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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Mardi 6 février 2007

Ceci est inacceptable. Nous aimerions bien connaître l'identité des agresseurs. Il y a encore là-dessous une histoire de communauté, c'est certain.

Deux institutrices frappées par deux jeunes gens

 dans une école primaire

Deux institutrices ont été frappées lundi dans une école primaire de Châlons-en-Champagne (Marne) par deux jeunes gens qui reprochaient à l'une des enseignantes d'avoir fait une remontrance au petit frère de l'un d'eux samedi, a-t-on appris auprès de la FCPE.

Les deux jeunes gens sont entrés dans l'école Verbeau lors de la récréation de 10H30 et se sont dirigés vers l'institutrice qui avait réprimandé l'écolier, a expliqué Didier Garrez, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) à Châlons-en-Champagne.

Ils ont "roué de coups" l'institutrice, qui s'est retrouvée à terre, et ont également frappé l'une de ses collègues, venue s'interposer, a-t-il ajouté, en soulignant que la scène s'était déroulée devant les enfants.

"Sérieusement touchée", la première enseignante, qui a reçu des coups à la tête, aux jambes et bras, était toujours hospitalisée lundi soir, a précisé M. Garrez.

Les deux jeunes gens ont été interpellés et doivent être jugés en comparution immédiate mardi, a affirmé le responsable de la FCPE.

Le parquet et la police de Châlons-en-Champagne n'étaient pas joignables lundi soir.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : LES DERIVES DES EXTRÊMISTES
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Mardi 23 janvier 2007

La France va bientôt ressembler à la Palestine. La colonisation malgré soi. On en a un exemple avec la commune de Saint-Brice ou de la rue des Rosiers qui n'appartient plus aux Français mais aux milices du Betar ou de la LDJ... là aussi, ça commence à bien faire.

Une bourgade de banlieue parisienne soumise à la loi judaïque


Selon un site pro-israélien, le maire de Saint-Brice a accepté la mise en place sur sa commune d'un "erouv", une clôture rituelle juive délimitée par un cordon métallique.


Selon le site pro-isrélien Guysen, qui s'en réjouit, la commune de Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise) a prévu d'établir une clôture métallique pour délimiter la zone juive de son territoire. Dans le rite juif, la zone ainsi délimitée, appelée "erouv", prend alors la valeur de domaine privé à l'intérieur duquel ceux qui vivent selon les principes du Talmud peuvent effectuer certaines activités normalement interdites (comme par exemple l'action de porter) lors des fêtes religieuses.

Selon Guysen, le maire de Saint-Brice, Alain Lorand a pris cette décision pour satisfaire aux exigences des responsables de la communauté juive de la commune qui avaient déjà obtenu par le passé la construction d'une synagogue et d'un centre communautaire ainsi que la création d'une cantine cachère ouverte aux écoliers juifs des écoles communales.

Comme l'écrit Guysen, "cela va aider, notamment nos jeunes mères de famille, hier encore cantonnées à la maison les « Chabatot » et jours de Kippour par le fait qu'il leur était impossible de sortir de chez elles avec bébés, poussettes, couches, biberons et tout le bazar qui s'ensuit sans enfreindre la Loi du portage". Il faudrait donc voir dans cette grave atteinte au principe de laïcité une mesure en faveur des tout-petits...

En tous cas, Guysen ne tarit pas d'éloges au sujet d'Alain Lorand, déjà apprécié par le site pour ses nombreuses marques de sympathie envers Israël et qualifie sa décision d'établir un "erouv" d'"exemple que nombre de maires et pourquoi pas d'hommes politiques français, se devraient de méditer et d'imiter sans réticence ni complexes".

Dernière minute
Qui trop embrasse mal étreint : près d'un an après la publication de l'article de Guysen, la mairie de Saint-Brice a écrit à ce site internet pour indiquer qu'il n'y aurait pas d'"erouv" sur la commune. La prochaine fois, les communautaristes juifs devront sans doute se montrer plus discrets en félicitant les élus qui se plient à leurs caprices.



