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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Jeudi 27 décembre 2007

Là aussi, on notera que Sarkozy demande aux FARC de faire des efforts mais on ne l'entend pas beaucoup demander des efforts au principal coupable, Uribe. La psychologie fait défaut à Sarkozy, une fois de plus. Il en est dans la politique comme avec les femmes. Il croit que parce qu'il possède le pouvoir, tout le monde va se mettre à genoux. Il croit que la puissance et l'argent achète l'Amour des femmes et l'Amour du Peuple. Bientôt il verra que les Peuples défont aussi vite les Rois qu'ils les ont portés au pouvoir. Les Peuples sont comme les Femmes... insaisissables. Versatiles. L'un et l'autre n'aiment que ceux qui leur font du bien et pas ceux qui les harrassent. Pas ceux qui les obligent. Pas ceux qui les forcent à adorer quelqu'un qui, somme toute, est loin d'être Adorable. C'est bien beau de prendre mais il faudrait de temps en temps payer de sa personne. Or si Sarkozy paye de sa personne, ce n'est certainement pas avec les Français qui ne sont que ses vaches à lait.



La Colombie accepte l'aide de Chavez pour libérer les otages

 

par Hugh Bronstein



CARACAS/BOGOTA (Reuters) - Le gouvernement colombien a autorisé mercredi une opération du Venezuela pour récupérer dans la jungle les trois otages des Farc, dont Clara Rojas, que la guérilla colombienne se dit prête à remettre au président vénézuélien Hugo Chavez.

Chavez avait annoncé un peu plus tôt dans la journée qu'il n'attendait plus que la réponse de Bogota à un plan convenu avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pour mettre à exécution la libération des trois otages.

Ce plan, qui impliquera des hélicoptères et des avions vénézuéliens, a redonné espoir aux familles des otages détenus depuis plusieurs années dans la jungle colombienne.

Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a déclaré que le gouvernement avait accepté la proposition du Venezuela d'envoyer des avions et des hélicoptères portant l'emblème de la Croix-Rouge pour récupérer les otages à l'intérieur du territoire colombien.

"Le gouvernement colombien autorise l'opération humanitaire (...) et désigne comme représentant le docteur Luis Carlos Restrepo", écrit Araujo dans une lettre adressée à son homologue vénézuélien Nicolas Maduro.

Le plan présenté par Chavez lors d'une conférence de presse prévoit qu'un convoi aérien se rendra dans la ville de Villavicencio, située dans le centre de la Colombie au pied des Andes. Des hélicoptères prendront alors la direction d'un lieu de rencontre tenu secret pour récupérer les otages et les ramener à Villavicencio ou les conduire directement en territoire vénézuélien.

Le plan doit faire intervenir des délégués désignés par l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, Cuba, l'Equateur et la France. Il est prévu qu'ils participent au convoi aérien.

CONVOI AÉRIEN

L'Argentine a d'ores et déjà fait savoir que l'ancien président Nestor Kirchner prendrait part à cette délégation internationale.

Les Farc, qui séquestrent des centaines de personnes, ont dit le 18 décembre dernier qu'elles se préparaient à libérer Clara Rojas - collaboratrice d'Ingrid Betancourt enlevée en même temps qu'elle en février 2002 -, son fils Emmanuel, conçu et né en détention, et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez, kidnappée en 2001.

Le président colombien Alvaro Uribe avait mis fin brutalement le mois dernier à la médiation menée par Chavez avec les Farc mais ce dernier a poursuivi les discussions avec la guérilla colombienne qui dit vouloir remettre les otages au président vénézuélien ou à une personne désignée par ses soins.

Le frère de la collaboratrice d'Ingrid Betancourt, Ivan Rojas, a déclaré aux journalistes en Colombie, qu'il soutenait le plan de Chavez. "Nous sommes très optimistes sur une issue positive", a-t-il dit.

Chavez a indiqué que l'opération débuterait dans les heures qui suivraient le feu vert donné par Bogota. Il a précisé avoir mandaté l'ex-ministre de l'Intérieur Ramon Rodriguez Chacin pour mener à bien l'opération.

"Nous sommes prêts à activer l'opération et espérons obtenir la libération de Clara, de Consuelo et du petit Emmanuel dans les prochaines heures", a ajouté Chavez.

L'opération de libération des otages pourrait avoir lieu jeudi, a indiqué un membre d'une commission internationale qui mènera une mission d'observation dans le cadre de l'opération de libération.

"Nous nous rendrons en Colombie demain (jeudi) matin et nous espérons arriver sur le lieu de l'échange dès demain pour pouvoir ensuite remettre les otages à leurs familles à Bogota, en Colombie, dès demain soir", a dit le représentant de l'Equateur, Gustavo Larrea.

"COURAGE CAMARADE"

La libération des trois otages pourrait créer des conditions favorables pour un échange avec d'autres prisonniers des Farc, notamment la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt ainsi que trois ressortissants américains capturés par les guérilléros en 2003.

Nicolas Sarkozy se félicite du feu vert du gouvernement colombien à l'opération proposée par le président vénézuélien, a fait savoir mercredi soir le porte-parole de la présidence française dans un communiqué.

Le communiqué précise que "la France apportera son concours pour assurer le dénouement rapide de cette mission humanitaire, y compris à travers la participation de son ambassadeur à Caracas".

