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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Stupéfiant

Samedi 18 février 2006

Alors un article sur le cannabis dont on nous rabat les oreilles en disant qu'il est plus dangereux que le tabac et que l'alcool. C'est faux. Le problème étant que quiconque se fait coincer avec un minimum de cannabis est en infraction alors que le trois-quart des gens de la haute, des artistes, des politiques, certains présidents outre-atlantique prennent de la cocaïne qui coûte approximativent 150 euros  le gramme et ne sont pas inquiétés. Que fumait Cocteau ? De l'opium. N'a-t-il pas pondu des chefs-d'oeuvres ? Que prenait Malraux ? Sagan ? Que prend Johnny ? La liste est infinie. On retrouve même trace du cannabis dans la Bible sous le nom de "roseau"... les chamams en prenaient pour éveiller leurs visions. En Hollande, on peut en acheter sans problème comme dans d'autres pays nordiques. Y-a-t-il plus de délinquance que chez nous ? Non. Loin s'en faut. Total et bénéfice, on préfère laisser pourrir une situation, criminaliser les gens mais de plus en plus de jeunes fument oui, parce qu'ils s'emmerdent d'une part. Secundo, comme c'est interdit, c'est davantage jouissif. Il y a fort à parier que si c'était en vente libre, il y aurait moins de délinquance et moins de toxicomanes peut-être...

Les ados français goûtent plus le joint que la cigarette

Les adolescents français goûtent plus facilement le joint, composé de tabac et de cannabis, que la cigarette, selon une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) que s'est procuré l'AFP.

D'après la recherche, basée sur une étude réalisée en 2003 auprès de 16.000 élèves âgés de 12 à 18 ans, 30,3 % des adolescents ont goûté tabac et cannabis, deux composants souvent indissociables du joint, et 27,5 % n'ont fumé que du tabac.

"Tous les consommateurs de cannabis sont des consommateurs de tabac et pas l'inverse", explique Marie Choquet, chercheur à l'Inserm et co-auteur de l'étude, qui travaille à la Maison des adolescents de l'hôpital Cochin. "L'essentiel du changement s'est fait entre 1999 et 2003, précise la scientifique. Deux facteurs sont intervenus : la baisse de la consommation du tabac et la hausse de celle du cannabis."

Les jeunes âgés de 15 à 18 ans sont les plus concernés. "Le cannabis n'est pas une substance de +petits+, remarque Marie Choquet. Il s'installe à la fin du collège et au lycée." 58 % des élèves de 18 ans avouent avoir fumé du cannabis, contre 14 % de ceux âgés de 14 ans, d'après l'étude de l'Inserm. Conséquence notable : les consommations régulières augmentent. "Le cannabis est un produit plus adictogène que l'alcool, et presque autant que la cigarette", observe-t-elle.

Le risque santé est donc important. "Si les tabacologues basent leurs études uniquement sur le tabac et pas sur le cannabis, ils ne vont rien trouver", commente Marie Choquet. Le phénomène est toutefois très récent, ce qui limite le champ d'étude. Le cannabis a ainsi un effet sur le mental, quand la consommation est excessive. "80 % des jeunes patients qui débutent leur pathologie mentale ont une consommation excessive de cannabis", observe le docteur Philippe Nuss, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine.

Elément d'intégration chez les adolescents, fortement connoté, ce produit, ingéré à haute dose, modifie la conscience et la perception du temps, provoque des retards intellectuels et favorise les troubles de l'attention et de la mémoire, selon les différentes études. La réussite scolaire en pâtit, surtout chez les adolescents déjà en difficulté.

"Pétard du matin, poil dans la main. Pétard du soir, trou de mémoire", résume Jean Costentin, chercheur au CNRS, qui insiste sur le "syndrome amotivationnel, et la perte d'intérêt" liée au cannabis. "Ceux qui fument régulièrement perçoivent une dualité de leur comportement. Ils comprennent que le cannabis les aide à dormir et à entrer en relation avec les autres. Mais ils se rendent comptent qu'il les met à certains moments dans des états d'anxiété ou de psychose", affirme le Dr Nuss.

L'effet est d'autant plus dévastateur que la consommation est précoce. "Le THC (Tétrahydrocannabinol présent dans le cannabis) modifie les cellules neuronales, et donc le système nerveux central", qui est en formation à l'adolescence. "Plus on en consomme, plus le risque de développer des pathologies graves, type schizophrénie, est important", avance-t-il. Le risque est aussi physique. "Le cannabis entraîne, outre une dépendance comportementale, une addiction au tabac", relève Philippe Molimard, fondateur de la tabacologie en France. Il peut favoriser les maladies liées à cette consommation.

