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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Mardi 8 janvier 2008

Pour nous, ce chalutier n'a pas coulé tout seul. Nos mers sont infestés de sous-marins américains qui espionnent. Et pas qu'américains d'ailleurs. Ce n'est pas la première fois, de surcroît, qu'ils accrochent nos navires et se tirent sans laisser d'adresse. Nous pensons donc que cette fois c'est la même chose.

Naufrage d'un chalutier au large du Finistère:

un rescapé, 2 morts et 4 disparus

Deux marins sont morts et quatre autres ont disparu lundi dans le naufrage encore inexpliqué de leur chalutier de 24 mètres, "La P'tite Julie", au large du nord Finistère, un seul marin ayant été retrouvé vivant.

Les recherches pour retrouver les quatre disparus dans cet accident, l'un des plus graves des dix dernières années, ont repris mardi matin, a indiqué la préfecture maritime de l'Atlantique qui coordonne les secours.

D'importants moyens sont dépêchés sur zone dont un hélicoptère super-frelon de la base de Lanvéoc-Poulmic, et en mer l'Argonaute, bâtiment affrété par la Marine nationale. Sept bateaux de pêche participent également aux recherches.

Parallèlement, le ministre de la Pêche Michel Barnier est arrivé mardi matin à Erquy, port d'attache du chalutier, pour y rencontrer le comité local des pêches et l'armateur du bateau, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'unique rescapé est l'un des trois marins Portugais de l'équipage, David Dourado Marquès, a révélé le procureur de Saint-Brieuc, Gérard Zaug. Sa région d'origine n'a pas été précisée, pas plus que l'identité des marins décédés ou disparus.

Selon le parquet de Saint-Brieuc chargé de l'enquête judiciaire, le chalutier, immatriculé dans cette ville, a coulé très rapidement. Le rescapé, qui dormait au moment des faits, a été réveillé par un autre membre d'équipage qui lui a transmis l'ordre d'évacuation.

Lors de ses premières auditions, le marin-pêcheur, souffrant d'hypothermie et hospitalisé à Brest, a expliqué ne pas avoir ressenti de choc ce qui, selon M. Zaug, écarte a priori l'hypothèse d'une collision.

L'appel de détresse de "La P'tite Julie" a été reçu vers 5h00 par le Centre opérationnel de sauvetage (CROSS) de Corsen (Finistère).

Le navire se trouvait à une cinquantaine de km au large du phare de l'île Vierge (nord du Finistère), dans des conditions météorologiques un peu rudes mais courantes en cette période de l'année.

Le CROSS a aussitôt déployé d'importants moyens sur zone, demandant à trois navires de commerce et à quatre bateaux de pêche de se dérouter.

Un bâtiment de la Marine nationale, l'Argonaute, quatre hélicoptères de la Marine, un hélicoptère de la sécurité civile, un avion des douanes, ainsi que des garde-côtes britanniques (deux hélicoptères) ont participé aux recherches, selon la Préfecture maritime.

Les secours ont rapidement retrouvé deux canots de sauvetage vides. Peu avant 8h00, le rescapé a pu être récupéré. En milieu de matinée, les sauveteurs ont repêché le corps d'un premier marin, puis celui d'un deuxième.

"La P'tite Julie", un chalutier de 24 mètres, appartenait à l'armement Porcher et avait son port d'attache à Erquy (Côtes d'Armor), en baie de Saint-Brieuc.

L'armement, dont il n'a pas été possible de joindre la direction, possède une flottille d'une quinzaine de chalutiers de 18 à 35 mètres. Selon plusieurs témoignages, ces navires sont bien entretenus et armés par des marins compétents.

