La lune de miel entre Sarkozy et les Français semble finie

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Eh oui... comme nous le disions ICI... la mariée France était trop belle pour Nicolas Sarkozy. Il s'est conduit comme un goujat.  Un mauvais mari. L'a trompée pour des maîtresses de pacotille, des idéologues traîtres à son idéal.  Mais pire que tout, il fût aussi un très mauvais père pour ses enfants, les Français, les privant de manger pour s'octroyer la part la plus belle et les condamnant à travailler encore, toujours davantage comme des esclaves afin de satisfaire à tous ses désiratas. A lui la liberté, aux autres la prison du labeur et les fins de mois difficiles. La lune de miel est finie. La grande Epousée le regarde désormais avec des airs dédaigneux voire méprisants. La Noble Dame n'aime pas que l'on bafoue son honneur. Tout comme elle déteste profondément que l'on entache son image en la forçant à des unions délétères. Si le divorce n'est pas encore consommé, ce n'est plus qu'une question de temps. La belle a déjà les yeux tournés vers l'avenir espérant que vienne un autre prétendant qui saura se montrer plus respectueux et digne de la mériter. La porte de la chambre est déjà condamnée à l'époux indigne. Qu'il aille donc assouvir ailleurs ses fantasmes de pacotille et qu'il perde son âme dans des plaisirs fugaces ! La Mariée France, quant à elle, ne peut vibrer qu'au contact d'hommes possédant une autre stature que ce petit gigolo sans classe et sans envergure à qui elle dédie ces quelques vers de Corneille...

Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !

Les palmes dont je vois ta tête si couverte
Semblent porter écrit le destin de ma perte.

Le Cid

La lune de miel entre Sarkozy et les Français semble finie



PARIS (AFP) — La lune de miel entre Nicolas Sarkozy et les Français semble terminée : la cote du président est en chute libre dans les sondages, minée par la question du pouvoir d'achat, à l'approche d'élections municipales que la droite au pouvoir attend désormais avec appréhension.

Dans un sondage à paraître samedi, le président français ne recueille plus la confiance que de 41% des Français, soit une baisse de huit points et son taux le plus bas depuis sa large élection en mai 2007.

Ce sondage confirme toutes les enquêtes d'opinion réalisées ces dernières semaines : depuis la mi-janvier, les mécontents sont désormais devenus majoritaires.

"On est bel est bien passé d'un état de grâce à l'état d'alerte", écrivait le quotidien populaire Le Parisien. "Le temps des déçus du +sarkozysme+ a commencé".

Principale cause de ce désamour : la déception des Français sur la question du pouvoir d'achat, dont le candidat Nicolas Sarkozy avait fait un thème majeur de sa campagne. Les Français se montrent de plus en plus inquiets des hausses des loyers, du prix de l'essence, des produits alimentaires et pessimistes sur leur avenir. Or, M. Sarkozy, qui avait promis d'améliorer le pouvoir d'achat des Français, a avoué son impuissance, le 8 janvier, en affirmant abruptement qu'il ne pouvait pas "vider des caisses déjà vides".

Les Français ont "le sentiment d'avoir été dupés" et M. Sarkozy subit "de plein fouet cette frustration", résume Brice Teinturier, de l'institut Sofres. La chute de la popularité de M. Sarkozy se produit dans les catégories les plus sensibles à la question du pouvoir d'achat : les ouvriers et employés et les 50-64 ans, "qui ont eu une grosse déception sur le montant des pensions", explique Frédéric Dabi, de l'Ifop.

"Nicolas Sarkozy se voulait le président du pouvoir d'achat et aujourd'hui, à part le sien, rien n'a augmenté pour les Français en termes de revenus", a lancé le patron des socialistes, François Hollande, faisant référence à l'augmentation de 170% du salaire du président l'an dernier.

Pour les analystes, l'exposition au grand jour de la vie privée du président, dont les vacances en Egypte aux côtés de sa nouvelle compagne, l'ex-mannequin Carla Bruni, ont fait couler beaucoup d'encre, a été un facteur aggravant de sa baisse de popularité. La visite très controversée en décembre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en France a aussi terni l'image de M. Sarkozy et sa volonté d'apparaître comme un champion des droits de l'homme.

A droite, le recul de Nicolas Sarkozy dans les sondages inquiète de plus en plus, à quelques semaines des élections municipales de mars.

Un député UMP (parti au pouvoir en France) de Paris, Claude Goasguen, s'est déclaré jeudi "inquiet" à propos de ce scrutin, évoquant la "possibilité" qu'elles virent au cauchemar pour la majorité présidentielle. "Les Français sont amers, déçus, inquiets de la crise internationale, c'est un mauvais mois de janvier", a-t-il expliqué. Nombre de candidats de l'UMP ont décidé de ne pas mettre en avant leur appartenance partisane, comme l'ex-Premier ministre Alain Juppé à Bordeaux (sud-ouest).

Le chef de l'Etat, qui avait dans un premier temps promis de s'engager dans la campagne pour les municipales, est ensuite revenu sur sa position en affirmant qu'il ne voulait plus s'en mêler.

Mais, relève le politologue Jean-Luc Parodi, "la gauche mobilise sur la critique à l'égard de Nicolas Sarkozy, les choses ne se présentent plus aussi bien pour le pouvoir en place". L'entourage de M. Sarkozy soutient que celui-ci traverse un "trou d'air" parce que ses réformes de fond visant à relancer la croissance n'ont pas encore produit leurs effets.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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