Dans ce document, le président français réitère par ailleurs son appel au chef des Farc, Manuel Marulanda, pour que soit libéré Ingrid Betancourt.

Lors de sa conférence de presse, Chavez a précisé qu'il s'était entretenu mardi avec le président français à qui il a donné des nouvelles rassurantes sur l'état de santé de la Franco-Colombienne.

"Courage compatriote, courage camarade", a dit le président vénézuélien à l'adresse d'Ingrid Betancourt dans son discours retransmis sur la télévision nationale.

Avec la contribution de Frank Jack Daniel, version française par Gwénaelle Barzic et Julien Toyer

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : Sarkozy Danger démocratie
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Samedi 12 mai 2007

Le bilan de Nicolas SARKOZY et de l'UMP




A ceux qui s'apprêtent à voter, Nicolas SARKOZY ne vient pas de nul part. Il a été Ministre d'Etat pendant ces 5 dernières années et président du parti au pouvoir.
Aussi, afin de se faire une idée, voilà ci-après pour ceux qui, flattés par des beaux discours, auraient oublier quelques uns des projets et mesures du gouvernement dont il est co-responsable :

Une distribution sans pareil d'argent aux plus fortunés :

. Amnistie fiscale pour la relocalisation des capitaux en France.
. Le seuil des appels d'offre publics (commandes publiques) qui ne nécessitent ni publication ni contrôle a été fortement relevé (il est passé de 45000 euros à 90 000 euros), ce qui facilite l'attribution des marchés à leurs amis.
. Sous l'alibi de difficultés rencontrées lors de la canicule de l'été 2003, de larges subventions sont accordées en 2006 aux maisons de retraites du privé (sans véritable contrôle des engagements) alors que beaucoup de ces établissements sont très rentables (jusqu'à plus de 30% de bénéfice) et pourraient investir eux mêmes dans la réfection de leurs établissements.
. La baisse des impôts sur les successions avantage ceux qui possèdent un gros patrimoine.
. Un crédit d'impôt sur les charges lié au personnel de maison (intéressant pour ceux qui ont des domestiques).
. Un élargissement du prêt à taux zéro aux revenus jusqu'à 7000 euros mensuels.
. La réforme fiscale (sept. 2005) donne des avantages aux plus riches (ISF, plafonnement des impôts sur le revenu, exonérations sur les donations).
. Une large exonération de l'ISF (impôt sur les grandes fortunes) sur les grosses ventes d'actions (oct. 2005). Une mesure pour les plus riches (en particulier les PDG des grands groupes dont certains ont quittés leurs entreprises avec des sommes incroyables).

tout en demandant aux autres de se serrer la ceinture :

. Suppression d'un jour férié : taxation inégalitaire qui ne portent que sur les revenus salariés (et pas sur les revenus financiers).
. En janvier 2004, la PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant) remplace différents anciens dispositifs, au passage c'est 1300 euros en moins pour 40000 mères en situation de précarité.
. L'augmentation du SMIC bien que promise a été reportée à plusieurs reprises.
. Diminution des aides familiales
. Une diminution des rentes pour les veuves (pensions de re-version).
. Une réduction des intérêts des investissements populaires : Livret A, Codevi (juillet 2005)
. Une large augmentation des tarifs des services dits « publics », en particulier du gaz (plus de 20% sur une seule année)
. Le projet de loi sur le "Crédit hypothécaire rechargeable". Sous l'apparence de donner plus de possibilité de crédit, le gouvernement va fragiliser encore plus les ménages avec des bas revenus qui vont, avec cette loi, se risquer à hypothéquer leur propre logement (une loi faite pour les banques mais certainement pas pour les familles précaires qui risquent de se sur-endetter et de perdre pour 3 fois rien leur logement).


Le copinage en veux tu en voilà :

. La vente par privatisation, bradée pour 35 millions d'euros, de la compagnie maritime SNCM (sept. 2005) dont l'actif est évalué à 450 millions d'euros, vente effectuée à Butler (à noter que Butler est le seul PDG nommé au conseil d'analyse économique mis en place par le gouvernement). En parallèle, l'Etat (c'est-à-dire tous les contribuables) prend à sa charge le financement du plan social et verse 100 millions d'euros à l'entreprise. Le coût social suite à cette décision de privatisation est payé par les contribuables alors que Butler prévoit d'empocher un bon bénéfice.
. La privatisation des autoroutes avec un appel offres restreint à certaines entreprises sélectionnées par le gouvernement (août 2005).
. Amnistie de Guy Drut (mai 2006) condamné pour recel d'abus de biens sociaux à 15 mois avec sursis) sous le couvert d'une loi complétée en 2002 (critère "sportif" ajouté) pour justifier la possibilité d'amnistier des personnes connues.
. Les députés UMP se votent en catimini une augmentation plus que substantielle de 17% de leurs indemnités parlementaires et s'octroient une garantie de cinq ans de leur salaire à 100% s'ils ne sont pas réélus (avril 2007).
. La mariée « Gaz de France » est habillée avec l'argent du contribuable (30% d'augmentation des prix en quelques mois) en vue de l'offrir au groupe privé Suez.
. La vente du parc immobilier avec des procédures d'appel d'offre qui permettent de sélectionner les acheteurs (en général des amis). Une fois les locaux privatisés, les acheteurs les louent à l'Etat (c'est-à-dire tous les contribuables) au prix fort.
. Des mesures clientélistes auprès de différentes entreprises.


