Colombie: les 3 otages des Farc sur le point d'être libérés

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Colombie: les 3 otages des Farc sur le point d'être libérés

et rapatriés au Venezuela


La mission aéroportée de l'armée vénézuélienne pour recueillir les trois otages libérés par la guérilla des Farc en plein coeur de la Colombie, sous l'égide de la Croix-Rouge et d'émissaires étrangers, débutera vendredi, dix jours après l'annonce de leur libération.

Vers 15h00 (19h30 GMT), des hélicoptères vont s'envoler de l'aéroport vénézuélien de Santo Domingo (sud-ouest), proche de la frontière avec la Colombie. Ils se dirigeront vers Villavicencio, ville située à 100 km de Bogota, une base logistique de l' opération

"(Vendredi) vers 15h00 des hélicoptères et leur équipage vont décoller. L'un d'eux sera médicalisé. C'est le détachement avancé de l'opération", a déclaré le président vénézuelien Hugo Chavez à des journalistes, alors qu'il se trouvait en compagnie de l'ex-président argentin Nestor Kirchner, l'un des émissaires internationaux qui superviseront la mission.

Les hélicoptères se dirigeront ensuite vers le point de remise des otages, qui sera décidé par les Farc et tenu secret, puis ils repartiront vers Villavicencio ou directement vers le Venezuela.

Aucune information n'a filtré sur l'heure à laquelle devait s'achever cette "opération humanitaire" élaborée par Hugo Chavez. Selon un diplomate en poste à Caracas qui a requis l'anonymat, elle prendrait fin probablement vendredi soir.

L'initiative est soutenue par la France, la Suisse et cinq pays latino-américains (Argentine, Bolivie, Brésil, Cuba, Equateur). L'intervention aérienne se déroulera sous l'égide du Comité international de la Croix-rouge (CICR) et les avions vénézuéliens utilisés porteront le sigle du CICR.

Les Farc ont annoncé le 18 décembre leur décision de libérer trois de leurs otages: Clara Rojas, proche d'Ingrid Betancourt, son fils de trois ans Emmanuel, qu'elle a eu avec un Guérillero, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez.

La mission n'est pas sans risque car elle doit se dérouler dans une zone de conflit entre la guérilla marxiste des Farc, l'armée régulière colombienne et les groupes paramilitaires d'extrême-droite, liés au pouvoir.

Hugo Chavez a remercié Alvaro Uribe pour sa "réponse rapide sans condition", quand le président colombien a approuvé le plan vénézuélien de récupération des otages.

Contre toute attente, le président colombien a donné son accord à une opération menée par des soldats vénézuéliens sur le sol colombien, à 100 km environ de la capitale Bogota.

Pour ménager les autorités colombiennes, le fuselage des avions et hélicoptères utilisés par les militaires vénézuéliens sera marqué du sigle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Bogota a cependant adressé une sorte d'ultimatum à Caracas, soulignant que l'ouverture de son espace aérien aux appareils impliqués dans la mission n'était valable que jusqu'à dimanche soir.

Les autorités colombiennes ont évoqué un accord Bogota-Caracas sur ce point. Interrogé sur la question, Chavez a sèchement répondu: "il n'y a aucun délai".

Deux délégués du CICR et l'émissaire colombien Luis Carlos Restrepo ne devaient arriver que
vendredi à Caracas.

Les émissaires internationaux pourront se rendre jusqu'au point de rendez-vous fixé par les Farc. "Ils doivent aller jusqu'au point X, dans la forêt ou dans la plaine, dont nous attendons les coordonnées exactes, où seront Clara, Consuelo et Emmanuel (...), y compris Luis Carlos Restrepo (l'émissaire colombien: NDLR)", a indiqué Hugo Chavez.

C'est la première fois depuis plus de cinq ans que les Farc relâchent de manière unilatérale des otages dits "politiques". Le mouvement rebelle a exigé de remettre ces trois prisonniers aux autorités vénézuéliennes, car le gouvernement colombien se refuse à négocier avec "les terroristes" des Farc.

Les familles de Consuelo Gonzalez, Clara et Emmanuel Rojas sont arrivées jeudi à Caracas pour les accueillir.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans INTERNATIONAL

Commenter cet article