LE PS, LUI AUSSI, AUX ORDRES DE WASHINGTON ?

Publié le par Adriana EVANGELIZT

LE PS, LUI AUSSI, AUX ORDRES DE WASHINGTON ?


Ponce Pilate et Tartuffe

par Romuald Sidon

Dernière trouvaille des socialistes : la stratégie de Ponce Pilate, revue et corrigée par Tartuffe.

Une dépêche AFP vient en effet de nous apprendre que M. Jean-Marc Ayrault, avec l’accord de François Hollande, appelle députés et sénateurs socialistes à boycotter la prochaine réunion du Congrès à Versailles.

L’objectif implicitement poursuivi est particulièrement peu ragoûtant. Il s’agit de laisser les mains libres, sans paraître se salir soi-même, aux députés et sénateurs UMP pour avaliser la énième dénaturation de la Constitution de feu la Ve République. Et pour accepter un nouveau pas essentiel vers la soumission totale de la France à la dictature euro-atlantiste qui se cache sous le libellé trompeur de « construction européenne ».

La même dépêche nous apprend que ces Ponce-Pilate du PS font par ailleurs mine de s’offusquer du soutien de Sarkozy à la candidature de Tony Blair* à la présidence de l’Europe. On aurait pourtant pu croire que la solidarité de l’Internationale socialiste amènerait les socialistes français à se réjouir qu’un travailliste britannique accède à cette haute fonction. Eh bien non. Les socialistes considèrent que "cette candidature n’est pas acceptable, parce qu’il n’est pas acceptable que le premier président de l’UE soit un homme qui ait soutenu et participé à la guerre en Irak".

Ce souci serait louable s’il n’était pas celui de Tartuffe. Car les responsables du PS savent parfaitement, en leur for intérieur, que c’est précisément pour son soutien à l’invasion irakienne que M. Antony Blair (rebaptisé « Tony » par les agences de pub américaines) attend maintenant sa récompense : la présidence de l’UE. De même que c’est bien parce que le Premier ministre portugais José Manuel Barroso avait organisé en mars 2003, avec George W. Bush, la conférence des Açores pour mettre au point l’invasion de l’Irak, qu’il avait été récompensé quinze mois après en devenant Président de la Commission européenne en juillet 2004. Sans que les responsables du PS ne s’en émeuvent d’ailleurs le moins du monde à l’époque.

M. Blair sera donc bel et bien le premier Président de la colonie américaine appelée « construction européenne » car les Américains en ont décidé ainsi depuis plusieurs mois. Quelle mouche a-t-elle donc piqué MM. Ayrault et Hollande ? Ce n’est certes pas par candeur qu’ils poussent ces cris effarouchés sur la nomination de M. Blair à la tête de la « présidence de l’Europe » - décision temporaire par nature -, tout en donnant au même moment leur feu vert au « mini-traité » qui crée justement cette « présidence de l’Europe » - décision beaucoup plus grave car structurelle par nature -. S’ils agissent de la sorte, c’est au contraire pour remplir, avec un cynisme consommé, la tâche bien précise qui leur est assignée.

Quelle tâche ? Désamorcer le vent de révolte qui gronde au sein du peuple français, en entretenant dans l’opinion publique le canular de « l’Autre Europe ». Utilisant le même stratagème depuis 50 ans, ils visent à faire croire au bon peuple qu’il serait possible d’avoir une construction européenne qui serait autre chose qu’une soumission atlantiste. Et pendant que, tels Sœur Anne, les gens attendent cet évènement sans jamais le voir venir depuis un demi-siècle, la dictature atlantiste bien réelle s’abat tranquillement sur le continent.

L’ombre de la FAF

« Oh là ! », se récrieront certains, « comment pouvez-vous prêter aux héritiers du PS de François Mitterrand des raisonnements aussi perfides et une action aussi sournoise ? ». Nous répondrons à ces naïfs que le PS est dirigé par François Hollande, qui a le statut de « Young Leader » de la « French American Foundation ».

Cette organisation, mise en place par John Negroponte en 1976, a pour principal objet de permettre aux services américains de sélectionner et de promouvoir de futures élites françaises, dociles et prêtes à servir les intérêts supérieurs des États-Unis, notamment dans la vie politique française. L’irrésistible ascension de M. Hollande dans la direction du PS n’est ainsi pas le fruit du hasard : Ce « Young Leader » est devenu incontournable dès son recrutement par la FAF en 1996, jusqu’à lui permettre d’envisager de concourir à l’élection présidentielle.

