soir à Abidjan par la police ivoirienne, se trouvait toujours vendredi matin dans les locaux de la police judiciaire. Un hommage a été rendu jeudi soir dans une synagogue de Paris à sa victime par le président français Jacques Chirac et la classe politique. Youssouf Fofana, soupçonné d'avoir torturé à mort Ilan Halimi, en banlieue parisienne, avait été arrêté sans violence dans la nuit de mercredi à jeudi à Abidjan par la police judiciaire ivoirienne, alors qu'il sortait d'une visite chez des proches, dans une résidence du quartier populaire d'Abobo

Un hommage a été rendu jeudi soir dans une synagogue de Paris à sa victime par le président français Jacques Chirac et la classe politique. Youssouf Fofana, soupçonné d'avoir torturé à mort Ilan Halimi, en banlieue parisienne, avait été arrêté sans violence dans la nuit de mercredi à jeudi à Abidjan par la police judiciaire ivoirienne, alors qu'il sortait d'une visite chez des proches, dans une résidence du quartier populaire d'Abobo.

Fofana a passé la nuit dans les locaux de la PJ, où il est resté en permanence sous la surveillance étroite d'inspecteurs ivoiriens, selon ces sources.

Depuis près de 36 heures, le suspect n'a pas bougé du bâtiment central de la police judiciaire, au milieu de l'enceinte qui sert de quartier général à la brigade criminelle, au quartier administratif du Plateau (centre d'Abidjan). Il devait être déféré ce jour devant un juge d'instruction ivoirien, pour être rapatrié dans les prochains jours vers la France, après l'émission d'un mandat d'arrêt international et une demande d'extradition française. Il a avoué sa participation au meurtre d'Ilan Halimi et a "reconnu s'en être pris à un juif à cause de son argent" supposé, tout en niant être antisémite, a précisé une source française proche de l'enquête. Jeudi soir, cette demande d'extradition n'avait toujours pas été communiquée à la justice ivoirienne. Une cour d'appel ivoirienne devra ensuite se prononcer sur la demande française, avant qu'un décret ne soit signé par les autorités politiques ivoiriennes. Dans un communiqué, le président Laurent Gbagbo a annoncé jeudi avoir "donné de fermes instructions" afin de rapatrier M. Fofana vers la France, "pays dont il détient la nationalité".

Le président français Jacques Chirac et la classe politique ont rendu hommage jeudi dans une synagogue de Paris au jeune Ilan Halimi, ce vendeur juif assassiné par le gang dit "des barbares".

Outre M. Chirac, le Premier ministre Dominique de Villepin, de nombreux ministres, chef de partis politiques et représentants chrétiens et musulmans assistaient à la cérémonie, qui a rassemblé quelque 1.500 personnes à la synagogue de la Victoire, une des plus grandes d'Europe. Désormais "il y a un avant et un après Ilan", a déclaré devant l'assemblée le grand rabbin de France Joseph Sitruk. "La communauté juive est en deuil, la République est en deuil, la France est en deuil", a déclaré le président du Consistoire de Paris, Joël Mergui.

Il a exprimé "un cri de douleur et de colère", évoquant la douleur d'Ilan durant son calvaire, tué "par des barbares dans la France de 2006". La justice française a estimé que le meurtre pouvait avoir une telle dimension et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait évoqué de l'antisémitisme par "amalgame". Selon les interrogatoires de certains suspects en France, Ilan Halimi a notamment été enlevé parce que "les juifs ont de l'argent" et que sa communauté pouvait donc selon eux réunir facilement une rançon.

Jeudi après-midi, M. de Villepin a déclaré avoir reçu du président ivoirien Laurent Gbagbo l'assurance que "Youssouf Fofana serait rapatrié en France dans les prochaines heures". "Le principe du rapatriement en France est acquis, c'est une affaire de jours ou d'heures", a indiqué un peu plus tard le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Le doute régnait sur la nationalité du suspect, dont l'éventuelle double nationalité ivoirienne, pourrait compliquer l'extradition, prévue par une convention entre les deux pays. Ilan Halimi, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, a été enlevé le 21 janvier puis torturé par ses geôliers. Découvert agonisant près d'une gare de banlieue le 13 février, bâillonné, menotté et le corps couvert de brûlures, il est mort peu après. En France, treize personnes ont déjà été inculpées dans l'enquête sur ce crime qui a créé une vive émotion, en particulier dans la communauté juive, qui compte environ 500.000 personnes. Outre la cérémonie solennelle de jeudi, plusieurs associations juives et antiracistes ont appelé à participer à une vaste manifestation dimanche à Paris. Celles-ci ont demandé à M. Chirac de se joindre à cette marche silencieuse comme l'avait fait en mai 1990 François Mitterrand, premier chef de l'Etat à défiler dans la rue depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, lors d'une manifestation pour dénoncer la profanation d'un cimetière juif à Carpentras (sud).

En Belgique, plusieurs organisations juives organisaient aussi jeudi soir à la grande synagogue de Bruxelles une cérémonie de recueillement.

 Sources Yahoo.fr

Publié dans Crimes

Commenter cet article