Une justice à 2 vitesses :

. Une nouvelle loi propose aux accusés s'ils "plaident coupable" d'être directement jugés par les procureurs sans passer par un juge. Lorsqu'on sait que les procureurs sont nommés par le gouvernement, les amis de ce dernier en peine avec leurs affaires vont pouvoir se passer de juge. A l'inverse, ceux qui n'ont pas d'amis bien placés vont subir la pression des procureurs et risquent d'avouer des faits qu'ils n'ont pas commis. A noter qu'aux Etats Unis où une forme de « plaider coupable » est appliquée, les droits de la défense sont beaucoup plus développés.
. Dans cette même loi (dite « Perben 2), les "écoutes" sont facilitées sans véritable contrôle et au détriment des libertés individuelles.
. Au passage, après tout un battage qui a duré des mois, la commission qui s'est réunie après les erreurs du procès d'Outreau n'a débouché sur rien.


Une réforme des retraites :

. Pour ceux qui n'auraient pas bien lu les textes, la loi sur les retraites est plus que dure. Il faut comptabiliser 160 trimestres travaillés (40 ans) pour toucher pleinement sa retraite. En dessous, c'est 5% de retraite en moins par année manquante. A noter que les années au chômage ne sont pas comptabilisées. Aussi, si vous avez commencé à travailler à 25 ans (après des études par exemple) et que vous avez été tout au long de votre vie 5 ans sans emploi (ce qui est de moins en moins rare), vous toucherez pleinement votre retraite à 70 ans. Mais comme vous n'en aurez sans doute pas la force et comme les entreprises ne vous embaucheront plus à cet âge, vous partirez au mieux avec une retraite à 50% à l'âge de 60 ans. Pour ceux qui ne trouveront pas de travail après 50 ans, ils peuvent oublier leur retraite.


La santé au rabais :

. Suppression de l'aide médicale de l'Etat (aide médicale gratuite) pour les plus démunis.
. Augmentation de 20% des frais hospitaliers journaliers.
. Augmentation des frais médicaux restant à la charge de l'assuré (ticket modérateur).


La recherche est freinée :

. En même temps que l'argent public est dilapidé pour le distribuer à ces amis, le gouvernement a réduit les budgets de la recherche de plus de 25% par an à partir de 2002, alors que la recherche est un élément vitale pour notre avenir.


L'éducation publique est malmenée :

. Les effectifs d'enseignants ont été réduits en masse. Jusqu'à -30% dans les recrutements, ceci sans véritable base de planification pluriannuelle.
. La suppression de plusieurs filières universitaires, c'est le cas de l'anthropologie par exemple (avril 2005)
. La volonté de privatiser progressivement l'éducation nationale. Il a été question notamment un moment de décaler l'âge d'entrée en maternelle au profit des crèches privées. En perspective, une démarche en 2 temps : décentralisation puis privatisation. C'est le cas pour certains personnels techniques. En test dans quelques départements, la privatisation des locaux des lycées avec mise à disposition du personnel technique par l'opérateur privé.


Le travail et l'emploi, tout pour les gros actionnaires :

. De nombreuses mesures en faveur des entreprises (politique dite de l'"emploi") mais sans véritables contreparties exigées par l'Etat. Les entreprises peuvent empocher l'argent puis externaliser sans garantie d'embauche, ou délocaliser leurs activités. A noter que les choses se passent en famille puisque le propre frère de Nicolas Sarkozy est vice-président du MEDEF (le syndicat patronal).
. Un élargissement de la capacité de licenciement pour les entreprises (oct. 2004) en utilisant la nouvelle notion de « risque vis à vis de la compétitivité".
. La suppression des « emplois jeunes ». Les jeunes ont de plus en plus de mal à trouver un travail rémunéré normalement. Les grandes entreprises qui ont pignon sur rue leur propose des stages sous-payés qui sont prolongés des mois alors qu'ils les exploitent sans apporter de formation, puis les virent à la fin de ces supposés stages. Certaines entreprises demandent même aux personnes de s'inscrire à l'université pour pouvoir bénéficier des conventions de stages alors qu'il s'agit d'emploi standard.
. Le CPE "contrat première embauche" (février 2006) voté de force en utilisant l'article 49.3 et sans consultation préalable des organisations syndicales, qui a été finalement retiré après des mois de grèves dures des lycéens et étudiants malgré des tentatives de manipulation et une répression sévère. Cette loi permettait notamment aux entreprises de pouvoir licencier à tout moment sans justificatif pendant une période de 2 ans.
. L'autorisation pour les entreprises de faire travailler leur salarié le dimanche se développe. C'est le cas notamment pour les centres d'appels (déc. 2004). Dur pour les employés, dur pour les consommateurs qui peuvent s'attendre à recevoir des appels le dimanche.
. La transformation du RMI en RMA : pas de véritable statut de salarié, calcul des points de retraite au taux de 25%.


