Burundi: une employée française d'Action contre la faim tuée par balle

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Burundi: une employée française d'Action contre la faim

tuée par balle

Une Française de 31 ans travaillant pour l'organisation humanitaire Action contre la faim (ACF) a été tuée par balle et une de ses compatriotes grièvement blessée lundi au Burundi, à Ruyigi (170 km à l'est de Bujumbura), a-t-on appris mardi de sources policière et humanitaire.

L'ONG a décidé mardi de suspendre temporairement ses activités dans ce pays.

"Trois Françaises travaillant pour ACF étaient en train de reconduire deux collègues burundaises vers 19H20 (17H20 GMT) au chef-lieu de la province de Ruyigi (lorsque) tout à coup un homme a surgi et mitraillé leur véhicule, blessant deux Françaises parmi ces expatriées", a annoncé à l'AFP le porte-parole de la police burundaise, Pierre Chanel Ntarabaganyi.

"Malheureusement, une des deux jeunes femmes a succombé à ses blessures alors qu'on la transférait à l'hôpital de Gitega (centre). La deuxième blessée a été transférée de Gitega à Bujumbura ce (mardi) matin", a-t-il précisé.

La jeune volontaire tuée dans cette attaque, psychologue selon ACF, était arrivée au Burundi en juillet 2007.

La Française grièvement blessée au bras devait être évacuée mardi dans la nuit en l'Afrique du Sud pour y être soignée, selon des sources diplomatique et médicale.

"Cette tragédie s'est passée dans des circonstances non encore élucidées: est-ce qu'il s'agit d'une tentative de vol qui a mal tourné, est-ce que ces expatriées étaient visées? Une enquête est en cours pour identifier et retrouver cet assassin", a déclaré le porte-parole de la police.

ACF, dont le siège est basé à Paris, a annoncé que "tous ses programmes" avaient "été temporairement suspendus au Burundi". "Aucune évacuation des équipes n'est envisagée pour le moment", a ajouté l'organisation dans un communiqué sur son site internet.

"La voiture portait les logos d'Action contre la Faim, jamais nous n'avions reçu de menace. Nos équipes sont présentes sur place depuis plusieurs années, on ne comprend absolument pas ce qui a pu se passer", a expliqué dans ce texte François Danel, directeur général d'ACF.

Selon un journaliste d'une radio locale privée qui s'est rendu sur les lieux quelques minutes après le meurtre, "des témoins assurent qu'il y avait deux assaillants qui attendaient le véhicule d'ACF dans un tournant, puis ils ont mitraillé le 4X4 de deux côtés". "Ils se sont ensuite enfuis, sans chercher à voler quelque chose, (...), comme si toute cette affaire n'avait pour but que de tuer", a ajouté Balthazar Miburo.

Selon ACF, une troisième Française et deux jeunes Burundaises qui se trouvaient avec les victimes "sont sorties indemnes de cette fusillade".

Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mardi aux autorités burundaises de "faire toute la lumière" sur le meurtre. Dans un communiqué, M. Sarkozy a salué "l'engagement courageux et généreux des volontaires français qui interviennent en faveur des populations défavorisées dans des conditions souvent difficiles".

La province de Ruyigi connaît une criminalité "galopante", a reconnu le porte-parole de la police burundaise. Au moins six personnes y ont été tuées par balles au cours des dix derniers jours, selon des sources policières.

Le 22 novembre, des membres de la communauté chinoise avaient manifesté devant la présidence burundaise pour réclamer plus de sécurité après le meurtre d'un de leurs compatriotes.

Le Burundi peine à sortir d'une guerre civile entamée en 1993 et qui a fait 300.000 morts.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans stop-antifrancisme

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