-----------------------


Lire l'article de Guysen (et le rectificatif du maire de Saint-Brice)
L'erouv sur Wikipedia
Lire un article critique sur la blog de Jean Robin

Sources Communautarisme net

Posté par Adriana Evangelizt


par Adriana EVANGELIZT publié dans : LES DERIVES DES EXTRÊMISTES
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Vendredi 22 décembre 2006

On reconnait la même veine que le site du CPIAJ, un site ordurier qui est en ligne sans que Sarkozy ne trouve quoique ce soit à redire. Très bien, nous ferons le travail à sa place...

Mouloud Aounit, cible de nouvelles menaces,

demande une protection




Le secrétaire général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), Mouloud Aounit, a demandé au ministre de l'Intérieur une protection particulière après que son adresse personnelle a été récemment divulguée sur internet via un blog extrémiste.

M. Aounit, qui fait régulièrement l'objet d'insultes sur internet ou au siège du Mrap, a déclaré vendredi à l'AFP que les menaces "ont franchi un cran", avec la diffusion de ses coordonnées (sur liste rouge), accompagnées du numéro de téléphone portable de sa fille de 14 ans, sur un message posté le 15 décembre sur le site http://lary-rayte.blogspot.com.

Dans ce message, l'auteur précise qu'il a envoyé ces informations à Stellio Capochichi alias Kemi Seba, leader de la tribu Ka, groupuscule noir extrémiste dissous par décret fin juillet.

Dans un courrier daté du 18 décembre, M. Aounit a renouvelé à Nicolas Sarkozy une demande de protection. En avril, la préfecture de police de Paris avait donné son accord mais posé, selon M. Aounit, des conditions qui rendaient impossible une surveillance.

Le 29 novembre 2006, six personnes se revendiquant de la tribu ka se sont présentées au siège du Mrap pour rencontrer M. Aounit, promettant: "nous reviendrons et ce n'est pas fini", indique l'organisation anti-raciste. Deux jours avant, M. Aounit avait qualifié à la radio ce groupe de "raciste" et "antisémite".

Sources Le Monde

Posté par Samuel Roth et Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : LES DERIVES DES EXTRÊMISTES
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Jeudi 26 octobre 2006

Il est certes plus facile de condamner la femme plutôt que de condamner l'homme incapable de se maîtriser lorsqu'il voit une femme non voilée. Est-ce qu'Adam et Eve portait des burkas ? A ce qu'il nous semble, ils allaient nus.

Un diginitaire musulman compare les femmes à de la viande



par Lawrence Bartlett

Les autorités australiennes ont réclamé jeudi l'expulsion du mufti du pays après ses propos comparant les femmes légèrement vêtues à de la «viande à l'air» qui ont suscité un tollé jusqu'au sein de sa communauté.

Cheikh Taj Aldin al-Hilali, plus haut dignitaire musulman du pays, a fait cette remarque dans un prêche prononcé le mois dernier durant le mois de jeûne du ramadan, selon le quotidien The Australian.

«Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger...qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air?», avait-il lancé devant 500 fidèles, selon la même source.

«La viande à l'air, voilà le problème. Si elle (la femme) était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé», avait ajouté le mufti.

Ses propos ont aussitôt déclenché une levée de boucliers. «Ce sont des commentaires atterrants et répréhensibles», s'est élevé le premier ministre John Howard. «L'idée que ce sont les femmes qui sont à blâmer dans les cas de viol est grotesque», a-t-il dit.

La responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la discrimination, Pru Goward, a appelé à démettre le religieux de ses fonctions et à l'expulser du territoire.

«C'est une incitation au crime...De jeunes musulmans qui commettraient des viols pourraient se prévaloir de ces remarques, citer cet homme... leur chef spirituel, devant un tribunal», s'est-elle insurgée.

«Je pense qu'il est temps qu'on lui demande de partir et j'invite les autorités à se demander si l'on doit permettre à un homme qui incite de jeunes musulmans au crime, car c'est ce qu'il a fait, à demeurer sur le territoire», a-t-elle dit.

Elle n'a pas précisé si le mufti d'origine égyptienne arrivé en Australie du Liban en 1982 possédait ou non la nationalité australienne.

Sous la pression, le chef religieux a fait son mea culpa. «Je présente des excuses sans réserves à toutes les femmes que mes commentaires ont pu offenser. Mon intention était de protéger l'honneur des femmes, or cette partie de mes déclarations a été occultée par The Australian», a-t-il affirmé dans un communiqué.