"Mais une question doit être posée : est-ce que le cannabis révèle une maladie, ou bien est-ce qu'il la crée?", demande le tabacologue.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Jeudi 2 mars 2006

Un article qui vient de Côte d'Ivoire...

Affaire Youssouf Fofana - Détenu au parquet d’Abidjan - L’affaire glisse sur le terrain politique

Youssouf Fofana, le cerveau des ‘’Barbares’’, du nom du gang qui a ‘’rapté’’, séquestré et torturé à mort, en France, un jeune Juif, croupissait hier lundi au violon du parquet d’Abidjan.

Quand nous quittions le tribunal de 1ère instance d’Abidjan au Plateau, aucune source officielle n’était en mesure de nous situer sur la suite réservée à cette affaire qui, depuis l’interpellation de Youssouf Fofana à Abidjan, la semaine dernière, a pris les contours d’un véritable imbroglio juridico-politique.

L’entraide judiciaire entre la France et la Côte d’Ivoire qui doit aboutir au transfert de M.Fofana vers la France pourrait se heurter à une ‘’muraille’’ politique. Dès l’interpellation de Youssouf Fofana à Abidjan, les autorités françaises ont exigé d’Abidjan de rapatrier celui qu’il considère comme un citoyen français. Théoriquement et si l’on s’en tient à la citoyenneté française du présumé coupable, les autorités ivoiriennes devraient faire droit à la demande de Paris. Youssouf Fofana, âgé de 25 ans, est né en France, de parents ivoiriens. Il est donc citoyen français. Encore qu’il n’a jamais envisagé, selon certaines sources, d’engager de démarches pour obtenir la nationalité de ses parents Ivoiriens.

Hier, une autorité de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, S.E. Felder accompagné d’un officier de la PJ française a entendu le cerveau du gang, dans le violon du parquet d’Abidjan. Joints au sortir de l’audition, à 12h 10mn, les deux responsables français n’ont fait aucun commentaire. Mais, le fait même qu’une autorité française assistée d’un officier de la police judiciaire du même pays accède à la cellule du détenu et l’y entend pendant des heures, peut laisser supposer que l’affaire Youssouf Fofana est une affaire franco-française. Mais, hier, les avocats commis à la défense des intérêts de Y. Fofana entendaient faire prévaloir, dans ce débat, la nationalité ivoirienne de leur client. « Youssouf Fofana est de parent ivoirien. Ivoirien donc, il devrait bénéficier de toute la protection juridique de son pays d’origine. », selon, Me Kouakou, qui devisait avec ses confrères du barreau ivoirien. Du coup, de juridico-policière, l’affaire glisse sur le terrain politique. Un domaine très sensible, en termes de relations franco-ivoiriennes. Mais Me Kouakou et ses pairs entendent jouer à fond la carte de la nationalité ivoirienne de M.Fofana. Si leurs arguments faisaient recette, Me Kouakou et compagnie pourraient voir la ‘’demande de rapatriement’’ se muer en une ‘’demande d’extradition’’. Or, en matière judiciaire, la Côte d’Ivoire et la France ne sont liées par aucun accord d’extradition. Mais, les autorités françaises ne l’entendent pas de cette oreille. Forts de la citoyenneté française du présumé coupable’’, ils attendent de voir se matérialiser leur demande de ‘’rapatriement’’.


Une source proche du ministère de la Justice et des droits de l’Homme n’a pas fait de commentaires sur le sujet. Il a expliqué que : « Youssouf Fofana bénéficie pour l’instant de la ‘’présomption d’innocence’’. Donc, il ne peut violer le secret de l’instruction.» En tout état de cause, Youssouf Fofana, sauf changement de dernière heure, ne pourra être transféré vers la France dans les heures qui suivent. L’instruction étant loin d’être close.

Sources : EBURNEA NEWS

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 13 septembre 2006

Pour dire notre avis, nous dirons que nous sommes pour la dépénalisation et la légalisation du cannabis mais anti-drogues dures. Le constat de cocaïne en hausse en France chez notre jeunesse, prouve qu'elle s'ennuit. L'alcool n'étant pas en reste. C'est une chose qui ne nous a pas échappé en observant la société. Les jeunes picolent beaucoup et ont tendance à expérimenter les drogues dures assez tôt aussi. Ceci est grave pour l'avenir.

