Israel Singer est mis à la porte du Congrès juif mondial

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ah ils aiment ça le pognon, les administrateurs des organisations Sionistes. Et pendant ce temps, les rescapés de l'Holocauste sont dans la misère pour la plupart. On sait ce qu'ils font avec l'argent, va ! Ils colonisent. Et pendant ce temps ceux qui sont sensés toucher l'argent en déshérence crèvent de faim. Le Haut-Sionistan prend la terre, vole l'argent et se fout de la vie des Juifs ou des Israéliens. Des cupides sournois, voilà ce qu'ils sont.

Israel Singer est mis à la porte du Congrès juif mondial


par Luis Lema

Le chef exécutif, connu en Suisse pour l'affaire des fonds en déshérence, est accusé d'irrégularités s'élevant à plusieurs millions

«Israel Singer n'est plus associé au Congrès juif mondial, ni à aucune de ses branches.» Si la lettre envoyée cette semaine évite de parler de renvoi, c'est bien de cela qu'il s'agit. Connu en Suisse pour l'affaire des fonds en déshérence, dans laquelle sa dureté lui avait permis d'obtenir 1,25 milliard de dollars des banques suisses, Singer était, dans les faits, le chef exécutif du Congrès juif mondial (CJM) depuis des années. Sa mise à l'écart fait suite à une période de grands remous, après qu'ont été mises en lumière des irrégularités s'élevant à plusieurs millions de dollars.

Compte secret à UBS

C'était en 2004. Le chef du CJM décide, sans crier gare, de fermer ses bureaux de Genève et de mettre à la porte le personnel. «A l'époque, nous avons été consternés par cette décision», explique Alfred Donath, le président de la Fédération suisse des communautés israélites. D'autant que cette mesure radicale intervient après que l'antenne genevoise est tombée par hasard sur de curieux documents. L'un d'eux, surtout, montre l'existence d'un compte secret à UBS, par lequel a transité 1,2 million de dollars à des fins inconnues. Faute d'obtenir une réponse, l'organisme suisse demande un audit à PricewaterhouseCoopers. Mais le CJM refuse d'ouvrir ses dossiers. Le rapport d'audit conclut à l'existence de 3,8 millions de dollars supplémentaires, dont l'affectation est «non documentée».

Cette affaire prend de l'ampleur. A New York, où le Congrès juif mondial a son siège, elle arrive aux oreilles de celui qui était alors procureur général de l'Etat, Eliot Spitzer. Dans un rapport de 35 pages qu'il publie le mois dernier, le bureau du procureur confirme que l'organisation manque de «contrôles financiers appropriés». Aucune poursuite légale n'est entamée contre Israel Singer, mais celui-ci est interdit désormais d'exercer toute activité financière. Il doit en outre rembourser 300000 dollars touchés de manière indue en tant que remboursements de frais supposés.

Présidé par Edgar Bronfman, dont la famille a fait fortune dans la distillation d'alcool, le CJM n'a commencé que tout récemment à gérer sa comptabilité de manière moderne. Bénéficiant de l'apport de 400000 donateurs aux Etats-Unis, il «lève» chaque année quelque 11 millions de dollars. Mais des indices concordants semblent indiquer qu'Edgar Bronfman a souvent mis la main à son porte-monnaie. Israel Singer a évoqué lui-même l'existence d'un «compte noir» de 2 millions de dollars par an.

Au sein même de l'organisation, ce manque de transparence dans les comptes provoque des grincements de dents. Celui qui se montre le plus critique, le vice-président Isi Leibler, sera même poursuivi en diffamation, avant que, sous la pression de certaines fédérations nationales, la plainte soit retirée.

C'est avec cette toile de fond que se joue aujourd'hui la succession du président. Edgar Bronfman verrait bien son fils lui succéder. Mais c'est un autre candidat, Mendel Kaplan, qui semblait avoir les préférences d'Israel Singer. «Bronfman a pensé que Singer allait prendre position contre son fils», affirme Alfred Donath, pour expliquer cette soudaine mise à la porte Pour le président de la Fédération suisse des communautés israélites, Israel Singer a toujours été un personnage hautement «imprévisible». «Dans sa bataille contre les banques suisses, il avait raison sur le fond», estime-t-il. Mais il pouvait aussi se laisser emporter dans des «attaques gratuites», poursuit Alfred Donath, en faisant référence à une déclaration faite lors d'une commémoration à Auschwitz. En matière de collaboration avec les nazis, la Suisse est davantage coupable que la France ou l'Autriche avait alors estimé Israel Singer.

Sources Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt

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