Le ministre de la Pêche, Michel Barnier, devait se rendre mardi dans le port breton pour exprimer son "émotion" et sa "solidarité aux marins pêcheurs et à leurs familles", a annoncé un communiqué du ministère.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, et Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, ont demandé au directeur du BEA Mer (Bureau d'enquêtes sur les évènements de mer) d'ouvrir une enquête technique en vue de déterminer les circonstances et les causes de ce naufrage.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


par Adriana EVANGELIZT publié dans : Crimes
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Lundi 31 décembre 2007

Là on en apprend un peu plus. On apprend que les trois agresseurs ont demandé à "quelqu'un" de monter dans leur voiture. C'est le blessé rapatrié qui a donné quelques bribes d'explication. Il faudrait savoir à qui il l'a demandé. Pour nous, cette histoire cache autre chose qu'une histoire de faux terroristes. C'est un meurtre commandité depuis la France. Une personne était visée mais comme ce n'était pas des professionnels, celui qui avait l'arme automatique à tué tout le monde ou presque.

FRANÇAIS TUÉS EN MAURITANIE


Une partie de la famille vit à Ruy-Montceau : «C'est une vie gâchée»

Lundi, quatre Français sont tués en Mauritanie. Un drame qui touche directement le Nord-Isère. Après Villefontaine, où réside la fille de François Tollet, le seul rescapé (voir nos éditions du 27 décembre), Ruy-Montceau est aussi sous le choc. C'est là qu'habitent Robert Niarfex et sa maman Suzanne, la soeur de Gérard et François Tollet.


« C'est une vie gâchée, une famille explosée », soufflent la mère et son fils, brisés par le chagrin. Le regard est voilé. La voix basse. Les mains crispées. « Ça me fait plaisir qu'on parle d'eux », murmure Suzanne Niarfex. « Gérard était connu dans la région car il vivait à moitié chez nous à Ruy-Montceau. Avec Robert, ils avaient monté une entreprise de vérandas à Lyon. Il dessinait les maquettes, c'était un artiste. Il avait trois enfants, Gérard, Sophie et Benjamin. »

Informés lundi soir

Lundi soir, les Niarfex sont informés du drame : « L'après-midi, on avait reçu un flash info sur le portable évoquant un attentat en Mauritanie. Mais le message parlait d'un père et ses jeunes enfants. On a dit "non, c'est pas eux". Avec l'euphorie du réveillon, on n'y a plus pensé. Et puis, vers 20h 30, ma nièce et ma belle-soeur nous ont appelés... »
Difficile de savoir ce qui s'est vraiment passé en Mauritanie. François Tollet, le frère de Suzanne Niarfex, rapatrié à Lyon mercredi, a raconté. Des bribes : « Il souffre, il a une profonde blessure à la jambe gauche et il est sous morphine. Ce qu'il dit est un peu flou ».

Des questions nombreuses et sans réponse

« Ça s'est passé très vite. Apparemment, leur voiture était stationnée et un autre véhicule s'est arrêté à côté d'eux. Il y avait trois hommes, un avec une kalachnikov et deux avec des couteaux. Ils ont demandé à quelqu'un de monter avec eux et ça a dérapé : l'homme avec la kalachnikov a tiré sur tout le monde. » À ce moment-là, Gérard Niarfex se trouvait à 20-30 mètres de la voiture. Mais il est revenu et a également été tué : « C'est là que c'est flou. On ne comprend pas pourquoi il n'est pas parti : est-ce qu'il n'a pas entendu ? Ou au contraire est-ce qu'il est revenu voir ce qui se passait ? » Les questions sont nombreuses. Sans réponse : « On voudrait la vérité. On a peu d'infos de la part du Quai d'Orsay. Aujourd'hui, j'ai appris par Internet que des hommes avaient été arrêtés ».

Le gouffre

C'est l'incompréhension qui domine dans cette famille meurtrie : « François allait là-bas depuis dix ans, il adorait l'Afrique. Un de ses fils était marié à une Burkinabé. Il n'avait jamais eu de problème. Gérard, c'était la première fois qu'il y allait ». Suzanne et Robert Niarfex s'arrêtent de parler. Les yeux dans le vide. « C'est difficile, le gouffre. Une famille explosée », souffle la maman. « Comment voulez-vous vous remettre de ça ? Je pense à ma belle-soeur qui a perdu ses fils, aux enfants de Didier qui se retrouvent sans leur père. »
La priorité pour la famille : rapatrier les corps. Ce qui devait être fait hier soir : « Ils doivent être autopsiés à Paris. Ensuite, on organisera les obsèques à Lyon avec une cérémonie commune. C'est important pour le deuil. Pour l'instant, on n'y croit pas ».