Jeunes: tabagisme en baisse, cannabis et alcool stables,

cocaïne en hausse

La consommation de tabac recule chez les jeunes Français de 17 ans et l'alcool et le cannabis ont atteint un palier tandis que la cocaïne augmente, selon l'Enquête ESCAPAD 2005, dont L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publie mardi les premiers résultats.

"Une des évolutions majeures" de cette Enquête sur la Santé et les Consommations lors de l'Appel de Préparation A la Défense (ESCAPAD), concernant près de 30.000 garçons et filles en métropole âgés de 17 ans, "est la baisse du tabagisme entre 2003 et 2005", explique à l'AFP Jean-Michel Costes, directeur de l'OFDT.

Par rapport à l'année 2003, on note dans l'étude 2005, un recul de cinq points de l'expérimentation de tabac (72%) et de la proportion de fumeurs quotidiens (34% chez les garçons et 32% parmi les jeunes filles).

Par ailleurs, un tiers de ceux qui déclarent fumer quotidiennement disent avoir réduit leur consommation journalière suite aux dernières hausses du prix des cigarettes en 2003 et 2004 mais un tiers a échoué dans sa tentative d'arrêt.

Concernant l'alcool, l'usage régulier, qui reste surtout masculin, décroît par rapport à 2003 (18% des garçons au lieu de 21%; et 6% des filles au lieu de 7%).

En revanche, les ivresses régulières, qui concernent également surtout les garçons, apparaissent en hausse passant de 7 à 10%. Au cours des 30 derniers jours, presque un jeune sur deux (46%) dit avoir bu au moins cinq verres d'alcool en une seule occasion, 2,2% déclarant l'avoir fait au moins 10 fois. "Cette consommation correspond au phénomène du binge drinking (consommation excessive d'alcool) anglo-saxon", commente M. Costes, qui note que ce comportement est en augmentation mais reste en France trois à quatre fois inférieur aux taux enregistrés dans le Nord de l'Europe, particulièrement en Grande-Bretagne.

Si pour l'alcool "on reste dans des niveaux relativement bas, comparés au Nord de l'Europe", comme le souligne M. Costes, en revanche la consommation de cannabis reste élevée parmi les jeunes Français: un adolescent sur deux l'a expérimenté en 2005 selon cette étude.

Mais "ce qui est remarquable, c'est la stabilité par rapport à 2003, confirmant un palier après les hausses observées dans les années 1990", poursuit le directeur de OFDT. Les usages réguliers sont également stables par rapport à 2003, à des niveaux proches de ceux de l'alcool: 15% pour les garçons et 6% pour les filles.

"La France suit ainsi avec 10 ans d'écart la tendance observée dans les années 1990 dans des pays à haut niveau de consommation comme la Grande-Bretagne, l'Espagne ou la République tchèque", note Jean-Michel Costes.

L'enquête 2005 comprend de nouvelles questions portant notamment sur les contextes d'usages d'alcool et de cannabis. La voiture arrive parmi les lieux de consommation. Ainsi, ont conduit après avoir bu mais pas fumé, 4,3% après avoir fumé mais pas bu tandis que 5,8% disent l'avoir fait après avoir bu et fumé. Moins de 1% disent cependant avoir fait souvent l'un et l'autre.

Si le cannabis se stabilise, la consommation de cocaïne chez les jeunes progresse, de 1,6% à 2,5% entre 2003 et 2005 et de 1,8 à 2,2 pour les amphétamines. Des hausses "significatives", selon l'OFDT.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 13 septembre 2006

La cocaïne au quotidien

Yves Eudes

C'est un bar-restaurant parisien, très connu, mais ni trop branché ni trop cher. Ce soir, l'orchestre est déchaîné, l'ambiance joyeuse, la clientèle diverse, avec une majorité de trentenaires décontractés.