L'environnement, des actes à l'opposé des beaux discours :

. La suppression au cours de l'été 2004 de la loi sur l'environnement qui instaurait en particulier le principe du pollueur/payeur (rééquilibrage de la charge entre grand public, industriels et agriculteurs), et qui limitait les contrats entre les collectivités et les entreprises de traitement d'eau à 12 ans maximum, etc. Ceci remet en cause pour de nombreuses années les principes qui étaient porté par cette loi. En gros, le gouvernement a préféré développer une industrie de la dépollution financée par le grand public plutôt que de sanctionner les pollueurs.
. Une baisse du budget de plus de 30% pour l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) qui est la structure publique en charge de l'environnement.
. L'autorisation de chasse des oiseaux dès le mois d'août, alors que certaines espèces sont encore en période de migration et de nidification (juin 2005).
. Un décret autorise l'épandage intensif de fientes de poulets et du lisier de porc (juin 2005).
. Une loi OGM votée en urgence (1 seul passage dans les assemblées) sans véritable consultation (mars 2006), et qui offre très peu de garanties. Le gouvernement n'a pas appliqué les directives européennes pour la traçabilité des cultures OGM, du coup on a aucune maîtrise des cultures OGM en France, et les contribuables sont amenés à payer les amendes en conséquence.
. Au niveau nucléaire, l'attribution dans la précipitation des marchés pour les projets ITER et de l'EPR qui n'ont pas fait l'objet d'études suffisamment approfondies.
. La révision de la loi sur le littoral. L'objectif de cette révision est de laisser aux maires la décision sur les développements urbanistiques en bord de mer ou au bord des lacs. Alors qu'il y avait dans la loi initiale un contrôle coordonné au niveau national, là on laisse le champ libre aux maires qui peuvent faire l'objet de pressions de la part des opérateurs immobiliers. Un premier projet immobilier est d'ores et déjà en débat au bord du lac d'Annecy.


Malaise dans la police, une politique du tout répressif qui donne peu de résultats :

. La suppression de la police de proximité. Au lieu d'avoir des policiers qui connaissent bien le terrain, on envoi uniquement le jour où il y a des problèmes des cars de CRS, ce qui alimente encore plus les tensions et ne permet pas de résoudre les enquêtes.
. La distribution des pistolets Tazer - pistolets avec décharge électrique - aux policiers (déc 2004) sans cadre règlementaire, alors qu'on sait qu'il y a eu des accidents et des débordements aux Etats Unis avec ce type d'arme
. L'attribution de primes au mérite. Pour se faire bien voir, certains policiers n'hésitent pas à multiplier les PV, en particulier aux automobilistes.
. Nicolas SARKOSI envisage de mettre en place la "police civile citoyenne" (janv. 2006), des civils sans véritable formation qui se transforment en policier. Le retour des milices ?
. La multiplication des rafles dans plusieurs grandes villes. A Paris, sur la place de la République, une rafle est même organisée lors de la distribution des repas par les Restos du cœur (fév. 2007).
. La politique quasi-uniquement répressive, malgré un recrutement massif de policiers, donne de mauvais résultats avec le constat d'une forte augmentation des violences aux personnes.
. Le malaise chez les policiers. C'est une des premières fois qu'un syndicat de gauche (UNSA Police) opposé au gouvernement SARKOSI / UMP sort majoritaire des élections syndicales dans la police.


Logement, attention à l'arnaque :

. L'offre "des maisons à 100000 euros avec terrain compris" est une véritable arnaque : le terrain n'appartient pas en fait à la personne acheteuse ! il reste propriété de la mairie. Impossible de revendre la maison dans ces conditions. En plus, le prix reste cher en province pour un bâti (hors terrain) de 70m2.
. Fin janvier 2007, le gouvernement à le culot d'envisager d'appeler "loi Abbé Pierre" la future loi sur le logement opposable alors que le même gouvernement a augmenté largement la précarité. Au passage 2 personnes d'Emmaüs sont restées en garde à vue pendant 24h car elles avaient hébergé une personne sans lui avoir demandé ses papiers. La Fondation Abbé Pierre a refusé que la loi porte son nom.
. La location de pièce unique de moins de10m2 est autorisée (mai 2005). Vivre dans une pièce de 7 m2, c'est quand même pas très agréable.
. Le projet de loi sur le "Crédit hypothécaire rechargeable" où comment récupérer à faible coût les logements des familles endettées.


Economie, dilapidation de l'argent et mauvaise gestion :

. L'Etat vend tous ses actifs (l'or de la banque de France, des milliers de m2 à Paris et dans d'autres grandes villes, ses participations dans les anciennes entreprises publiques, etc.). Et dans certains cas, l'Etat est ensuite amené à louer au prix fort ce qu'il a vendu.
. Le budget de l'Elysée a été multiplié par 9 !
. Un déficit public de 3,7% du PIB en 2004 après 4,2% en 2003
. Une dette publique de 65,6% du PIB en 2004, après 63,9% en 2003, selon les chiffres de l'Insee.
. Le 30 mai 2006 Philippe Seguin président de la cour des comptes (pourtant proche du parti au pouvoir) fait état d'une manipulation budgétaire : le déficit de l'Etat pour 2005 serait de plus de 49 milliards (certains analystes de la cour des comptes parlent de plus de 53 milliards !) au lieu des 43,5 milliards annoncés par le gouvernement.