Sources Le Dauphiné

Posté par Adriana Evangelizt


par Adriana EVANGELIZT publié dans : Crimes
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Lundi 31 décembre 2007

Bon alors on a été dans les journaux locaux, le quatrième homme se nomme Gérard Tollet... voir aussi ICI, c'était la première fois qu'il se rendait en Mauritanie. Un de nos amis y va plusieurs fois par an, il a une affaire là-bas. Et il nous a dit que c'était plutôt tranquille comme coin. Alors ce qui est curieux -encore- c'est qu'on nous dit dans l'article ci-dessous que l'Ami des deux fils de Français Tollet, Adda Hacène, n'avait jamais mis les pieds en Afrique avec la famille Tollet mais qu'il y allait quand même plusieurs fois par an. Il avait une agence immobilière et était associé avec un Anglais. On a trouvé un site où des gens semblaient le connaître. Voir en dessous. En tout cas, des gens discrets. Ceci nous inspire beaucoup de choses. Ne serait-ce pas un crime commandité par quelqu'un en France ? On peut aussi supposer que François Tollet et Adda Hacène étaient dans l'espionnite. Tout est possible. Mais l'impossible c'est que ce soit Al Qaïda qui ait fait le coup.

François Tollet seul rescapé

A 73 ans, François Tollet avait décidé de reprendre le volant de son véhicule 4x4 pour traverser le désert de l'Afrique de l'Ouest. Accompagné de son frère Gérard (60 ans), de ses deux fils Jean-Philippe (47 ans) et Didier (38 ans), et un ami de ces derniers, Adda Hacène (33 ans), le retraité a quitté il y a une semaine son village de Villedoux, en Charente-Maritime, à destination de la Mauritanie, pour un séjour touristique qui devait durer trois semaines. Il a été brutalement interrompu lundi par les balles de trois Mauritaniens. Seul François Tollet a survécu aux rafales des mitraillettes.


« J'ai perdu un frère et deux neveux », résumait hier soir, encore sous le coup de l'émotion, Bernard Tollet, frère de François et Gérard, parti à Lyon, dont la famille est originaire. « Normalement, je devais partir avec eux. J'avais préféré rester ? François a passé la moitié de sa vie en Afrique, c'est sa passion. Jean-Philippe, qui vit en région parisienne, y allait souvent aussi. Il avait d'ailleurs épousé une Burkinabé. Toute la famille est très choquée », confiait-il.
Ancien ingénieur-chimiste chez Saint-Gobain à La Rochelle, François Tollet se rendait régulièrement en Afrique. Cette année, il emmenait pour la première fois son fils Didier, conducteur de travaux, qui vit depuis quatre ans à Geay, près de Rochefort, avec sa femme Géraldine et leurs trois jeunes enfants, partis en région parisienne pour fêter Noël dans la famille de la mère.


L'épouse de François Tollet, Marie-Jo, avait elle aussi choisi de s'absenter pendant les fêtes. Elle se trouvait chez sa fille, Marie-Françoise, dans l'Isère, quand le drame s'est produit.
« J'ai appelé Marie-Jo lundi soir pour lui souhaiter un joyeux Noël. Elle m'a dit que son mari et ses enfants traversaient la Mauritanie. Tout allait bien pour eux. Une heure après, j'ai appris que des touristes français avaient été attaqués. Ce matin (hier), une journaliste m'a prévenue que c'étaient eux », racontait une voisine proche des époux Tollet. « Tout le quartier est retourné ! François et Marie-Jo sont installés ici depuis trente-cinq ans. Des gens discrets mais très gentils. Leurs enfants et leurs petits-enfants viennent souvent les voir », remarquait-elle.
Villedoux porte également le deuil d'Adda Hacène, dont la famille réside dans le village. Cet agent immobilier, célibataire et sans enfant, était parti s'installer à Salles-de-Villefagnan, en Charente, pour exercer sa profession, qui l'avait notamment amené à travailler à Mansle. Il avait néanmoins gardé des relations d'amitié avec la famille Tollet. Il effectuait là son premier voyage en Afrique avec eux.

