Vote électronique : le CE veut éviter des dérives à l'américaine

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Et pourtant c'est ce qui risque arrivé. On trouve bizarre que de plus en plus de villes se mettent au vote électronique avant les élections de la présidentielle. Comme nous n'avons aucune confiance en Sarkozy qui est tout à fait capable de faire comme Bush puisqu'il est dans sa lignée, il est évident que nous avons une grande suspicion envers ce mode de vote. A qui appartient la société est la première question. Elle peut être américaine ou d'un autre pays que Sarkozy affectionne tout particulièrement. Car nul doute qu'il a du monde autour de lui pour l'aider à gravir les marches. C'est notre profonde conviction.

Vote électronique: le Conseil de l’Europe veut éviter

des dérives à l’américaine

Par Estelle Dumout
ZDNet France


Les 46 pays membres ont adopté une série de recommandations visant à garantir l’équité d’un vote par voie électronique. Au programme: possibilité d’organiser un second dépouillement et mise en place d’un contrôle indépendant des machines.

Alors que de nombreuses incertitudes pèsent sur les machines de vote électronique qui seront utilisées lors de l'élection présidentielle américaine, le Conseil de l'Europe (CoE*) publie une série de recommandations sur le sujet. Adoptées par le Comité des ministres des États membres le 30 septembre, elles insistent sur les normes juridiques, opérationnelles et techniques à mettre en oeuvre pour assurer un scrutin équitable et fiable.

En préambule, le CoE indique qu'une élection, quelle que soit la technologie retenue, doit garantir un suffrage universel, équitable et libre, avec un vote secret. Mais les ministres ont surtout tenu à rappeler les principes mêmes qui semblent actuellement bafoués aux États-Unis. «Le système offrira une possibilité de second dépouillement», soulignent-ils. «D'autres caractéristiques du système de vote électronique, qui pourraient peser sur l'exactitude du résultat, seront vérifiables».

L'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) a récemment stigmatisé les machines à écran tactiles qui seront déployées le 2 novembre, car elles n'émettent aucun reçu papier permettant de valider le vote. L'organisme remettait également en cause la fiabilité des logiciels utilisés dans ces machines, puisqu'ils n'ont pas pu être examinés par des experts indépendants.

Une dérive que souhaite éviter le CoE: «Avant la mise en service de tout système de vote électronique, et à intervalles réguliers par la suite (...), un organisme indépendant désigné par les autorités électorales compétentes vérifiera que [ce système] fonctionne correctement et que toutes les mesures de sécurité nécessaires ont été prises.»

Et pour prévenir toute contestation, les ministres préconisent qu'une «liste officielle des logiciels utilisés durant un vote électronique» soit publiée. Elle devra spécifier au minimum la version, la date d'installation de ces applications et une brève description. Ils recommandent aussi l'utilisation «de normes ouvertes», pour «garantir l'interopérabilité des divers éléments techniques» d'un même système. Ils soulignent par ailleurs que la norme EML (Election Markup Language) est déjà disponible.

(*) Le Conseil de l'Europe est une assemblée consultative de 46 pays dont l'hémicycle est à Strasbourg. À ne pas confondre avec le Conseil européen, l'un des organes exécutifs de l'Union européenne, qui réunit les chefs de gouvernement des 25 membres de l'UE.

Sources ZNET

Posté par Adriana Evangelizt

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article