Les organisations islamiques se sont rapidement démarquées du mufti dont elles ont condamné les propos sans ambages. Le Conseil islamique des Nouvelles-Galles-du-Sud, dont Sydney est la capitale, a ainsi qualifié ses remarques de «non islamiques, non-australiennes et inacceptables».

Le porte-parole du Conseil islamique de l'État de Victoria a dit craindre que cette sortie n'engendre des représailles contre la communauté musulmane d'Australie forte de 300 000 personnes.

«Je m'attends à un déluge de courriels haineux, à ce que des gens soient injuriés dans la rue et au travail», a déploré Waleed Aly.

Cheikh Taj Aldin al-Hilali est coutumier des sorties fracassantes. En juillet 2005, il avait déclaré au journal The Australian que les religieux radicaux constituaient «une maladie semblable au sida que l'on ne peut pas soigner avec de l'aspirine».

Un mois plus tôt, le mufti soutenait qu'il était parvenu à négocier la libération d'un otage australien, Douglas Wood, kidnappé en Irak en avril 2005.

Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte de tension communautaire. Début septembre, le premier ministre John Howard s'était attiré les foudres des musulmans en les exhortant à mieux s'intégrer dans la société.

Canberra, qui a renforcé ses lois sur l'immigration, va prochainement imposer un examen de culture générale en anglais pour évaluer la sincérité des candidats à s'intégrer dans la société australienne.

Le test comporte un chapitre sur l'égalité entre les hommes et les femmes.

Sources :
Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : LES DERIVES DES EXTRÊMISTES
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Jeudi 12 octobre 2006

Désinformation à l’israélienne




Par Mohammed El Oifi

Politologue.



La stupéfiante condamnation pour antisémitisme d’Edgar Morin, de Sami Naïr et de Danièle Sallenave par un tribunal français fait écho à la campagne que certaines agences organisent pour étouffer toute critique de la politique israélienne. Parmi celles-ci le Memri, qui présente l’essentiel des journalistes des médias arabes et musulmans comme des fanatiques antioccidentaux et antisémites. 

Fondé en février 1998 par le colonel Yigal Carmon, ancien membre des services de renseignement israéliens, le Middle East Media Research Institute (Memri), installé à Washington, est un centre de traduction des médias, essentiellement arabes et iraniens, vers les langues européennes. Son site Internet indique qu’il « crée un pont entre l’Occident et le Proche-Orient au moyen de traductions de médias en arabe, en hébreu et en farsi, et d’analyses originales des tendances politiques, idéologiques, intellectuelles, sociales, culturelles et religieuses de la région (1) ».

Son objectif serait donc d’« apporter des éléments d’information au débat sur la politique américaine au Proche-Orient. C’est une organisation indépendante, non partisane, à but non lucratif. Elle a des bureaux à Berlin, Londres et Jérusalem. Elle fournit des traductions en anglais, allemand, espagnol, français, hébreu, italien, russe et turc ». Ce service est envoyé gratuitement de manière régulière et massive aux médias, aux institutions et aux responsables politiques occidentaux, notamment les membres du Congrès des Etats-Unis.

En outre, Memri TV Monitor Project « surveille » les principales chaînes de télévision arabes et iraniennes. L’institut réalise de manière ponctuelle le sous-titrage et la distribution de courts extraits, soigneusement sélectionnés, de ces télévisions, qu’il fournit gratuitement aux chaînes occidentales.

Toute l’opération tient dans la sélection des textes et des séquences que l’institut choisit de traduire. Il a tendance à présenter comme majoritaires des courants d’idées très minoritaires dans la presse et les médias arabes. Ainsi, le lecteur non arabophone qui se contenterait de la lecture de ces traductions aurait l’impression que les médias arabes sont dominés par un groupe d’auteurs fanatiques, antioccidentaux, antiaméricains et violemment antisémites que combattraient quelques braves mais rares journalistes, que le Memri qualifie de « libéraux ou progressistes ».