« Adda nous avait téléphoné il y a deux jours pour nous dire que tout allait bien »

« Les gendarmes nous ont prévenus ce matin (hier), puis nous avons eu le consulat. Adda nous avait téléphoné il y a deux jours pour nous dire que tout allait bien », expliquait le jeune frère d'Adda Hacène.
La famille Tollet est réunie depuis hier dans la région lyonnaise, où François est attendu cet après-midi vers 16 heures, si son avion décolle comme prévu de Dakar ce matin. Il sera aussitôt évacué vers l'un des deux centres hospitaliers de Lyon.
« Nous nous opposerons à toute interview ou toute rencontre avec des journalistes. Nous sommes tous très choqués par ce qui est arrivé et nous voulons que François reste au calme. C'est un moment très difficile pour lui et pour nous », prévenait, hier soir, l'épouse de Bernard Tollet, s'exprimant au nom de la famille.

Sources Sud-Ouest

 

Adda Hacène

Adda Hacène aimait les voyages, autant l'Afrique que l'Europe de l'est. Il compte parmi les quatre Français abattus par un groupe extrémiste salafiste proche d'Al-Qaïda, selon les autorités mauritaniennes. Les quatre autres victimes, trois morts et un blessé grave, sont originaires de Charente-Maritime, et plus précisément de Villedoux, au nord de La Rochelle.


Adda Hacène avait 34 ans. Il était agent immobilier à Mansle où, associé à un Anglais, il dirigeait «Toit pour toi property Charente». Il habitait à Salles-de-Villefagnan, une paisible commune de 330 habitants du nord du département. Il s'y était installé il y a cinq ou six ans.
Adda Hacène, qui était diplômé de l'IUT de gestion des entreprises et des administrations de Poitiers, avait aussi son ancrage à Villedoux où réside sa mère. Il était un ami de longue date de la famille Tollet qui paie un lourd tribut à l'attaque mauritanienne.


François Tollet, âgé de 73 ans, a été blessé à une jambe dans la fusillade mais ses deux fils, de la même génération qu'Adda Hacène, ont été tués ainsi que son frère. L'information a été confirmée hier par le ministère des Affaires étrangères.


Selon le maire de Villedoux, Roland Pineau, François Tollet devrait être rapatrié aujourd'hui en France. Les cinq hommes effectuaient un périple entre la France et le Burkina Faso et étaient en route vers le Mali au moment de l'attaque.


Un garçon discret et chaleureux


Geneviève Jean-François, aujourd'hui angoumoisine et qui avait cédé il y a tout juste sept ans son agence immobilière de Mansle à Adda Hacène, est tombée à la renverse en apprenant la nouvelle hier soir.


«C'était un grand voyageur, un jeune homme chaleureux qui avait le sens de l'accueil et de la fête, il faisait parti d'un groupe musical à Ruffec».
«C'était quelqu'un de discret, se souvient Robert André, le maire-adjoint de Salles-de-Villefagnan, on le voyait souvent dans le bourg, il venait aussi régulièrement à la mairie pour divers papiers, mais il n'avait pas d'activité publique». Gérard Sorton, le maire depuis 2004, confirme: «il était dans la commune depuis quatre ou cinq ans, un garçon agréable, attachant».

