Sarkozy approuve toutes les propositions Attali... sauf trois

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il a belle mine de critiquer les lobbies, Attali ! Quand il défend les OGM, pour qui oeuvre-t-il ? Un exemple parmi tant d'autres...

Sarkozy approuve toutes les propositions Attali... sauf trois


par Hugo Lattard

Le chef de l'Etat a reçu mardi le rapport de la commission chargée de lever les freins à la croissance française. Nicolas Sarkozy a annoncé adhérer à l'essentiel, excluant d'emblée, toutefois, trois de ses propositions.

« Qui ne dit mot consent », a relevé Jacques Attali. Le président de la commission chargée de lever les freins à la croissance en déduit donc que Nicolas Sarkozy est d’accord avec « 313 des 316 propositions » qui lui ont été remises mardi.

« J’adhère à l’essentiel de vos conclusions », a en effet déclaré peu avant le chef de l’Etat, recevant à l’Elysée le rapport des mains de l’ex sherpa de François Mitterrand. En revanche, Nicolas Sarkozy a fait connaître son désaccord sur trois points : la suppression du principe de précaution inscrit dans la Constitution et la suppression de l’échelon administratif départemental d’ici 10 ans. Selon, Jacques Attali, qui s’est exprimé ensuite lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy serait hostile, en outre, à la déréglementation de la profession de pharmacien. « Certains lobbies ont bien travaillé », a-t-il jugé.

Dans son rapport, la commission Attali estimait que le principe de précaution, introduit dans la Constitution en 2004, « instaure un contexte préjudiciable à l’innovation et à la croissance ». « Le principe de précaution n’est pas un principe d’inaction », « et pas davantage un principe d’interdiction » a répliqué Nicolas Sarkozy. « Au contraire, c’est un principe d’action et d’expertise, pour garantir l’incertitude », a-t-il justifié.

Quant à la suppression des départements, « les Français sont attachés » à leur « légitimité historique », a opposé le chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy, par ailleurs, a insisté sur l’opportunité des mesures préconisées par la commission en faveur du système éducatif, de l’accès des PME aux marchés publics, de l’accès au numérique ou encore du travail des seniors.

Composée d’une quarantaine de membres, parmi lesquels l’ancien commissaire européen à la concurrence, Mario Monti, des grands patrons dont Claude Bébéar, l’ex président d’Axa ou Anne Lauvergeon présidente du directoire d’Areva, des économistes, des démographes, mais aussi le pédopsychiatre Boris Cyrulnik ou l’écrivain Erik Orsenna, la commission Attali a donc émis 316 propositions dont 20 « décisions fondamentales pour la croissance ».

L’objectif, a rappelé Jacques Attali, est de parvenir à faire « gagner à la France un point de croissance supplémentaire, au minimum, d’ici 2012 » et de « faire baisser son taux de chômage à 5%, c’est-à-dire le plein emploi ».

Dans son introduction, le rapport remis à Nicolas Sarkozy insiste sur la nécessité de « mener la réforme tambour battant ». « L’essentiel de ces réformes devront donc être engagées (…) entre avril 2008 et juin 2009. Elles devront ensuite être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités », y est-il stipulé.

Sur le calendrier de la mise en oeuvre, le chef de l’Etat a donné quelques précisions. Un séminaire gouvernemental devrait avoir lieu début février. Il serait l’occasion de « prendre les décisions immédiates », a souligné Jacques Attali. Des équipes de suivi et des équipes de projet seront ensuite constituées, avec l’obligation de faire le point avec la commission « tous les trois mois » et « dans six mois avec le président », a-t-il annoncé.

Sources L'Expansion

Posté par Adriana Evangelizt

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