C’est pourquoi, à plusieurs reprises, des auteurs arabes ou quelquefois européens ont présenté le Memri comme une arme de propagande au service du gouvernement de Tel-Aviv, du Likoud et de leurs groupes de pression. Il est vrai que, lors de sa création, sur six membres de son équipe, trois étaient d’anciens membres des services israéliens (2). Depuis sa fondation, l’institut a réussi diverses opérations.

C’est lui qui a lancé, en 2001, une campagne de dénonciation des manuels scolaires palestiniens, largement infondée (3), pour faire croire que ceux-ci attisaient l’antisémitisme. En 2004, il réussit, avec notamment le relais du site Proche-Orient.info (qui a, au moins provisoirement, cessé ses activités en juillet dernier), à exploiter les « dérapages » de la télévision du Hezbollah, Al-Manar  (4), pour faire interdire celle-ci en France, suscitant des protestations de l’association Reporters sans frontières. Il a activement participé à la campagne qui a abouti à la fermeture du centre Cheikh Zayed aux Emirats arabes unis  (5).

Plus largement, le Memri sert la stratégie israélienne de mise en cause des relations entre les Arabes et l’Occident (6). Invité dans une émission d’Al-Jazira, le colonel Carmon rétorque à ses accusateurs que le Memri poursuit un objectif scientifique : transmettre à l’Occident la lecture que les médias arabes font des événements au Proche-Orient (7).

Il ne faudrait pas accepter cette affirmation sans réserves : si le conflit israélo-arabe tourne autour du contrôle de la terre de Palestine, il est inséparable de la lutte symbolique que mènent les protagonistes pour influencer les opinions publiques et légitimer ainsi leur propre lecture des événements. Les rapports de forces n’obéissent que partiellement à une logique locale, et le soutien extérieur s’avère décisif, notamment pour la partie israélienne. D’autant que, depuis la guerre du Liban et la première Intifada (1987-1993), l’image internationale d’Israël s’est fortement dégradée. Pour tenter de regagner une partie du terrain perdu, le Memri cherche à noircir les Arabes et les musulmans aux yeux des Occidentaux, en les présentant comme haineux et fanatiques.

D’autre part, avec le développement des télévisions satellitaires arabes, les opinions publiques se sont émancipées, et les dirigeants du Proche-Orient ont perdu une partie de leur contrôle sur les médias. Cette nouvelle configuration a poussé les autorités israéliennes à s’intéresser directement aux médias arabes et à leur contenu. C’est ce qui explique en grande partie la création du Memri, un an et demi après le lancement d’Al-Jazira.

Des lettres de menaces

Le colonel Carmon dispose d’un solide ancrage en Israël. Arabophone, il a conseillé en contre-terrorisme deux premiers ministres, M. Itzhak Shamir et Itzhak Rabin. Il bénéficie de surcroît de solides soutiens à Washington – il s’est d’ailleurs associé avec Mme Meyrav Wurmser, une ancienne du Memri, qui dirige le département Proche-Orient au Hudson Institute, proche des néoconservateurs américains. Le Memri bénéficie enfin de nombreux donateurs, parmi lesquels la Lynde and Harry Bradley Foundation, la plus importante fondation de la droite américaine.

Le Memri a pris en otage les libéraux arabes en construisant l’étrange catégorie de « journaliste arabe libéral ou progressiste ». Pour appartenir à cette dernière, il faut : se prononcer contre toute forme de résistance armée dans le monde arabe, et en particulier en Palestine et en Irak ; dénoncer le Hamas et le Hezbollah ; critiquer Yasser Arafat ; plaider pour le « réalisme », c’est-à-dire l’acceptation du rapport des forces et donc de la domination étrangère ; se montrer favorable aux projets américains au Proche-Orient ; inciter les Arabes à faire leur autocritique et à renoncer à la « mentalité du complot ».

Le candidat à cette étiquette doit aussi afficher une hostilité sans faille au nationalisme et à l’islam politique, voire son mépris pour la culture arabe. Sa critique doit viser avant tout les religieux et, plus généralement, les sociétés qui seraient en retard par rapport à des dirigeants arabes éclairés. Il lui faut faire l’éloge des libertés individuelles, sans toutefois insister sur les libertés politiques et encore moins sur la souveraineté nationale. Quand il traite de la réforme politique, le « journaliste arabe libéral ou progressiste » visera avant tout les régimes républicains, en particulier l’Irak d’avant l’occupation américaine, la Syrie ou l’Egypte : pas question, en revanche, d’évoquer la réforme politique en Arabie saoudite. Rien d’étonnant à cela, considérant que la majorité des professionnels chers au Memri s’exprime essentiellement dans la presse financée par certains princes ou hommes d’affaires saoudiens (8).