Adda Hacène habitait au Moulin de Salles, un village à l'écart du bourg principal que borde le Bief, un petit affluent de la Charente, où il avait acheté une vieille maison qu'il restaurait. «Mais dernièrement, reprend Gérard Sorton, il était venu nous voir à la mairie pour demander un certificat d'urbanisme pour cette demeure. Je pense qu'il voulait vendre. C'était sans doute en lien avec sa séparation de sa jeune compagne».


L'émotion était vive aussi à Villedoux en ce jour de Noël quand la dramatique nouvelle a été confirmée. «M.Tollet était quelqu'un de réservé, note Marie-Christine Quéva, maire-adjoint de cette commune de 1 200 habitants où il résidait.
«Cela faisait pas mal d'années qu'il était là, mais deux ou trois fois par an, il partait faire des voyages en Afrique.
Son fils Didier a été conseiller municipal à la fin des années quatre-vingt-dix. D'ailleurs la maman d'Adda Hacène, Colette, habite aussi à Villedoux. La pauvre femme avait déjà perdu son mari il y a deux ans».

Sortir 16

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Crimes
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Lundi 31 décembre 2007

Les médias racontent des conneries, nous sommes certains que ce n'est pas Al Qaïda qui a commis ce crime.

Mauritanie: Piste "très intéressante"

Par Elsa Guiol


Le Journal du Dimanche

L'enquête progresse en Mauritanie. Suspecté d'être l'un des trois tueurs des quatre touristes français lundi dernier, un homme de 35 ans, arrêté au Mali, se trouve entre les mains de la police locale. Il se dit "moudjahidine", confirmant un peu plus, si son implication est prouvée, la thèse de l'attaque terroriste. L'ex-GSPC algérien, très actif dans ces zones désertiques, est pointé du doigt.

Son profil correspond au signalement d'une des trois personnes suspectées d'avoir tué, lundi, quatre touristes français en Mauritanie et d'en avoir blessé un cinquième. Au moment de son arrestation, vendredi soir, dans le centre du Mali, cet homme de "type maghrébin", âgé de 35 ans, portait sur lui un pistolet automatique, une grenade, un téléphone satellitaire et avait la main bandée. Les enquêteurs, qui ont qualifié cette piste de "très intéressante", ont également retrouvé sur ce suspect une carte d'identité malienne au nom de Mohamed Ould Ahmed et un passeport algérien au nom de Belkassim Zaïoudi. "Il nous a dit qu'il est un moudjahidine", a précisé un gendarme malien. Depuis le début de l'enquête, neuf personnes ont déjà été arrêtées.

Très vite après l'attaque, une traque s'est organisée entre la Mauritanie, le Sénégal et le Mali, pour retrouver ses auteurs. Trois hommes armés d'un fusil d'assaut et de couteaux qui n'ont pas hésité a tué un père, ses deux fils, son frère et un ami, alors qu'ils s'apprêtaient à déjeuner au bord de la route, près d'Aleg, à 250 km au sud-est de Nouakchott. Les habitants ont rapidement pu donner aux enquêteurs le signalement des meurtriers présumés, qui conduisaient une Mercedes noire.

"Deux attaques en une semaine, c'est très nouveau"

Le principal suspect, Abou Saïd, un salafiste notoire considéré comme l'organisateur de l'attaque, a été arrêté le jour du crime, chez ses beaux-parents, à 3 kms au sud d'Aleg. Il est soupçonné d'avoir hébergé les auteurs des meurtres et d'avoir loué le taxi qui a servi à transporter ses hommes de main jusque vers la frontière sénégalaise. Le chauffeur a depuis été arrêté. "C'est un imam connu", précise Mohamed Khattatt, du quotidien Nouakchott info. Hier, le guide spirituel des islamistes en Mauritanie, cheikh Ould Dedaw, a vivement condamné, dans une fatwa, l'assassinat des touristes français qui constitue "l'un des plus graves crimes au regard de la charia islamique".

