Société Générale - DANGER : Le mauvais bouton fait cramer tous les fusibles - Prouvez-le !

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

DANGER : Le mauvais bouton fait cramer tous les fusibles
"Prouvez-le !"

 

par Jean-Yves Crevel

 

Voilà ce qu’il reste de la défense de Christine LAGARDE : l’espoir que personne ne pourra prouver que le Gouverneur de la Banque de France n’a pas été suicidaire au point de ne pas immédiatement avertir sa ministre de tutelle et conserver la trace de cet avertissement... Ou encore que ce Gouverneur acceptera de jouer les lampistes...

C’est maintenant une note officielle de la Société Générale qui révèle que Christian Noyer - et le secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers, Gérard Rameix - ont été dans la confidence dès le matin du dimanche 20 janvier. Si Christine LAGARDE dit vrai, cela signifie que le Gouverneur et le Secrétaire général aurait pris sur eux de ne pas avertir leur Ministre, ce qui, en la circonstance, s’apparente au minimum à de l’imprudence coupable.

La question n’est plus seulement de savoir si la démission de Daniel Bouton va être acceptée ou non par son Conseil d’administration, avec le risque de voir tous les fusibles sauter les uns après les autres, mais aussi de savoir si le Gouverneur de la Banque de France va confirmer la position de sa ministre et, dans ce cas, s’il peut rester en place après avoir pris sur lui de couvrir une opération secrète consistant à minimiser, voir dissimuler, des opérations frauduleuses portant sur 48 milliards d’euros, opérations se soldant par une perte nette de 5 milliards d’euros.

Enfin, même si la presse officielle pratique toujours l’omerta sur le sujet, reste pour Christine LAGARDE une lourde série de questions :

-  Jusqu’où va aller la procédure concernant le présumé délit d’initié de l’administrateur Robert A. DAY ?

-  Va t-il réussir à faire croire que le grand professionnel du renseignement qu’il est, pouvait ne pas être informé d’une si colossale affaire, affaire qui le concernait à plus d’un titre ?

-  A l’occasion, va t-on découvrir ce que Madame LAGARDE a oublié de précisé dans sa biographie officielle [2] : sa récente appartenance au CSIS, également fréquenté par Robert A. DAY, suspecté de délit d’initié ?

-  Ne risque t-on pas de réaliser enfin que les faits d’armes de Madame LAGARDE aux USA, ses liens avec les institutions américaines de renseignement et autres think-tanks, au lieu de prouver quelque talent qu’elle n’ait pas démontré dans les ministères français, sont incompatibles avec ses fonctions ?

"Cela devient très dangereux, cette affaire-là !"

En cela, Christine LAGARDE a raison.

Le vrai danger de cette affaire, c’est qu’elle touche directement les Français et qu’elle risque de les faire sortir de leur torpeur. Beaucoup commence à comprendre qu’être dirigés par des gouvernants qui défendent plus les intérêts des USA que les intérêts français, ce n’est pas possible, ce n’est pas viable. Si certains pensaient qu’on pouvait s’en accommoder et laisser les "souverainistes radicaux" prêcher dans le désert, ils en sont aujourd’hui pour leurs frais. Même le très "politiquement correct" Alain Juppé s’insurge - à très juste titre - de la réécriture de l’histoire pratiquée par Kouchner au Rwanda pour faire reculer l’influence française en Afrique au seul bénéfice de la diplomatie U.S.

Petit à petit, les Français réalisent qu’ils y passeront tous : les épargnants spoliés, les salariés au pouvoir d’achat en chute libre, les anciens ministres, les chefs d’entreprises qui refusent de délocaliser, les chauffeurs de taxis, les commerçants livrés à toutes les concurrences par l’aberrante légalisation de la vente à perte, etc.

Au train où vont les choses, on pourra bientôt faire une version moderne du poème de Martin Niemoller :

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes Je me suis tu, je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes Je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates Je me suis tu, je n’étais pas social-démocrate. Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs Je me suis tu, je n’étais pas juif. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait plus personne pour protester.

Ainsi :

Lorsqu’ils ont supprimé les fonctionnaires, Je me suis tu, je n’étais pas fonctionnaire. Lorsqu’ils ont laissé spolié les épargnants, Je me suis tu, je n’avais pas d’épargne. Lorsqu’ils ont faussé les règles de concurrence, je me suis tu, je n’étais pas chef d’entreprise. Lorsqu’ils ont dénigré la diplomatie de la France, je me suis tu, je n’avais jamais été ministre. Puis quand la vie m’est devenue impossible Et il ne restait plus personne pour protester.

 

Pour en savoir plus

Post-scriptum :

[1]Christine Lagarde a encore confirmé avoir été mise au courant "de l’affaire d’abus de confiance de la Société Générale, mercredi matin, un tout petit peu avant huit heures", par un coup de téléphone du PDG de la banque, Daniel Bouton. "A ceux qui racontent que j’ai été informée, ici ou là, et en particulier dimanche, je réponds ’prouvez-le’ parce qu’il s’agit purement et simplement d’élucubrations et d’inventions"

[2] Christine Lagarde : biographie sur aquadesign.be

Biographie officielle

Une ultra-libérale atlantiste à la tête du ministère de l’Agriculture ?

[3]CSIS, les croisés du pétrole

Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français

Sources Décap'actu

Posté par Adriana Evangelizt

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