Manisfestations à Paris pour la suppression de l'accouchement sous X

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il est temps effectivement que cette loi stupide soit levée. Tout comme les femmes qui abandonnent leur enfant devrait réfléchir avant de commettre l'irréparable sans protection. Il est tout de même malheureux que des enfants viennent au monde pour être abandonné. La conscience des individus doit être ouverte de ce côté-là.

Manifestation à Paris pour la suppression

 de l'accouchement sous X

D'anciens enfants adoptés, des mères qui ont dû abandonner leur bébé, et des adoptants regroupés dans une coordination "pour le droit à la connaissance des origines" (Cadco) vont manifester samedi à Paris, pour réclamer la suppression de l'accouchement sous X, une spécificité française.

Pour en finir avec l'accouchement sous X et le secret de la filiation, la Coordination (Cadco) interpelle les candidats à la présidentielle samedi de 17H00 à 18H00 sur le Parvis des droits de l'Homme, place du Trocadéro, pour les "sensibiliser à la souffrance des enfants sans filiation" et leur "demander de s'engager sur la suppression de l'accouchement sous X".

En France, "plus de 2 millions de personnes sont aujourd'hui directement concernées par l'accouchement sous X", selon la Cadco: les 400.000 personnes nées sous X (estimation de l'association), les mères et les pères de naissance, le conjoint et les enfants du né sous X, dont les vies sont bousculées, et "bien sûr, les parents adoptifs".

Pierre Verdier, président de la Cadco, a confirmé que "pour la plupart des enfants né sous X, retrouver ses origines devient une véritable obsession. C'est une quête éternelle de sens". Françoise Dolto disait qu'il "faut trois générations pour effacer la cicatrice d'un abandon".

La France et le duché du Luxembourg sont les seuls pays en Europe à permettre l'accouchement sous X. La loi, créée par le régime de Vichy pour permettre aux victimes de "faits de guerre" d'accoucher dans l'anonymat, est selon M. Verdier "humiliante, honteuse et obsolète".

Le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (Cnaops) a été créé par la loi du 22 janvier 2002, qui a affirmé l'importance pour l'enfant de connaître ses origines. Mais le Cnaops n'a guère apporté de solution à la majorité des situations, selon M. Verdier qui affirme "qu'il vaut mieux passer par les associations pour lever le secret de ses origines".

Le droit à la connaissance personnelle a pourtant été affirmé par deux textes internationaux ratifiés par la France, la Convention de l'ONU de 1989 et celle de La Haye de 1993, relatives à la protection des droits de l'enfant.

Pour l'accouchement sous X, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'était par ailleurs prononcé fin 2005 pour le maintien de la situation actuelle, souhaitant que ne puisse "jamais être levé l'anonymat d'une mère sans qu'elle y ait consenti de son vivant".

Le CCNE avait jugé important que la mère soit informée des possibilités "de pouvoir laisser un jour, si elle le souhaite, des renseignements et de pouvoir révéler ultérieurement des données identifiantes". Il avait aussi insisté sur le fait qu'il "serait nécessaire d'être plus attentif à obtenir des données concernant l'origine paternelle".

Le nombre des accouchements sous X est en constante diminution. En 2004, 560 femmes ont accouché de manière anonyme en France, contre 10.000 par an dans les années 70. Grâce à la contraception et à l'IVG, l'accouchement sous X a nettement diminué, mais demeure encore un recours pour certaines femmes.

Selon les dernières études, les deux tiers d’entre elles ont moins de 25 ans, la majorité de ces femmes sont sans autonomie et sans ressources, et passé le délai relativement court de l’IVG, leur seule solution devient l’accouchement sous X.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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