Sarokzy à Louxor, luxe et ors

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Sarokzy à Louxor, luxe et ors

par Alexandre Sulzer

Le «Old Winter Palace» de Louxor, où Nicolas Sarkozy passe ses vacances de Noël avec Carla Bruni, n'est pas n'importe quel hôtel. «Winston Churchill et Margaret Thatcher, Giscard d'Estaing et Jimmy Carter font partie des ceux qui y ont séjourné», indique le quotidien britannique «The Independent». C'est aussi ici que l'archéologue Howard Carter a annoncé avoir découvert rien de moins que la tombe de Toutankhamon. «Mais peu de ces illustres visiteurs ont attiré une telle caravane médiatique», souligne le journal. C'est que depuis qu'il s'est présenté en compagnie de sa nouvelle petite amie à Disneyland, «Sarkozy porte une pancarte "prends-moi en photo" autour du cou».

«La monarchie républicaine inventée par Charles de Gaulle - distante, discrète, solennelle, hautaine - a disparu quelque part entre le château de Cendrillon et Space Montain», confirme le journal néo-zélandais
«New Zealand Herald». «Sarkozy réinvente la France pour une ère bling-bling», titre-il. Le Président serait devenu «le seul participant d'un "Big Brother" [une émission de télé-réalité] dans une maison appelée l'Elysée». D'ailleurs inquiet, le «Times of India» se demande si «les gens ne vont pas le juger davantage sur sa petite amie que sur la qualité de son travail de président».

En compagnie de Tony Blair

C'est donc en Egypte que le spectacle s'est déplacé pour quelques jours. A Louxor (rebaptisé pour l'occasion «Luxor-y» [«luxe en anglais] par
«The Sun») où, souligne le «Herald Tribune», «Tony Blair arrive jeudi pour ses vacances». Il séjournera, devinez où, au «Old Winter Palace», précise même le grand quotidien international.

Est-ce pour le croiser que Nicolas Sarkozy a fait le choix de l'Egypte, se demande Arthur Goldhammer, professeur américain de civilisation française
sur son blog. «Le choix de l'Amérique comme une première destination de vacances avait provoqué beaucoup de commentaires mais celui de se rendre à Louxor est moins facile à interpréter», écrit-il. «Est-ce l'idée d'être pris en photo au milieu des antiquités et l'occasion de rendre hommage à une hégémonie moyen-orientale suffisamment ancienne pour être inoffensive?» Ou «tout simplement les eaux chaudes du Nil comme arrière-plan exotique et approprié pour une romance que l'on suppose torride?». On est donc loin du «langage d'humilité qui était venu si facilement aux lèvres du président à l'église Saint-Jean-de-Latran», poursuit l'universitaire qui rappelle que Nicolas Sarkozy, s'adressant aux prêtres à Rome, leur avait dit : «comme vous, je suis un humble servant appelé à une tâche immense et transcendante».

Une bague de fiançailles

Plus terre à terre, le
«Daily Mail» a remarqué quelque chose de louche. «Une chose a flashé encore plus que les appareils photos des paparazzi. C'était la bague que Carla Bruni portait au quatrième doigt», a constaté le journal, photo à l'appui. De là à faire état de rumeurs sur une «bague de fiançailles» que le président lui aurait offert, il n'y a qu'un petit pas que le tabloïd n'a pas hésité à franchir.

Pourtant, souligne le site de la télévision irakienne
«Alsumaria», Carla Bruni «avait annoncé pendant la campagne présidentielle qu'elle soutenait la principale opposante à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, la candidate communiste [sic]».

Pour les Coréens du journal
«Chugan Dong-a», il est «assez extraordinaire» que les journalistes français se passionnent pour l'histoire d'amour du président. «Selon des règles non-écrites, les histoires de cœur des anciens présidents n'étaient révélées qu'après beaucoup de temps».

Un élément dont fait également part
sur son blog Charles Bremner, le correspondant du «Times» à Paris. «Les anciens présidents disparaissaient pendant la semaine de Noël dans des luxueux hôtels en Egypte ou dans l'océan Indien. Ils étaient parfois accompagnés de femmes qui n'étaient pas leur épouse. (…) Mais les anciens présidents étaient toujours discrets et personne ne savait où ils se trouvaient», écrit-il. Et de conclure : «Sarkozy dit vouloir moderniser le côté monarchique de la Ve République en agissant comme un simple gars qui a réussi, qui a une copine tapageuse et qui apprécie les bonnes choses de la vie. Pour l'instant, son style fonctionne. Mais il prend le risque que la tolérance tourne au ridicule».

 



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