L’institut est souvent attaqué sur la qualité – parfois même l’honnêteté – de ses traductions. Ainsi, après les attentats de Londres du 7 juillet 2005, il a traduit des extraits de l’émission « Plus d’une opinion » d’Al-Jazira à laquelle participait M. Hani Al-Sebai, un islamiste vivant en Grande-Bretagne. Ce dernier a déclaré, à propos des victimes : « Il n’existe pas de terme dans la jurisprudence islamique pour désigner les “civils”. Le Dr Karmi [un autre invité] est avec nous et il a l’habitude de la jurisprudence islamique. Il existe les catégories de “combattant” et “non-combattant”. L’islam est contre le meurtre d’innocents. Selon l’islam, un innocent ne peut être tué. » Traduction du Memri : « Le terme de “civil” n’existe pas dans la loi religieuse musulmane. Le Dr Karmi est avec nous et je suis là et je connais la loi religieuse. Il n’existe pas de “civil” au sens occidental moderne du terme. Les gens appartiennent ou non au dar al-harb. »

On notera l’introduction de cette formule contestée de dar al-harb (littéralement : la maison de la guerre (9), que l’intervenant n’avait pas utilisée. En pleine bataille antiterroriste en Grande-Bretagne, cet ajout induit l’idée que, dans la « maison de la guerre », tout serait permis. Au passage, le Memri a supprimé de sa traduction la condamnation par M. Al-Sebai de tout assassinat d’innocents...

Le professeur Halim Barakat, de l’université Georgetown (New York), aux Etats-Unis, a fait, lui aussi, les frais de ces méthodes. L’article qu’il a écrit dans le quotidien londonien Al-Hayat sous le titre « Ce monstre créé par le sionisme : l’autodestruction » a été reproduit par le Memri, explique son signataire, sous « un titre incitant à la haine : “Jews Have Lost Their Humanity” [Les juifs ont perdu leur humanité]. Ce que je n’ai pas dit... Chaque fois que j’écrivais “sionisme”, le Memri remplaçait par “juif” ou “judaïsme”. Ils [le Memri] veulent donner l’impression que je ne suis pas en train de critiquer la politique israélienne et que ce que je dis, c’est de l’antisémitisme ». A peine cette traduction mise en ligne sur le site du Memri, l’auteur a reçu « des lettres de menaces » dont « certaines disent que je n’ai pas le droit d’enseigner dans les universités » – il a enseigné plus de trente ans –, « que je n’ai pas le droit d’être professeur et que je dois quitter les Etats-Unis...  (10) ».

En juin 2004, le Memri a déclenché une violente campagne contre la visite à Londres du cheikh Al-Qardaoui. Pour en avoir le cœur net, le maire, M. Ken Livingstone, a commandé une étude, au terme de laquelle il a conclu que cette offensive s’inscrivait, « à l’évidence, dans une vague d’islamophobie visant à empêcher un dialogue entre les opinions de musulmans progressistes et l’Occident ». L’étude demandée, précisait-il, a couvert « les 140 ouvrages que le Dr Al-Qardaoui a écrits. Et les résultats furent très choquants. Presque tous les mensonges qui déformaient les sermons du Dr Al-Qardaoui proviennent d’une organisation appelée Memri, qui prétend être un institut de recherche objectif ». Or, concluait M. Livingstone, « nous avons découvert que cet institut est dirigé par un ancien officier du renseignement israélien, le Mossad. Et il déforme systématiquement les faits, pas uniquement ce que dit le Dr Al-Qardaoui, mais ce que disent beaucoup d’autres savants musulmans. Dans la plupart des cas, la déformation est totale, c’est pourquoi j’ai publié ce dossier (11) ».