Et après tout cela, on se demande pourquoi la précarité augmente (les personnes dites SDF – sans domicile fixe – sont de plus en plus nombreuses), pourquoi le pouvoir d'achat des français a diminué …


Nicolas SARKOZY qui a été Ministre d'Etat, ministre des finances et ministre de l'intérieur de ce gouvernement, ainsi que président de l'UMP parti majoritaire à l'assemblée nationale (et qui a voté toutes ces lois) peut parfois convaincre avec ces beaux discours à l'approche de ces élections, mais quant est-il de ces actes ?
Il se présente comme le « sauveur », le chantre de la « rupture » mais il est pleinement co-responsable de la situation. Et si on regarde certains des projets de sa candidature, on y voit une accélération encore plus importante des discriminations économiques et sociales, de la désintégration de notre société, et tout cela au profit des plus riches. 

 

Association l'Usine
4 place des Volontaires
1204 GENEVE
http://www.usine.ch

A ceux qui s'apprêtent à voter, Nicolas SARKOZY ne vient pas de nul part. Il a été Ministre d'Etat pendant ces 5 dernières années et président du parti au pouvoir. Aussi, afin de se faire une idée, voilà ci-après pour ceux qui, flattés par des beaux discours, auraient oublier quelques uns des projets et mesures du gouvernement dont il est co-responsable : . Amnistie fiscale pour la relocalisation des capitaux en France. . Le seuil des appels d'offre publics (commandes publiques) qui ne nécessitent ni publication ni contrôle a été fortement relevé (il est passé de 45000 euros à 90 000 euros), ce qui facilite l'attribution des marchés à leurs amis. . Sous l'alibi de difficultés rencontrées lors de la canicule de l'été 2003, de larges subventions sont accordées en 2006 aux maisons de retraites du privé (sans véritable contrôle des engagements) alors que beaucoup de ces établissements sont très rentables (jusqu'à plus de 30% de bénéfice) et pourraient investir eux mêmes dans la réfection de leurs établissements. . La baisse des impôts sur les successions avantage ceux qui possèdent un gros patrimoine. . Un crédit d'impôt sur les charges lié au personnel de maison (intéressant pour ceux qui ont des domestiques). . Un élargissement du prêt à taux zéro aux revenus jusqu'à 7000 euros mensuels. . La réforme fiscale (sept. 2005) donne des avantages aux plus riches (ISF, plafonnement des impôts sur le revenu, exonérations sur les donations). . Une large exonération de l'ISF (impôt sur les grandes fortunes) sur les grosses ventes d'actions (oct. 2005). Une mesure pour les plus riches (en particulier les PDG des grands groupes dont certains ont quittés leurs entreprises avec des sommes incroyables). . Suppression d'un jour férié : taxation inégalitaire qui ne portent que sur les revenus salariés (et pas sur les revenus financiers). . En janvier 2004, la PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant) remplace différents anciens dispositifs, au passage c'est 1300 euros en moins pour 40000 mères en situation de précarité. . L'augmentation du SMIC bien que promise a été reportée à plusieurs reprises. . Diminution des aides familiales . Une diminution des rentes pour les veuves (pensions de re-version). . Une réduction des intérêts des investissements populaires : Livret A, Codevi (juillet 2005) . Une large augmentation des tarifs des services dits « publics », en particulier du gaz (plus de 20% sur une seule année) . Le projet de loi sur le "Crédit hypothécaire rechargeable". Sous l'apparence de donner plus de possibilité de crédit, le gouvernement va fragiliser encore plus les ménages avec des bas revenus qui vont, avec cette loi, se risquer à hypothéquer leur propre logement (une loi faite pour les banques mais certainement pas pour les familles précaires qui risquent de se sur-endetter et de perdre pour 3 fois rien leur logement). . La vente par privatisation, bradée pour 35 millions d'euros, de la compagnie maritime SNCM (sept. 2005) dont l'actif est évalué à 450 millions d'euros, vente effectuée à Butler (à noter que Butler est le seul PDG nommé au conseil d'analyse économique mis en place par le gouvernement). En parallèle, l'Etat (c'est-à-dire tous les contribuables) prend à sa charge le financement du plan social et verse 100 millions d'euros à l'entreprise. Le coût social suite à cette décision de privatisation est payé par les contribuables alors que Butler prévoit d'empocher un bon bénéfice. . La privatisation des autoroutes avec un appel offres restreint à certaines entreprises sélectionnées par le gouvernement (août 2005). . Amnistie de Guy Drut (mai 2006) condamné pour recel d'abus de biens sociaux à 15 mois avec sursis) sous le couvert d'une loi complétée en 2002 (critère "sportif" ajouté) pour justifier la possibilité d'amnistier des personnes connues. . Les députés UMP se votent en catimini une augmentation plus que substantielle de 17% de leurs indemnités parlementaires et s'octroient une garantie de cinq ans de leur salaire à 100% s'ils ne sont pas réélus (avril 2007). . La mariée « Gaz de France » est habillée avec l'argent du contribuable (30% d'augmentation des prix en quelques mois) en vue de l'offrir au groupe privé Suez. . La vente du parc immobilier avec des procédures d'appel d'offre qui permettent de sélectionner les acheteurs (en général des amis). Une fois les locaux privatisés, les acheteurs les louent à l'Etat (c'est-à-dire tous les contribuables) au prix fort. . Des mesures