Sur la porte des toilettes, on a vissé une petite pancarte : "Ne pas s'attarder, merci." Quand on demande une explication aux barmen, ils font des réponses humoristiques ou incompréhensibles. Côté clients, le message est reçu : "Ils ont mis ça pour qu'on arrête de "taper" (prendre de la cocaïne). Ou alors pour qu'on fasse vite." Au centre de la salle, une tablée d'une dizaine de jeunes bien habillés fait beaucoup de bruit. Les garçons surtout ont l'air surexcités, ils dansent sur place, rient très fort, rivalisent d'éloquence jusqu'au délire et dévisagent les filles avec des airs conquérants. Ils ont pris de la cocaïne avant d'arriver, et vont en reprendre régulièrement jusqu'au petit matin.

Plutôt que de faire la queue aux toilettes, ils envahissent un petit local servant de remise, avec la complicité d'un serveur. Les clients de la table voisine, qui ont observé la manoeuvre, ne semblent pas s'en préoccuper...

Selon les statistiques publiées par les Observatoires français et européen des drogues et toxicomanies (OFDT et OEDT), les Français consommeraient peu de cocaïne comparés aux autres Européens - quatre fois moins par exemple que les Britanniques ou les Espagnols. En France, la cocaïne fut longtemps une drogue chic, présente dans les milieux littéraires et artistiques, le show-business, les médias, la publicité ou la mode. Or cette exception française est en train de se résorber.

A la faveur du mouvement techno des années 1990, la cocaïne s'est répandue dans le pays : un sondage effectué en 2004 dans cinq villes de province indique que plus de 81 % des jeunes fréquentant des rave-parties auraient goûté à la cocaïne au moins une fois. Au sein de la population générale, les chiffres sont moins spectaculaires, mais en constante augmentation. En 1993, à peine 1,2 % des 18-44 ans déclaraient avoir essayé la cocaïne. En 2003, ils étaient 3,3 %. A noter que ces pourcentages sont sans doute plus élevés dans les classes moyennes supérieures, ainsi que chez les hommes, car les femmes semblent moins attirées par cette drogue.

En 2005, l'OFDT constatait que "les milieux sociaux concernés par cette consommation sont devenus tellement larges et hétérogènes qu'il est difficile aujourd'hui de dresser un portrait type du consommateur". De fait, il suffit de vivre un peu la nuit à Paris pour s'apercevoir que la consommation de cocaïne augmente fortement et régulièrement. Il est de plus en plus facile de s'en procurer, et les prix baissent : 50 à 70 euros le gramme (suffisant pour faire la fête toute la nuit), et seulement 20 euros pour un "trait" (dose individuelle) acheté en discothèque à un dealer de passage ou à un fêtard prêt à dépanner un nouvel ami. A., 25 ans, a grandi dans une ville cossue de la banlieue ouest, et mène aujourd'hui une vie agréable dans le studio parisien offert par ses parents. Grâce à ses contacts familiaux, il enchaîne les emplois précaires mais bien payés. Il prend de la cocaïne avec une totale insouciance : "Une soirée sous coke, ça n'a rien à voir avec une soirée où il y a seulement de l'alcool. L'ambiance est meilleure, les gens sont plus ouverts, ils ont le goût de l'action (...). Mais en même temps, avec la coke, tu gardes les pieds sur terre, pas comme avec la vodka ou le cannabis. Je peux conduire, rester concentré, et même bavarder avec ma mère ou mon boss, ils ne verront rien."

C'est lui qui se charge de fournir en cocaïne sa bande de copains. Il l'achète par l'intermédiaire d'un ami de son frère aîné, 40 ans, employé de banque. Leur dealer est un barman, qui se vante d'avoir gagné assez d'argent avec la cocaïne pour pouvoir bientôt s'acheter un restaurant. Il reçoit ses clients ordinaires dans son bar, et les privilégiés chez lui.

Si malgré tout la cocaïne vient à manquer en cours de soirée, A. et ses amis ont recours à des vendeurs ambulants : "On les appelle sur un portable, et ils arrivent à Mobylette, comme les livreurs de pizza. Ils livrent partout, nuit et jour, même dans les bureaux." La cloison entre vie privée et vie professionnelle n'est pas étanche. Après avoir découvert la cocaïne pendant des vacances en Espagne, A. a décroché un stage dans une entreprise parisienne de l'industrie musicale : "Dans les coulisses, en studio, à la buvette, personne ne se cache pour se faire un trait, c'est complètement ouvert. Ça crée des habitudes."

