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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Lundi 16 avril 2007

Mort de Sophie : la vie d'errance du suspect

Par Cyrille Louis

Ramiz Iseni, écroué depuis vendredi pour l'enlèvement de Sophie Gravaud, est un réfugié politique, « accro » aux casinos, pensionné Cotorep.

 
SUR LE CLICHÉ de l'Identité judiciaire, Ramiz Iseni, 1,72 m pour 72 kg, cheveux grisonnants et pull sombre décolleté sur une chemisette blanche, darde un regard de jais vers l'objectif. L'image, réalisée il y a environ deux ans, révèle un visage cadenassé. À l'époque, une jeune femme de 17 ans l'accuse de l'avoir violée. Lui nie, se disant victime d'un complot. Déjà, le réfugié bosniaque s'enferme dans un étrange silence qui attire les soupçons.
 
Tout au long de sa garde à vue à Lyon, la semaine dernière, le ravisseur présumé de Sophie Gravaud semble avoir rejoué cette déroutante partition devant les enquêteurs de la PJ de Nantes. Lui explique- t-on qu'il a été filmé en train de retirer de l'argent avec la carte bancaire de Sophie Gravaud avant d'être interpellé en possession de son téléphone portable ? L'homme, qui s'exprime dans un français malaisé, s'est borné à répondre qu'il a acheté les deux objets dans une rue de Nantes pour la modique somme de 50 euros - au risque de passer pour le plus cynique des affabulateurs.
 
Personnalité insaisissable, Ramiz Iseni, qui se présente comme musulman non pratiquant, est né à Mostar il y a 46 ans dans une famille de cinq enfants. Il a suivi une formation en mécanique avant de travailler dans des mines de charbon, puis d'abandonner son emploi en 1989.
 
Réfugié politique
 
Pour sa famille comme pour son pays, c'est le temps de la dislocation. Son père, dit-il, est tué « par les Serbes ». L'une de ses soeurs est hospitalisée « à la suite d'un viol ». Autour de lui, on émigre vers l'Allemagne, la Slovénie tandis que sa mère choisit de rester au pays. Ramiz, marié et père de quatre enfants, choisit la France et débarque à Lille un jour de juin 1991.
 
Débutent alors, pour les Iseni, huit années d'errance d'abord clandestine, d'Amiens à Nevers en passant par Annemasse ou Metz. En 1994, alors que la guerre ravage son pays, Ramiz y retourne quelques mois comme « patriote ». En 1998, à Nevers, il obtient le statut de réfugié politique. L'année suivante, Ramiz installe sa famille dans une HLM de Nantes, et se voit, selon son dossier judiciaire, octroyer une pension d'invalidité par la Cotorep en raison de ses « troubles du sommeil ».
 
C'est alors, pour la famille, le temps d'une apparente stabilisation. Bukuriga, la mère, trouve du travail comme femme de ménage, son plus jeune fils est scolarisé, l'aîné devient boulanger. Selon ses voisins, Ramiz, lui, ne travaille pas, passe beaucoup de temps au café, est passionné par les jeux d'argent.
 
Charlotte, qui habite au-dessus de chez lui depuis octobre dernier, raconte : « C'est vrai qu'il n'avait pas l'air de faire grand-chose, mais c'était un voisin très sympathique. Récemment, il avait réparé les phares de ma voiture et il avait recueilli mon chat lorsqu'il s'était enfui. » À part quelques entorses au Code de la route et une procédure pour outrage, Ramiz Iseni passe d'ailleurs plusieurs années sans attirer l'attention.
 
Mais l'homme, atteint d'une légère tuberculose, semble nourrir un profond mal-être. Suivi par un psychiatre, il consomme des anxiolytiques et des neuroleptiques pour traiter ses « hallucinations auditives ». Malgré de modestes ressources, il fréquente assidûment les casinos de la Côte, comme celui de Pornic. « Si rien ne laissait paraître sa dangerosité, une certaine tension était perceptible en lui », confie une source judiciaire.
 
Lorsqu'en novembre 2004, Ramiz Iseni est accusé de viol par une adolescente rencontrée par l'intermédiaire de Bosniaques, son premier réflexe est de hurler au complot : « Cette famille, qui est yougoslave, est jalouse. Ils m'ont demandé 5 000 euros pour que la fille ne porte pas plainte. » La justice, embarrassée par l'affaire, a longuement hésité avant d'ouvrir une information judiciaire et de le placer sous contrôle judiciaire en décembre dernier.

Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Crimes
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