clientélistes auprès de différentes entreprises. . Une nouvelle loi propose aux accusés s'ils "plaident coupable" d'être directement jugés par les procureurs sans passer par un juge. Lorsqu'on sait que les procureurs sont nommés par le gouvernement, les amis de ce dernier en peine avec leurs affaires vont pouvoir se passer de juge. A l'inverse, ceux qui n'ont pas d'amis bien placés vont subir la pression des procureurs et risquent d'avouer des faits qu'ils n'ont pas commis. A noter qu'aux Etats Unis où une forme de « plaider coupable » est appliquée, les droits de la défense sont beaucoup plus développés. . Dans cette même loi (dite « Perben 2), les "écoutes" sont facilitées sans véritable contrôle et au détriment des libertés individuelles. . Au passage, après tout un battage qui a duré des mois, la commission qui s'est réunie après les erreurs du procès d'Outreau n'a débouché sur rien. . Pour ceux qui n'auraient pas bien lu les textes, la loi sur les retraites est plus que dure. Il faut comptabiliser 160 trimestres travaillés (40 ans) pour toucher pleinement sa retraite. En dessous, c'est 5% de retraite en moins par année manquante. A noter que les années au chômage ne sont pas comptabilisées. Aussi, si vous avez commencé à travailler à 25 ans (après des études par exemple) et que vous avez été tout au long de votre vie 5 ans sans emploi (ce qui est de moins en moins rare), vous toucherez pleinement votre retraite à 70 ans. Mais comme vous n'en aurez sans doute pas la force et comme les entreprises ne vous embaucheront plus à cet âge, vous partirez au mieux avec une retraite à 50% à l'âge de 60 ans. Pour ceux qui ne trouveront pas de travail après 50 ans, ils peuvent oublier leur retraite. . Suppression de l'aide médicale de l'Etat (aide médicale gratuite) pour les plus démunis. . Augmentation de 20% des frais hospitaliers journaliers. . Augmentation des frais médicaux restant à la charge de l'assuré (ticket modérateur). . En même temps que l'argent public est dilapidé pour le distribuer à ces amis, le gouvernement a réduit les budgets de la recherche de plus de 25% par an à partir de 2002, alors que la recherche est un élément vitale pour notre avenir. . Les effectifs d'enseignants ont été réduits en masse. Jusqu'à -30% dans les recrutements, ceci sans véritable base de planification pluriannuelle. . La suppression de plusieurs filières universitaires, c'est le cas de l'anthropologie par exemple (avril 2005) . La volonté de privatiser progressivement l'éducation nationale. Il a été question notamment un moment de décaler l'âge d'entrée en maternelle au profit des crèches privées. En perspective, une démarche en 2 temps : décentralisation puis privatisation. C'est le cas pour certains personnels techniques. En test dans quelques départements, la privatisation des locaux des lycées avec mise à disposition du personnel technique par l'opérateur privé. . De nombreuses mesures en faveur des entreprises (politique dite de l'"emploi") mais sans véritables contreparties exigées par l'Etat. Les entreprises peuvent empocher l'argent puis externaliser sans garantie d'embauche, ou délocaliser leurs activités. A noter que les choses se passent en famille puisque le propre frère de Nicolas Sarkozy est vice-président du MEDEF (le syndicat patronal). . Un élargissement de la capacité de licenciement pour les entreprises (oct. 2004) en utilisant la nouvelle notion de « risque vis à vis de la compétitivité". . La suppression des « emplois jeunes ». Les jeunes ont de plus en plus de mal à trouver un travail rémunéré normalement. Les grandes entreprises qui ont pignon sur rue leur propose des stages sous-payés qui sont prolongés des mois alors qu'ils les exploitent sans apporter de formation, puis les virent à la fin de ces supposés stages. Certaines entreprises demandent même aux personnes de s'inscrire à l'université pour pouvoir bénéficier des conventions de stages alors qu'il s'agit d'emploi standard. . Le CPE "contrat première embauche" (février 2006) voté de force en utilisant l'article 49.3 et sans consultation préalable des organisations syndicales, qui a été finalement retiré après des mois de grèves dures des lycéens et étudiants malgré des tentatives de manipulation et une répression sévère. Cette loi permettait notamment aux entreprises de pouvoir licencier à tout moment sans justificatif pendant une période de 2 ans. . L'autorisation pour les entreprises de faire travailler leur salarié le dimanche se développe. C'est le cas notamment pour les centres d'appels (déc. 2004). Dur pour les employés, dur pour les consommateurs qui peuvent s'attendre à recevoir des appels le dimanche. . La transformation du RMI en RMA : pas de véritable statut de salarié, calcul des points de retraite au taux de 25%. . La suppression au cours de l'été 2004 de la loi sur l'environnement qui instaurait en particulier le principe du pollueur/payeur (rééquilibrage de la charge entre grand public, industriels et agriculteurs), et qui limitait les contrats entre les collectivités et les entreprises de traitement d'eau à 12 ans maximum, etc. Ceci remet en cause pour de nombreuses années les principes qui étaient porté par cette loi. En gros, le gouvernement a préféré développer une industrie de la dépollution financée par le grand public plutôt que de sanctionner les pollueurs. . Une baisse du budget de plus de 30% pour l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) qui est la