Son ami D., 23 ans, diplômé d'une école de commerce, habite encore chez ses parents. Il consomme de la cocaïne depuis l'âge de 20 ans, car elle circulait dans son école : "Quand on avait prévu une fête pour le soir, on commençait à sniffer dans l'après-midi, avant le dernier cours, pour être sûrs d'avoir la pêche dès le début de la soirée." Pendant ses études, D. a fait un stage dans une station de radio : "J'ai sympathisé avec l'équipe commerciale et, un soir, ils m'ont invité à sortir en boîte. Et là, j'ai découvert qu'ils étaient tous très friands de coke ; pour eux, c'était passé dans les moeurs (...). C'est sûr que si tu en prends trop, ça attaque le nez, tu ne dors plus, mais pour moi, c'est un truc de jeunesse, je sais qu'un jour je m'en lasserai, il n'y a pas d'accoutumance physique."

L'insouciance juvénile d'A. et de ses copains n'est pas partagée par les trentenaires qui se débattent avec la cocaïne depuis des années. C., 35 ans, décoratrice, avoue sans détour qu'elle est dépendante : "Je suis timide mais je refuse de l'admettre, alors la coke aide. Et surtout je m'ennuie facilement, le monde tel qu'il est ne me suffit pas, j'ai besoin de me raconter une autre histoire." Ces temps-ci, elle consomme régulièrement : "Quand tu es une grande blonde plutôt jolie, tu n'as pas besoin d'en chercher, on t'en offre sans arrêt. Et c'est de plus en plus souvent, j'ai l'impression que, depuis un an, tout le monde en a. Hier encore, je suis allée voir un collègue, genre sérieux, rangé. Quand je suis arrivée chez lui, il y avait de la coke qui traînait, et voilà. Cela dit, j'aime être indépendante dans ma consommation, alors j'en achète parfois. Enfin, souvent."

La cocaïne s'est installée dans tous les aspects de sa vie, y compris au travail : "Ceux qui consomment au boulot savent que c'est pour compenser une faiblesse, c'est dévalorisant de l'avouer. Au début, tu te fais un trait par ci par là, parce qu'il t'en reste de la veille et que tu piques du nez après une nuit blanche, et après, c'est parti. Ça peut être le matin avant de partir, dans les toilettes du bureau après le déjeuner ou avant un rendez-vous important. En une seconde, tu te sens fort, motivé, sûr de toi, capable de tout gérer. Si c'est un travail physique, tu es plus puissant et plus précis dans tes gestes. Autour de toi, tout le monde a l'impression que tu assures. Le résultat n'est pas forcément meilleur, mais le boulot est fait, et il a semblé moins pénible."

Pourtant C. a vite compris le revers de la médaille en voyant ses collègues, ses patrons ou ses clients sous l'emprise de la cocaïne : "Les effets négatifs, on ne les voit pas sur soi, mais sur les autres, c'est criant. Un type sous coke se met à raisonner en boucle, il devient lourdingue. Il est de plus en plus surexcité, impatient. Hyper-sensible aussi, un rien l'agace. Puis il devient arrogant, parano, agressif. Il a toujours raison, les autres sont des cons, point." La dépendance psychologique s'installe rapidement : "Dès que tu arrêtes, tu te sens nul, incapable, tu n'as plus envie de rien. La descente est dure et triste. La seule solution, c'est d'en reprendre."

L'abus prolongé a failli créer un drame dans la vie de C. : "Avec un ami, je me suis retrouvée avec un énorme boulot, et un délai de trois jours. On a tout fait sous coke, sans dormir pendant soixante-douze heures. Le boulot a été fini dans les temps, mais, juste après, mon ami est rentré en voiture, il s'est évanoui au volant, et il s'est réveillé à l'hôpital, assez amoché. Moi, j'ai fait une crise de délire, ensuite j'ai dormi deux jours, et j'ai mis une semaine pour récupérer."

Ce type de comportement semble se banaliser. Le docteur Michel Hautefeuille, psychiatre au centre Marmottan, dans le 17e arrondissement, spécialisé dans le traitement des toxicomanes, a récemment découvert un nouveau type de patients : "Je reçois des gens qui prennent de la cocaïne dans leur entreprise. Ils s'en servent comme stimulant pour travailler plus dur, pour faire face à la concurrence de leurs collègues. Ce sont des dopés du travail, leur motivation est la même que celle des sportifs qui prennent de l'EPO. Ceux qui veulent arrêter ont besoin d'aide."