Connaître la liste des « Young Leaders » de la « French American Foundation », est d’ailleurs un exercice de salubrité publique, auquel devraient notamment se livrer tous ceux qui veulent comprendre quelque chose à la vie politique et médiatique dans notre pays. Tout un chacun peut le découvrir en parcourant la liste des « Young Leaders » disponible sur le site Internet de l’institution. On y trouve par exemple en bonne place Pierre Moscovici ce qui peut aussi expliquer sa position de favori dans la course à la succession. la FAF est habile : elle sait recruter dans les medias comme dans les entreprises, dans les partis de droite comme dans ceux de gauche, y compris chez les « souverainistes » inoffensifs.

Comme hélas souvent dans l’Histoire de France, il y a beaucoup de monde pour jouer le jeu servile du Général Giraud, mais bien peu pour avoir le courage et la rectitude de Charles de Gaulle.

Pourquoi certains ne remettent jamais en cause l’alignement atlantiste ? Pourquoi d’autres sont de farouches adversaires de l’indépendance nationale et ne rêvent que de la précipiter dans le mælstrom européen ? Pourquoi d’autres encore font semblant de s’y opposer qu’avec les pires mollesse et inefficacité ? La réponse à ces questions se trouve dans leurs statuts de FAF Young Leaders.

Ainsi, on comprend mieux pourquoi François Hollande apporte tout son soutien à la piteuse manoeuvre de Jean-Marc Ayrault en ces termes : « Pour marquer notre refus d’une procédure qui n’est pas conforme à notre conception de la démocratie, nous n’irons pas au Congrès à Versailles pour la révision de la Constitution préalable à la ratification. Mais, après, au moment de la ratification, nous prendrons la responsabilité d’Européens que nous sommes. »

En termes de fourberie politique, on a rarement vu mieux ! Ainsi donc les socialistes marquent « leur refus d’une procédure qui n’est pas conforme à leur conception de la démocratie », mais ils s’apprêtent à porter un coup fatal à cette même démocratie en « prenant leur responsabilité d’européens », c’est-à-dire en ratifiant dans le dos du peuple un texte identique à celui qui a été rejeté par 55% des Français. La légitimité supérieure que reconnaissent les socialistes n’est donc plus la souveraineté populaire mais la soumission à un pouvoir étranger. Que devons-nous attendre d’autre d’un parti dirigé par un Young Leader qui s’est volontairement soumis à l’organisation mise en place par le chef des services secrets américains ?

Une situation politique dangereusement bloquée

La situation politique française est donc complètement bloquée parce qu’elle est artificiellement verrouillée par deux grands partis d’accord sur l’essentiel. A droite, un parti à la botte d’un président qui tente de maquiller sa soumission aux USA en « politique de civilisation », un parti qui entretient quelques « Général Giraud » qui ne manqueront pas de se draper dans leurs vertus outragées pour mieux dissimuler leur connivence avec celui qu’ils ont participé à porter au pouvoir ; à gauche une opposition factice manipulée par les intérêts euro atlantistes.

La situation est bloquée mais il reste le peuple. Le peuple qui - malgré la violence de la propagande - comprend de plus en plus que cette apparence de démocratie est une farce destinée à cacher que la réalité du pouvoir n’est plus en France. Le peuple confronté a une dictature de la pire espèce, celle qui conduit le pays à l’appauvrissement, à la soumission à un pouvoir étranger et à ses projets guerriers.

Et il reste que ce pouvoir qui va perdre toute légitimité dans ce coup de force devra affronter l’épreuve des faits. La construction européenne est maintenant ouvertement dictatoriale, elle ne peut plus faire illusion, ni sur le plan des libertés, ni sur le plan économique, ni prétendre garantir la paix du monde.

C’est parce que les socialistes ont peur de ce peuple que les consignes de leurs chefs ne passent pas aussi facilement qu’à l’UMP. Et ils ont raison d’avoir peur : tôt ou tard, la dictature européenne s’effondrera, le peuple français recouvrera sa liberté et quittera cette Union européenne qui ne sera bientôt plus dirigée, de Blair à Barroso, que par des complices de crimes de guerre.

Sources Décap'actu

Posté par Adriana Evangelizt


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