structure publique en charge de l'environnement. . L'autorisation de chasse des oiseaux dès le mois d'août, alors que certaines espèces sont encore en période de migration et de nidification (juin 2005). . Un décret autorise l'épandage intensif de fientes de poulets et du lisier de porc (juin 2005). . Une loi OGM votée en urgence (1 seul passage dans les assemblées) sans véritable consultation (mars 2006), et qui offre très peu de garanties. Le gouvernement n'a pas appliqué les directives européennes pour la traçabilité des cultures OGM, du coup on a aucune maîtrise des cultures OGM en France, et les contribuables sont amenés à payer les amendes en conséquence. . Au niveau nucléaire, l'attribution dans la précipitation des marchés pour les projets ITER et de l'EPR qui n'ont pas fait l'objet d'études suffisamment approfondies. . La révision de la loi sur le littoral. L'objectif de cette révision est de laisser aux maires la décision sur les développements urbanistiques en bord de mer ou au bord des lacs. Alors qu'il y avait dans la loi initiale un contrôle coordonné au niveau national, là on laisse le champ libre aux maires qui peuvent faire l'objet de pressions de la part des opérateurs immobiliers. Un premier projet immobilier est d'ores et déjà en débat au bord du lac d'Annecy. . La suppression de la police de proximité. Au lieu d'avoir des policiers qui connaissent bien le terrain, on envoi uniquement le jour où il y a des problèmes des cars de CRS, ce qui alimente encore plus les tensions et ne permet pas de résoudre les enquêtes. . La distribution des pistolets Tazer - pistolets avec décharge électrique - aux policiers (déc 2004) sans cadre règlementaire, alors qu'on sait qu'il y a eu des accidents et des débordements aux Etats Unis avec ce type d'arme . L'attribution de primes au mérite. Pour se faire bien voir, certains policiers n'hésitent pas à multiplier les PV, en particulier aux automobilistes. . Nicolas SARKOSI envisage de mettre en place la "police civile citoyenne" (janv. 2006), des civils sans véritable formation qui se transforment en policier. Le retour des milices ? . La multiplication des rafles dans plusieurs grandes villes. A Paris, sur la place de la République, une rafle est même organisée lors de la distribution des repas par les Restos du cœur (fév. 2007). . La politique quasi-uniquement répressive, malgré un recrutement massif de policiers, donne de mauvais résultats avec le constat d'une forte augmentation des violences aux personnes. . Le malaise chez les policiers. C'est une des premières fois qu'un syndicat de gauche (UNSA Police) opposé au gouvernement SARKOSI / UMP sort majoritaire des élections syndicales dans la police. . L'offre "des maisons à 100000 euros avec terrain compris" est une véritable arnaque : le terrain n'appartient pas en fait à la personne acheteuse ! il reste propriété de la mairie. Impossible de revendre la maison dans ces conditions. En plus, le prix reste cher en province pour un bâti (hors terrain) de 70m2. . Fin janvier 2007, le gouvernement à le culot d'envisager d'appeler "loi Abbé Pierre" la future loi sur le logement opposable alors que le même gouvernement a augmenté largement la précarité. Au passage 2 personnes d'Emmaüs sont restées en garde à vue pendant 24h car elles avaient hébergé une personne sans lui avoir demandé ses papiers. La Fondation Abbé Pierre a refusé que la loi porte son nom. . La location de pièce unique de moins de10m2 est autorisée (mai 2005). Vivre dans une pièce de 7 m2, c'est quand même pas très agréable. . Le projet de loi sur le "Crédit hypothécaire rechargeable" où comment récupérer à faible coût les logements des familles endettées. . L'Etat vend tous ses actifs (l'or de la banque de France, des milliers de m2 à Paris et dans d'autres grandes villes, ses participations dans les anciennes entreprises publiques, etc.). Et dans certains cas, l'Etat est ensuite amené à louer au prix fort ce qu'il a vendu. . Le budget de l'Elysée a été multiplié par 9 ! . Un déficit public de 3,7% du PIB en 2004 après 4,2% en 2003 . Une dette publique de 65,6% du PIB en 2004, après 63,9% en 2003, selon les chiffres de l'Insee. . Le 30 mai 2006 Philippe Seguin président de la cour des comptes (pourtant proche du parti au pouvoir) fait état d'une manipulation budgétaire : le déficit de l'Etat pour 2005 serait de plus de 49 milliards (certains analystes de la cour des comptes parlent de plus de 53 milliards !) au lieu des 43,5 milliards annoncés par le gouvernement. Et après tout cela, on se demande pourquoi la précarité augmente (les personnes dites SDF – sans domicile fixe – sont de plus en plus nombreuses), pourquoi le pouvoir d'achat des français a diminué … Nicolas SARKOZY qui a été Ministre d'Etat, ministre des finances et ministre de l'intérieur de ce gouvernement, ainsi que président de l'UMP parti majoritaire à l'assemblée nationale (et qui a voté toutes ces lois) peut parfois convaincre avec ces beaux discours à l'approche de ces élections, mais quant est-il de ces actes ? Il se présente comme le « sauveur », le chantre de la « rupture » mais il est pleinement co-responsable de la situation. Et si on regarde certains des projets de sa candidature, on y voit une accélération encore plus importante des discriminations économiques et sociales, de la désintégration de notre société, et tout cela au profit des plus riches.   Association l'Usine 4 place des Volontaires 1204 GENEVE