Il est convaincu que c'est une tendance lourde : "En France, la drogue a longtemps été considérée comme un produit planant, extatique, contemplatif. En revanche, les Américains ont toujours recherché des drogues excitantes, permettant de se surpasser. L'arrivée massive de la cocaïne chez nous est un symptôme de l'américanisation de la vieille Europe. On ne se drogue plus pour être rebelle ou original, mais pour se conformer au modèle du cadre éternellement jeune, infatigable, débordant d'idées."

Un cadre supérieur travaillant dans une tour de la Défense arrive à Marmottan en fin de matinée, avec son costume de luxe et son attaché-case en cuir : "L'autre jour, se souvient le docteur Hautefeuille, il est entré et m'a dit : "J'ai vingt minutes pour ma consultation, je sors d'un conseil d'administration et je prends l'avion dans deux heures."" Cela dit, il est temps pour lui de se soigner car la paranoïa le gagne : "Pour venir, il a fait un grand détour, a garé sa voiture dans un autre quartier et a fini le trajet en métro." Dans le centre de soins, il exige l'anonymat complet, entre et sort par une porte dérobée, et refuse de s'asseoir dans la salle d'attente avec les autres patients. Le docteur Hautefeuille accueille aussi des petits employés : "J'ai compris que la cocaïne avait changé d'image le jour où j'ai vu arriver un postier de 32 ans qui prend de la cocaïne au travail. Ce n'est pas un ancien teufeur (fêtard en verlan), il ne se drogue pas le soir ni le week-end." Dans son bureau de poste parisien, le jeune homme a le sentiment de vivre un enfer. Suite à des compressions de personnel, il n'y a plus que deux guichets ouverts en permanence, au lieu de quatre. Résultat : les clients piétinent, deviennent agressifs. Face à ce stress imprévu, l'employé se sent inapte, impuissant et, pour lutter contre son mal-être, il se drogue.

Tout commence quand il va se plaindre de ses angoisses à son médecin de quartier, qui lui prescrit des antidépresseurs et des somnifères. Puis, voyant que son état empire, il décide de dépasser les doses prescrites et de faire des cocktails de médicaments : "Peu à peu, se souvient le docteur Hautefeuille, il découvre les limites des drogues légales et, à l'occasion d'une rencontre fortuite, il passe à la cocaïne, qui se révèle bien plus efficace." Un jour, il s'aperçoit que, quand il n'en a pas, il ne pense qu'à ça. Tout en aidant le postier à arrêter la cocaïne, le docteur Hautefeuille l'a incité à se présenter à un concours interne, afin d'obtenir un poste plus tranquille, loin du guichet : "Il a surtout un problème d'adaptation au sein de l'entreprise. S'il réussit son concours, il s'en sortira. Sinon..."

Reste à savoir comment un simple citoyen, qui n'a pas de copains dans le show-business ou la haute couture, se procure de la cocaïne régulièrement et sans risque. Apparemment, c'est un faux problème : "Il y a un quartier HLM tout près d'ici, il suffit d'y aller, pas besoin d'être introduit, on est accosté, indique le docteur Hautefeuille. On peut aussi aller à la Cité universitaire, c'est un vrai supermarché." Il reçoit des enseignants mal aimés, des représentants payés uniquement à la commission, des patrons de PME en difficulté, des techniciens aux horaires décalés, des quadras menacés de licenciement : "Souvent des gens rangés, conformistes, respectueux de la loi, aux antipodes du cocaïnomane de jadis."

Le psychiatre Philippe-Jean Parquet, chef du service d'addictologie du CHU de Lille, fait les mêmes constatations : "Les Français ont entamé un processus de fraternisation intellectuelle avec la cocaïne. L'idée se répand que, si on est initié, on pourra la maîtriser. Cette banalisation est regrettable ; on sous-estime ses effets destructeurs irréversibles sur le cerveau." L'un de ses patients est un courtier en Bourse de 38 ans, qui passe parfois deux jours et deux nuits devant son écran et doit prendre des décisions instantanées dans une frénésie permanente. Pour durer dans son métier, il a recours à la cocaïne, mais, craignant de devenir toxicomane, il est venu voir le docteur Parquet avec une demande originale : "Il veut continuer à en prendre au travail, ce qu'il appelle sa "consommation de nécessité", et s'en passer pendant son temps libre." Le médecin a estimé qu'il devait répondre à cette demande : "Nous avons établi ensemble des règles de consommation, avec des plages d'abstinence à certains moments stratégiques. C'est un homme qui n'a pas d'autre vulnérabilité, cette discipline fonctionne. Ensuite, je l'ai poussé à faire une évaluation de son travail, pour déterminer si la cocaïne avait réellement accru ses performances."

