Sarkozy vu de Grande-Bretagne «Un crime contre le style français»

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Vu de Grande-Bretagne «Un crime contre le style français»

par Karine Le Loët


L’affichage de l’idylle présidentielle fait glousser outre-Manche.

Il y eut tout d’abord Sarkozy, le disciple de Blair, cultivant le goût des prénoms et des coups médiatiques. Puis vint Sarkozy le visionnaire, habité d’une mission ambitieuse. «Il a inventé une nouvelle idéologie politique, qui placera la France et le monde dans une course rationnelle vers le salut de la race humaine», ironisait le quotidien The Independent le 16 janvier, en référence à la «politique de civilisation» promise par le Président aux Français à la veille du Nouvel an.

Mais c’est Sarkozy l’amoureux qui fait glousser nos voisins d’outre-Manche depuis quelques semaines. Jaloux jusqu’ici d’une France où politique semblait rimer avec glamour et mystérieuses romances, les Britanniques dénoncent l’affichage des amourettes présidentielles en vitrine de l’Elysée. «La faute de Sarkozy est un crime contre le style français», dénonçait, mi- janvier, le quotidien The Times. Car le Président est à deux doigts d’être «cool» sans jamais y parvenir tout à fait. «Il lui manque au moins cinq centimètres pour porter des lunettes d’aviateur. Il est trop grassouillet de cinq kilos pour jouer les Poutine et enlever sa chemise en public. Et à 52 ans, il a cinq ans de trop pour être photographié la main sur le ventre dénudé de sa maîtresse», affirme le Times.

Ridicule, s’exclament les Britanniques, qui s’estiment du coup satisfaits de leur sort : «Qui, se souvenant de la sévérité mortelle de Gordon Brown lors de sa campagne, ne se réjouit pas désormais d’avoir un leader sublime de sobriétésoulignait, le 13 janvier, l’hebdo The Observer.

Reste une interrogation : qu’adviendra-t-il lors de la visite de Sarkozy à Londres, fin mars? Reviendra-t-il à la Reine de trancher l’embarrassant dilemme du lit double ou des chambres séparées ? Pour la presse britannique, il faudra que les deux amants se marient d’ici là. Car le «mauvais goût» ne s’importe pas à Buckingham.

Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt

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