Fillon veut ignorer la vie privée de Sarkozy et se concentre sur "l'action"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

François Fillon nous fait pitié. Voilà le mot. Pitié. On se doute qu'il ne doit pas rigoler tous les jours et qu'il porte sur le dos la lourde responsabilité des frasques de son président en essayant, malgré tout, de minimiser l'affaire. Ainsi Fillon a estimé que les Français savaient "faire le tri" et que cela "n'altérait" en rien son image en parlant de Sarkozy. Fillon prend les Français pour des imbéciles. Oui, nous saurons faire le tri, c'est certain, mais pas dans le sens qu'il s'imagine. Quant à oser dire que cela n'altérait pas l'image de celui qui est censé représenté la France, il se trompe lourdement. Il n'y a qu'à aller sur la presse étrangère pour voir de quoi il retourne. Les titres du  Daily mail sont déjà éloquent avec photos en gros plan... ainsi en parlant de Cécilia, il se pose des questions La femme de Sarkozy est-elle une femme fatale ? En soulignant que deux moments dramatiques ont marqué l'investiture du président français, vous allez rire, le secret nucléaire lui a été donné et il a embrassé sa femme sur la bouche. Vous voyez les étrangers font aussi le tri et associer la clé du code nucléaire au bisou montre bien à qui on a confié le destin de la France. C'est ainsi que nous le comprenons. Nul doute que nous ne passons pas inaperçus. Voir... Cécilia Sarkozy a dit qu'elle ne pouvait plus rester avec son mari car elle aime un autre homme. Sur la bague qu'il a offert à Bruni avec photos inédites ainsi qu'ici Sarkozy exhibe son top model pendant une visite romantique des pyramides. Et nous ne parlerons même pas de ce que dit le New-York Times  sur son comportement... Sarkozy’s imperial and egotistical style... bien avant l'affaire Carla. Ou encore A Politically Dangerous Liaison for France’s President. Non seulement les Français jugent Sarkozy mais aussi le monde, quoiqu'en pense Fillon. A ce que l'on sache, il n'est pas dans nos têtes.

Fillon veut ignorer la vie privée de Sarkozy

 et se concentre sur "l'action"

François Fillon a refusé dimanche soir au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro d'entrer dans le débat sur la vie privée de Nicolas Sarkozy, privilégiant la défense point par point de la politique menée par son gouvernement.

Longuement interrogé sur la vie privée du chef de l'Etat, le Premier ministre s'est voulu fidèle à la "règle de conduite" qu'il s'est fixée depuis son entrée en politique il y a "trente ans" en refusant tout commentaire.

Et si les affaires de coeur de Nicolas Sarkozy font "hélas" régulièrement la une de l'actualité, il a estimé que les Français savaient "faire le tri" et que cela "n'altérait" en rien son image.

Laissant de côté "la droite bling bling" et "la gauche caviar", de simples "images" selon lui, le Premier ministre a préféré justifier "l'action" de son gouvernement, et notamment en matière économique.

Il a jugé qu'il ne "paraît pas nécessaire pour le moment" de revoir à la baisse l'hypothèse de croissance pour 2008, alors que sa ministre de l'Economie Christine Lagarde avait fait des déclarations contradictoires sur le sujet. Quant à 2007, la hausse de l'activité économique devrait avoisiner les 2%.

En 2008, année d'élections municipales, François Fillon a aussi exclu une hausse de la TVA.

Pour gagner le point de croissance supplémentaire, crédo de Nicolas Sarkozy, il confirmé que le gouvernement étudiait une réforme de l'ouverture des magasins le dimanche, estimant qu'il fallait "faire évoluer la réglementation".

Il a également souhaité la fin du "contingent imposé" des heures supplémentaires, tout en affirmant que les 35 heures, non négociables selon les syndicats, restaient "un plancher" et "une référence hebdomadaire en termes de durée de travail".

Le Premier ministre a évoqué rapidement le futur projet de loi de modernisation de l'économie, rappelant, parmi ses objectifs, celui de baisser la fiscalité des entreprises.

François Fillon s'est félicité du projet d'accord sur le marché du travail entre les partenaires sociaux, "un vrai pas vers la flexisécurité à la française".

"Ce qui est sûr, c'est que si l'accord est très largement soutenu par les partenaires sociaux, il sera présenté au Parlement" et voté, a-t-il confirmé.

Passant en revue les principaux thèmes d'actualité, le locataire de Matignon a notamment défendu, au nom de la culture de "compromis" issue du Grenelle de l'Environnement, sa décision de déclencher la procédure de suspension du maïs OGM MON810. Il a décoché au passage une flèche au président UMP de l'Assemblée nationale, qui avait regretté la suspension de l'unique variété OGM cultivée en France.

"Je dis à Bernard Accoyer que la majorité présidentielle est engagée par les conclusions du Grenelle de l'environnement", a dit M. Fillon.

Il a précisé d'autre part l'objectif de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, l'une des surprises de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy mardi. Le gouvernement, a-t-il dit, veut "un projet de loi courant 2008" pour une entrée en vigueur "au 1er janvier 2009".

Et si M. Sarkozy n'avait pas inscrit cette réforme à son programme présidentiel, a plaidé le Premier ministre, c'est parce que "beaucoup craignaient que [ce fût] difficile à mettre en oeuvre, et parce qu'au fond on avait peur de franchir un pas que personne n'a osé franchir depuis longtemps".

Posté par Adriana Evangelizt

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