Le courtier s'est aperçu que, dans un premier temps, la cocaïne avait été efficace, mais que, par la suite, sa courbe de performances s'était inversée, il ne prenait plus le temps de la réflexion, ce qui aboutissait à des erreurs de jugement coûteuses : "Si on arrive à les convaincre qu'ils ne deviendront pas riches de cette façon, tous les espoirs sont permis. Mais ce n'est pas gagné."

Sources : Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Lundi 6 novembre 2006

Jonathan Littel prix Goncourt pour »Les Bienveillantes»



Plus de 50 ans après »La mort est mon métier», de Robert Merle, mémoires imaginaires de Rudolf Höss, commandant du camp d'Auschwitz, Jonathan Littell effectue une entrée fracassante sur la scène littéraire française en remportant lundi le prix Goncourt.
Dans »Les Bienveillantes», Jonathan Littel, 39 ans, jeune écrivain français d'origine américaine, prête la voix, sur plus de neuf cents pages, au SS Maximilien Aue pendant les années 1941-1944, à Berlin et sur le front de l'Est.

Il décrit minutieusement, à la première personne, la vie d'un officier SS confronté à la quotidienneté de l'horreur et la nature trouble du projet explique peut-être la fascination du public.

Quelques semaines après sa parution, le premier roman du fils de l'écrivain américain Robert Littel avait déjà franchi la barre des 250.000 exemplaires vendus.

Une grande partie de la critique a été séduite par cette fresque où l'auteur convoque des centaines de personnages réels ou fictifs avec une incroyable sensation de réalisme et agrémente son récit de philosophie, d'histoire, de sémiologie, sans oublier des emprunts au polar ou à la poésie.

Tout en saluant le travail monumental de Jonathan Littel, des voix ont cependant jugé le succès des »Bienveillantes» plutôt inquiétant.

Ainsi, Claude Lanzmann, l'auteur de Shoah, a laissé entendre que Jonathan Littel était fasciné par son personnage et se délectait de son abjection.

»Je ne juge pas des intentions de Littell, son livre m'apparaît pourtant comme une vénéneuse fleur du mal», a-t-il noté dans le Journal du Dimanche.

»A l'heure où les derniers témoins de la Shoah disparaissent et où s'opère le passage de la mémoire à l'Histoire, Jonathan Littell renverse les termes et insuffle à un SS, héros sans mémoire, l'Histoire comme mémoire», a-t-il estimé.

Malgré les efforts de l'auteur, ces 900 pages torrentielles n'accèdent jamais à l'incarnation», (...) »le livre entier demeure un décor et la fascination de Littell pour l'ordure, pour le cauchemar et le fantastique de la perversion sexuelle, irréalise son propos et son personnage, suscitant malaise, révolte, on ne sait même pas contre qui et quoi».


UNE SOIREE CHEZ LES EICHMANN

Le quotidien Libération et l'hebdomadaire Les Inrocks ont également mis quelques bémols au concert de superlatifs de la critique sur cet opéra funèbre.

On découvre à travers le personnage de fiction de Littel les activités des sinistres Einsatzgruppen SS, ces groupes mobiles qui avançaient dans le sillage de l'armée allemande pour exterminer juifs et communistes dans les territoires conquis.

Le Hauptsturmfuhrer Aue livre sans pudeur ses rencontres, ses conversations avec ses camarades de combat, ses phobies, ses goûts sexuels et livre un étonnant récit de son avant-guerre en France, où il côtoie Brasillach et Rebatet.

Le lecteur s'invite ainsi à une soirée charmante chez les Eichmann ou à une visite technique du camp d'Auschwitz, aux fins d'en améliorer la productivité.

Avant de se lancer dans l'écriture des Bienveillantes, Littel s'est plongé pendant deux ans dans les archives écrites, sonores ou filmées de la guerre et du génocide. Il s'est également rendu à Kharkov, à Kiev ou à Stalingrad.

Pour Le Figaro, le résultat, tangible dans le roman, de ces travaux préalables est »un sentiment de réel d'une prégnance incroyable».

Sources : Tageblatt

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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LE SERMENT D'ALLEGEANCE A LA TERRE DE FRANCE... notre serment à NOUS...  en musique...

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