La France au secours de l'Otan

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Un article du Figaro qui, bien entendu prend fait et cause pour l'OTAN et pour Sarkozy comme à l'accoutumée. Il faut que l'on envoie mourir des hommes pour une cause qui ne nous regarde en rien et ne pas tenir compte de ce que pensent les peuples européens concernés. Il est normal d'envoyer mourir nos soldats pour un combat qui ne nous regarde en rien.  

La France au secours de l'Otan

de Pierre Rousselin

En Afghanistan, l'Otan est en grande difficulté. Sur le terrain, elle a beaucoup de mal à résister au retour des talibans et, dans les états-majors, elle peine à trouver des pays volontaires pour fournir des troupes de combat. L'Alliance atlantique ne résisterait pas à un échec de sa première mission au-delà des frontières de l'Europe.

La France, qui participe à l'effort commun, peut contribuer à améliorer les choses. Elle en a les moyens et elle en a la volonté politique. En tout cas, davantage que la plupart de ses alliés européens.

Puisque nous nous sommes fixé pour but de peser davantage dans les décisions de l'Alliance atlantique et de relancer la défense européenne, l'Afghanistan sera pour nous un premier test.

Américains, Anglais et Canadiens sont déployés dans le sud et l'est du pays, là où les combats sont le plus meurtriers. Ils en appellent à plusieurs de leurs alliés européens, qui ont pris position dans le Nord où le danger est moindre, pour qu'ils leur envoient des renforts dans le sud. Aucun pays ne se porte volontaire.

La situation en dit long sur la crise que traverse l'Otan. Les moyens manquent, le courage politique fait défaut. Si chaque capitale peut limiter l'engagement géographique de ses troupes parce qu'elle redoute la réaction de son opinion, l'on ne voit plus très bien ce qui fait la cohésion d'une alliance militaire. Sur le champ de bataille, cela complique à l'extrême la conduite des opérations. Le recours systématique à ces restrictions d'emploi de troupes est un mécanisme que les instances de l'Otan devront un jour reconsidérer.

En attendant, la France, qui a pour mission de sécuriser Kaboul, est prête à faire plus. Depuis septembre dernier, notre aviation effectue des missions d'appui au sol à partir de Kandahar, où des Rafale vont rejoindre les Mirage déjà en action. Nos forces spéciales, engagées entre 2003 et janvier 2007, sont très appréciées des Américains. Elles s'apprêtent à reprendre du service contre al-Qaida et les talibans. L'envoi de renforts est à l'étude dans des zones sensibles.

Parce qu'elles engagent la vie de nos soldats, ce sont des décisions lourdes qui vont être prises. Pour qu'elles aient un véritable impact, il faut qu'elles aient une cohérence maximale, qu'elles puissent être comprises par l'opinion publique française comme par nos alliés.

Le message principal est que la bataille pour l'Afghanistan mérite d'être livrée autrement qu'à reculons. Il y va de notre sécurité d'Européens : si ce pays lointain redevient un sanctuaire pour al-Qaida, le terrorisme ne tardera pas à nous frapper directement.

Pour être vraiment utile, l'engagement de la France doit servir d'exemple et entraîner celui de nos partenaires. L'Europe ne pourra faire entendre sa voix et défendre ses intérêts dans un monde incertain si elle n'est pas capable de déployer quelques milliers d'hommes en situation de combat.

C'est en Afghanistan qu'il faut amorcer cette prise de conscience pour remettre sur les rails la défense européenne et l'Alliance atlantique.

Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article