Une grand-mère devant la justice pour avoir caché son petit-fils

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Cette "mamie" nous rappelle la nôtre... elle nous a aussi sauvé la vie en son temps...

Une grand-mère devant la justice

 pour avoir caché son petit-fils


Une grand-mère sera entendue lundi par un juge d'instruction de Briey (Meurthe-et-Moselle) pour avoir caché son petit-fils pendant quelques mois afin qu'il ne soit pas restitué à son père.

"Je serai peut-être mise en examen pour enlèvement et séquestration, mais je crois que j'obtiendrai un non lieu et que je pourrai prouver que j'ai eu raison d'agir ainsi pour sauver Sébastien", a déclaré Mireille Millet, 58 ans, dans un entretien par téléphone à l'AFP.

Mme Millet, qui dénonce aussi des dysfonctionnements dans la justice, a indiqué que l'abbé Dominique Wiel, un acquitté d'Outreau, serait lundi à ses côtés pour lui apporter son soutien.

Cette grand-mère et son mari avaient eu la garde de Sébastien, aujourd'hui âgé de 16 ans, depuis la séparation des parents en 1994, jusqu'à ce que son père ne le réclame fin 2001, - la mère n'étant pas en mesure de s'en occuper.

La justice a confié la garde de l'enfant au père en octobre 2002 avec un droit de visite aux grands-parents.

"J'ai des photos de lui pendant les vacances chez nous, à 12 ans, il ne pesait plus que 28 kg, il mangeait un bol de soupe et un yaourt le soir", raconte-t-elle. Elle a cependant été déboutée de ses plaintes pour maltraitance contre le père.

Estimant son petit-fils en danger chez son père, Mme Millet l'a caché pendant quelques mois en 2003 avant d'être interpellée.

L'adolescent a alors été placé pendant six mois dans des services d'accueil.

"J'ai reçu de lui des lettres déchirantes, à en pleurer, écrites en cachette sur des papiers d'emballage ou des étiquettes de boîtes de camembert", a raconté Mme Millet.

Depuis, l'adolescent vit chez sa mère "qui n'a jamais été capable de s'en occuper, pas plus aujourd'hui qu'autrefois", selon Mme Millet.

La grand-mère a cependant ferme espoir que la justice agira bientôt en considérant le bien de l'enfant. "Je vais apporter lundi au tribunal les photos de mon petit-fils, ses lettres, et surtout les nombreux rapports de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse), de psychiatres ou d'éducateurs qui prouvent que Sébastien est en danger chez son père ou sa mère et qu'il a droit à cet amour que nous pouvons lui offrir", indique-t-elle.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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