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Mardi 8 mai 2007

Résistances


Par Olivier Le Cour Grandmaison

Enseignant à l’Université d’Evry-Val-d’Essonne, Olivier Le Cour Grandmaison est l’auteur de « Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial » (Fayard, 2005).


Ce que beaucoup appréhendaient vient de se produire ; Nicolas Sarkozy l’a donc emporté au second tour des élections présidentielles. Pour la troisième fois consécutive en l’espace de douze ans, un candidat de la droite, aux discours et au programme radicalisés comme jamais sur l’ensemble des questions économiques, sociales et politiques, s’impose au terme d’une campagne où les électeurs du Front national ont « été cherchés un par un », selon la délicate formule de celui qui est désormais chef de l’Etat. On connaît les conséquences de cette main constamment tendue : la banalisation sans précédent de certains thèmes chers à Jean-Marie Le Pen. Mais le candidat de l’UMP a aussi été fort des faiblesses de la gauche, de toute la gauche qui, du Parti socialiste à la Ligue communiste révolutionnaire, n’a pas su s’opposer efficacement à son projet et à ses ambitions. De même, et ceci est en partie lié à cela, ces organisations ont été incapables d’offrir des perspectives politiques claires et unitaires au lendemain des mobilisations pourtant exceptionnelles contre le CPE suivies d’une victoire retentissante imposée par la rue au terme de manifestations comme il y en eut rarement. Souvenez-vous, c’était il y a un an à peine, on croirait pourtant que des années se sont déjà écoulées ! Souvenez-vous des espoirs immenses alors suscités ! Souvenez des attentes joyeuses qui sont nées de cette force enfin retrouvée après plusieurs défaites importantes et douloureuses subies dans les urnes et sur le terrain économique et social ! De ceux-là et de celles-ci, une fois encore, les gauches parlementaires et radicales n’ont rien su faire, par sectarisme, pour défendre leurs intérêts d’appareil et cultiver solitairement leur petit jardin électoral avec le succès que l’on sait puisque le total des voix ainsi rassemblé est l’un des plus bas de toute l’histoire de la Cinquième République. Grandiose bilan et champ de ruines. De même pour les syndicats qui, à la veille d’un second tour pourtant décisif, ont préféré étaler de nouveau leurs divisions le jour même où Nicolas Sarkozy réitérait ses attaques contre le monde du travail, comme on dit.

Les dirigeants de ces différents partis et organisations affirment être au service des jeunes, des salariés, des retraités, ils prétendent vouloir défendre le service public, le pouvoir d’achat, combattre les inégalités et les discriminations sexuelles, raciales et religieuses. Qu’ils le prouvent en organisant, ici et maintenant, sans attendre les élections législatives, moins encore les prochaines présidentielles, la résistance contre la politique réactionnaire et revancharde de cette majorité. Qu’ils le prouvent en mettant leurs militants et leur expérience au service de cette indispensable résistance. Pour défendre ceux qui sont stigmatisés parce qu’ils sont réputés « ne pas se lever tôt » car nul employeur ne les attend depuis des semaines, des mois, des années, résistance ! Pour défendre ceux qui, méprisés, humiliés, discriminés et relégués dans des banlieues laissées en déshérence, sont voués au Kärcher élyséen et livrés en pâture à une fraction de l’opinion publique raciste et xénophobe, résistance ! Pour défendre ceux dont les salaires sont indignes et à qui la seule perspective désormais offerte est « de travailler plus pour gagner plus », c’est-à-dire perdre davantage leur vie à tenter de la gagner en vain, résistance ! Pour tous les travailleurs précaires qui n’ont d’autre avenir que de le demeurer et de s’inquiéter constamment de lendemains qui depuis longtemps ne chantent plus, résistance ! Pour tous ceux qui sont victimes d’une insécurité professionnelle et financière croissante qui les laisse sans perspective, sans autre perspective du moins qu’une crainte sans fin, résistance ! Pour tous ceux qui considèrent que les avancées sociales ne sont pas des privilèges mais des acquis précieux péniblement conquis par des femmes et des hommes qui se sont battus avec obstination et courage pour améliorer leur condition de travail et de vie, résistance ! Pour tous ceux qui jugent, contrairement aux mensongères déclarations du candidat aujourd’hui président, que la colonisation n’a pas été synonyme de civilisation comme il l’a déclaré à l’occasion d’un meeting tenu à Toulon au mois de février, résistance ! Pour tous ceux qui ne veulent pas de medias et d’une justice mis au pas, résistance ! Pour tous ceux qui n’aiment pas cette France désormais sarkozienne et qui ne veulent ni ne peuvent la quitter, résistance ! Pour tous les Musulmans qui « égorgent », selon la rhétorique indigne et islamophobe de l’actuel président, « des moutons dans leur baignoire », résistance ! Pour les étrangers en situation irrégulière et leurs enfants scolarisés, pourchassés, raflés parfois, tous menacés d’expulsion en violation d’une Convention internationale - celle sur les droits de l’enfant - pourtant ratifiée par la France et de dispositions nationales sanctionnées par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, résistance ! Résistance et désobéissance civile car les diverses mesures prises à leur encontre sont aussi légales qu’elles sont illégitimes.

Sources Mouvement pour l'Egalité

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