L'agression n'était toujours pas revendiquée hier, mais la justice mauritanienne privilégie désormais la piste terroriste. Abou Saïd a d'ailleurs été condamné, en août 2007, à deux ans de prison avec sursis pour activités liées au terrorisme. Et parmi les trois auteurs présumés de l'attaque, deux d'entre eux seraient identifiés comme des salafistes proches d'Al-Qaida. Ils avaient été arrêtés en 2006, pour appartenance présumée au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, entre-temps devenu Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). L'un des deux hommes a été libéré sans inculpation, tandis que l'autre a été acquitté. Le parquet a fait appel. Selon la justice mauritanienne, le deuxième avait suivi "des entraînements militaires à l'extérieur du pays".

L'ombre de l'ex-GSPC algérien

La menace terroriste en Mauritanie, pays pourtant réputé paisible, inquiète de plus en plus les autorités. Trois jours après le meurtre des Français, quatre militaires sont ainsi tombés à leur tour dans une embuscade d'hommes armés, dans le nord-est du pays. Le Premier ministre a immédiatement qualifié les agresseurs de "terroristes", sans toutefois désigner l'ex-GSPC algérien, très actif dans les zones désertiques entre l'Algérie, la Mauritanie et le Mali. "Deux attaques en une semaine, c'est très nouveau, s'inquiète Alain Antil, chercheur à l'Ifri (Institut français des relations internationales), spécialiste de la Mauritanie. Je ne vois pas ce qui pourrait en empêcher d'autres. Mais on ne peut pas parler d'implantation du GSPC en Mauritanie, seulement de quelques individus." Hier, les principaux tour-opérateurs français spécialisés dans le tourisme d'aventure ont décidé de suspendre leurs circuits dans le désert mauritanien. "La Mauritanie est le pays le plus menacé de la région subsaharienne", confirme Alain Antil.

De son côté, la justice française a ouvert mercredi une enquête préliminaire. Trois enquêteurs arrivés vendredi soir à Nouakchott doivent se rendre "sans tarder" sur les lieux du crime et rencontrer les suspects interpellés à Aleg. Les corps des victimes ont été rapatriés vendredi soir. François Tollet, le seul rescapé, un retraité de 73 ans habitué à voyager chaque année en Mauritanie, a été transféré dans un hôpital de Lyon. Il est très gravement blessé à la jambe. "Ce qui le choque, a expliqué un de ses proches au Progrès, c'est que ça s'est passé en vingt, trente secondes. Ils n'ont pas eu le temps de négocier, ni de discuter ni rien du tout."

Le JDD

Posté par Adriana Evangelizt




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Lundi 31 décembre 2007

Un attentat éclair selon François Tollet

Originaire de Charente-Maritime, le survivant du massacre en Mauritanie a parlé à son neveu à l'hôpital de Lyon


François Tollet, blessé par balle à la jambe, a été opéré à Dakar puis rapatrié en France et hospitalisé au pavillon chirurgie orthopédique de l'hôpital Edouard Herriot à Lyon. Ses premières déclarations, rapportées par un de ses proches, traduisent la brutalité de l'attaque.

"Ce qui le choque terriblement c'est que ça s'est passé en 20 secondes, 30 secondes", a expliqué Robert Niarfeix, neveu du blessé. "Ils n'ont pas eu le temps ni de négocier ni de discuter ni rien du tout". Un groupe de cinq touristes français avait été attaqué lundi par trois hommes armés, alors qu'ils traversaient la Mauritanie pour se rendre au Burkina Faso. François Tollet est le seul survivant. Cet homme de 73 ans est un passionné de l'Afrique et il participait presque tous les ans à ce genre de voyage touristique. Blessé à la jambe, il a été évacué vers l'hopital de Dakar. L'épouse de François Tollet et sa fille passaient des vacances dans la commune de Villefontaine (Isère). Une famille extrêmement éprouvée puisque les Français tués étaient les fils adultes de François Tollet, le frère de ce dernier et un ami de la famille, M. Hacène Adda qui vivait près d'Angoulême (Charente).

Sources
France 3

Posté par Adriana Evangelizt

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