Le sérieux de l’institut peut aussi être mis en doute, tant ses erreurs factuelles sont nombreuses. Ainsi, selon les « experts » du Memri, Abdel Karim Abou Al-Nasr est de nationalité saoudienne pour la seule raison qu’il est éditorialiste dans un journal saoudien ; or il s’agit bien d’un journaliste libanais connu (12). De même, écrire, dans une longue analyse sur l’Arabie saoudite, que son prince héritier Abdallah Ben Abdel Aziz (devenu roi en août 2005) appartient à la branche Soudayri de la famille régnante étonnera ceux qui connaissent ce pays (13).

L’efficacité du Memri tient à la coordination très étroite de ses activités avec les acteurs qui mènent les campagnes de propagande sur le terrain. Les listes des journalistes arabes qu’il loue ou qu’il dénigre constituent un système de récompense et de sanction. Ainsi les « journalistes arabes libéraux ou progressistes » se voient invités aux Etats-Unis dans des centres de recherche amis : on leur facilite l’obtention de visas ainsi que l’accès aux médias et aux autorités américaines. Quant aux sanctions contre ceux que le Memri désigne comme « prêcheurs de haine », elles risquent de s’alourdir depuis que le célèbre éditorialiste au New York Times Thomas Friedman a fait référence à l’« expertise » du Memri et de son fondateur. Et de recommander : « Le département d’Etat américain doit publier un rapport trimestriel avec les noms des dix premiers prêcheurs de haine et ceux qui trouvent des prétextes ou le justifient (14). »

Quoi qu’en pense Thomas Friedman, il reste à prouver que les membres anciens ou présents des services de renseignement israéliens sont les meilleurs architectes du « pont » à (re)bâtir entre le monde arabe et l’Occident...

Notes :

(1) http://www.memri.org/, avec pour principales rubriques : projet d’étude sur le djihad et le terrorisme, les Etats-Unis et le Moyen-Orient, réforme dans le monde arabe et musulman, conflit israélo-arabe, relations interarabes et projet de documentation sur l’antisémitisme.

(2) Brian Whitaker, « Selective Memri », The Guardian, Londres, 12 août 2002.

(3) Lire Elisa Morena, « Les manuels palestiniens sont-ils antisémites ? », Le Monde diplomatique, avril 2001.

(4) Al-Manar avait notamment diffusé, en octobre 2003, un feuilleton antisémite reconstituant, entre autres, un « crime rituel », ce que la chaîne avait ensuite regretté.

(5) Pour un article rédigé par le Memri qui résume l’affaire, voir « La fermeture du centre Zayed », 15 septembre 2003.

(6) Lire Guy Bachor, « La stratégie d’Israël dans ses relations avec l’Europe : montrer que les musulmans sont une menace », Yediot Aharonot, Tel-Aviv, 25 février 2004.

(7) Emission « Min Washington », « Le Memri et l’image des Arabes en Occident », 13 septembre 2002.

(8) Bilal Al-Hassan, La Culture de la capitulation, Riad El-Rayyes Books, Beyrouth, 2005. Ce livre résume bien l’idéologie de ces auteurs, mais sa vision reste partielle et injuste envers certains d’entre eux. On lui reproche également d’avoir mis l’accent exclusivement sur les journalistes d’Al-Hayat, sans jamais citer l’autre quotidien saoudien Asharq al-Awsat, qui représente on ne peut mieux l’idéologie que l’auteur dénonce.

(9) Le monde serait divisé entre la dar al-islam (maison de l’islam) et la dar al-harb (maison de la guerre) dont la population ne s’est pas convertie.

(10) Emission « Min Washington », voir note 7.

(11) Al-Jazira, 20 janvier 2005.

(12) Le quotidien Al-Watan (Arabie saoudite), 13 décembre 2004.

(13) Memri, « Arabie saoudite : l’organisation de l’oligarchie royale », 12 septembre 2002. Les Soudayri comprennent notamment le défunt roi Fahd, le prince Sultan, le prince Nayef, etc., qui sont justement opposés à Abdallah.

(14) Thomas L. Friedman, « Giving the hatemongers no place to hide », The New York Times, 22 juillet 2005.

Lire aussi le courrier des lecteurs dans notre édition d’octobre 2005.

Sources : Monde Diplomatique

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