Nicolas Sarkozy : une racaille à l'Elysée

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nicolas Sarkozy : une racaille à l'Elysée

par Yasmina Zizi

Betapolique

Il est petit. C’est déjà un signe. Nerveux. C’est un méchant, disent ceux qui le connaissent. Un méchant nerveux avec des tics de bouche, capable de péter les plombs n’importe quand et n’importe où. Et si t’es pas content ? Il t’emmerde.

Mytho ? Je crois que tous les Français commencent à s’en rendre compte. Cynique ? Il l’est assurément. Aucune classe ? Il n’y a qu’à le regarder pour s’en persuader, le pire c’est qu’il essaie d’en avoir. Frimeur ? Il dit tout le temps « moi je », « je suis celui qui… », « eh quoi, avant moi… », et en plus, il pense sincèrement que tous les autres sont nuls. Magouilleur ? C’est un arriviste arrivé. Du bagout ? C’est un baratineur né, élevé à la culture du mensonge, de la ruse, de la feinte et des « petits coups de pute ». Des amis ? Parlons plutôt d’entourage comme dirait Yasmina Reza. Autour de lui, que des loups qui rêvent de le tuer pour prendre sa place. Voleur ? En tout cas, c’est le roi des bons coups. En 2007, on n’aura certainement jamais vu un casse aussi méthodiquement préparé. D’ailleurs, c’est devenu un exemple pour toutes les petites frappes et tous les parrains d’organisation mafieuse. Chacun d’eux vous dira : ce mec franchement, respect ! Le cigare à la bouche, les costumes Boss, lunettes noires, le sourire qui énerve avec écrit en gros sur le front : et si t’es pas content ? Je t’emmerde.

Vous vous demandez de qui je parle ? Non, il ne s’agit pas de Bernard Tapie, parce que lui avait un peu de charisme, là je parle d’une racaille, de l’archétype de la racaille. Un petit qui s’est trompé de chemin. Comme ces nouveaux riches qui reviennent de loin, qui n’ont rien à voir avec le décor, que tout le monde trouve illégitimes et décalés mais auxquels personne n’ose le dire, parce que, maintenant, ils ont du pouvoir. Et si t’es pas content ? Il t’emmerde.

« Quoi qu’est-ce t’as ? », « c’est quoi ton problème, toi ? », « Pauvre couillons », « elle est belle ma Rolex, hein ? », « bande de connards », « vos articles de merde », « vas-y descends voir un peu ! ». Dans ces florilèges de citations off, qui entreront malheureusement dans l’Histoire, la dernière mérite quand même d’être remise en contexte. Notre Racaille Suprême a lancé cette invective à l’intention de Juju, un pêcheur du Guilvinec, qui un peu avant l’avait chaleureusement accueilli par des insultes. Et là, dans un courage digne d’un bon De Funès, entouré par cinquante garde du corps, il lui demande de descendre pour venir s’expliquer. Avant de se faire arrêter par les sbires de notre courageuse racaille, Juju lui avait crânement répliqué : « si je descends je te mets un coup de boule ». Petit bafouillage de la part de notre Scarface avant de passer son chemin. De quoi relativiser notre fascination pour le personnage. Au fait, vous vouliez de la grandeur, de la politique de civilisation, tenez ! Et si t’es pas content ? Il t’emmerde.

Le pire en écrivant ces lignes, c’est que j’ai l’impression de défendre le conformisme, les protocoles, les traditions, la bonne pensée unique et, en somme, d’être du côté des nouveaux réacs. En effet, est-ce vraiment à un jeune de s’indigner de tant de vulgarité dans notre vie politique ? Je ne crois pas. Nous voulions des dirigeants plus proches du peuple et nous avons de la politique bistrot. « A donf contre la glandouille », voilà ce qu’on nous répond lorsque l’on soulève le problème des banlieues. A part l’utilisation d’un verlan des années 70, ce qui me choque le plus, c’est encore une fois la stigmatisation des quartiers qu’on continue d’exploiter. Toutes les banlieues délabrées ne seraient donc remplies que de racailles qui glandouillent et, je me permets d’ajouter, qui sont fascinés par le Fouquet’s, les Yachts, les jets privés, les Rolex, les gardes du corps, le fric et les ex-mannequins trop belle pour eux.

Et si t’es pas content ? Je t’emmerde.

Sources Betapolique

Posté par Adriana Evangelizt

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