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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Crimes

Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /2006 12:30

Il y a quelque chose d'assez bizarre dans ce "gang" que nous développons sur un autre blog. Nous pensons fortement que c'est quelque chose de politique.

Un jeune homme enlevé et torturé à mort par ses ravisseurs

par Christophe Cornevin

Un homme a été placé en garde à vue mardi matin dans l'affaire du «gang organisé», à l'origine du meurtre d’Ilan, 23 ans, torturé, laissé pour mort par ses bourreaux puis décédé dans son transport à l’hôpital.

LA DÉCOUVERTE lundi après-midi du corps d'un homme de 23 ans, prénommé Ilan, le long d'une voie de chemin de fer à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) est arrivée comme l'épilogue tragique d'une longue traque policière. La victime, dénudée et torturée, présentait sur 80% de son corps des hématomes, des entailles à l'arme blanche ainsi que des brûlures provoquées à l'aide d'un liquide inflammable. Laissé pour mort par ses bourreaux qui l'avaient menotté et bâillonné, le jeune homme est mort dans son transport à l'hôpital.


Depuis trois semaines, la brigade criminelle de Paris, épaulée par une centaine d'enquêteurs de la PJ, était sur les traces d'une mystérieuse bande organisée de kidnappeurs qui «appâtent» leurs victimes avec des jolies femmes. L'enquête, partie de l'enlèvement du jeune homme le 20 janvier dernier, avait été menée dans la plus grande discrétion. Pour les hommes du Quai des Orfèvres, la macabre découverte sonne comme un échec.

Le 17 janvier dernier, le jeune Ilan, vendeur dans un magasin de téléphonie mobile du boulevard Voltaire dans le XIe arrondissement de Paris, reçoit la visite d'une femme âgée d'une vingtaine d'années. Elle engage la conversation avant d'échanger son numéro de portable. Un rendez-vous est fixé dans la soirée du 20 janvier du côté de Sceaux (Hauts-de-Seine). Depuis, Ilan n'a plus donné signe de vie.


Dans les jours suivants, son père, puis une amie ont été contactés par les ravisseurs par le biais d'e-mails où, à trois reprises, apparaît la photo de l'otage. Ce dernier, la bouche et les yeux bandés avec du ruban adhésif, tient un journal qui certifie la date.


Les enquêteurs lancent des investigations sur Internet pour identifier les adresses électroniques. Mais les kidnappeurs envoient leurs messages depuis des cybercafés de Paris et de la banlieue. Ces derniers ont été placés, en vain, sous surveillance pendant des semaines par la Brigade antigang et la Brigade de répression du banditisme. Les recherches techniques ont quant à elles abouti, par serveurs interposés, à des boîtes aux lettres électroniques au Congo ou en Côte d'Ivoire... .

«On se perd en conjectures»


Par ailleurs, un mystérieux correspondant à l'accent maghrébin ou africain a téléphoné et envoyé des SMS au père d'Ilan pour exiger une rançon. «Mais les ravisseurs ont sans cesse fait preuve d'inconstance», a révélé hier le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin.


Tour à tour, ces derniers ont exigé des rançons dont le montant a varié de 430 000 à 100 000 euros. «Ils changeaient les lieux de versement au dernier moment pour nous faire tourner en bourrique, confie un policier. Un jour, c'était place du Châtelet, le lendemain Bruxelles, puis ailleurs, à l'étranger, via la Western Union. Au départ, on a même cru qu'ils jouaient avec nous comme les maîtres chanteurs du groupe terroriste AZF...»


La «Crim'» a découvert que les ravisseurs n'en étaient pas à leur coup d'essai. A la mi-janvier, usant du même stratagème de l'appât, une jeune femme blonde, de type européen cette fois, avait contacté un autre vendeur de téléphone du boulevard Voltaire. Mais le piège n'avait pas marché. Au début de décembre dernier à Créteil (Val-de-Marne), une brune qui se disait interprète abordait un jeune producteur de disques. Là encore, les numéros de téléphone avaient été échangés. Mais c'est le père du garçon, suspicieux, qui s'était présenté au rendez-vous. Surpris par trois inconnus, il avait été frappé, menotté puis conduit dans un parking souterrain avant que ses agresseurs ne soient mis en fuite par des témoins.

«Pour l'heure, nous essayons de recenser le nombre exact des proies du gang et de trouver le lien éventuel...», expliquait hier le patron de la PJ parisienne, François Jaspart. Selon nos informations, les hommes accostés ont fréquenté une luxueuse boîte de strip-tease du VIIIe arrondissement. «On se perd en conjectures», a concédé hier Jean-Claude Marin, confiant que le dernier contact avec les preneurs d'otages remontait à jeudi dernier. Un numéro d'appel à témoins (01.45.44.31.82) a été mis en place depuis hier. Désormais recherchés pour «enlèvement et séquestration en bande organisée» et «assassinat accompagné d'actes de torture et de barbarie», les kidnappeurs encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Sources : LE FIGARO

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Un "gang organisé" à l'origine du meurtre d'un jeune homme torturé

 Un "gang organisé", qui avait déjà réalisé au moins trois tentatives d'enlèvement, est à l'origine du meurtre du jeune homme torturé retrouvé lundi à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), a annoncé mardi le procureur de la République de Paris au cours d'une conférence de presse. Les ravisseurs du jeune homme sont toujours en fuite, a précisé le procureur Jean-Claude Marin.

Agé d'une vingtaine d'années et vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, il avait été enlevé le soir du 21 janvier. Il a été découvert lundi matin nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de graves brûlures, agonisant à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Le jeune homme a été abordé et séduit dans sa boutique le 17 janvier par une jeune femme "avenante" d'origine maghrébine avec laquelle il a échangé son numéro de portable, selon les enquêteurs.

Le patron du magasin Frédéric Tuil a affirmé: "ce que je sais c'est qu'il avait rendez-vous avec une fille ce soir-là". "Il n'est pas réapparu depuis", a dit le procureur.

"C'est arrivé à 3 ou 4 personnes le mois dernier et surtout dans des boutiques de téléphonie", a ajouté le commerçant.

D'après un employé d'une autre boutique du quartier, "les parents ont reçu un e-mail (courrier électronique) avec une arme braquée sur le gamin" sur une photo.

Demandant à la famille dans un premier temps, par e-mail, par SMS ou par téléphone, une rançon d'environ 400.000 ou 450.000 euros, les ravisseurs ont ensuite réclamé "100.000 ou 200.000 euros".

 

Ils ont envoyé plusieurs fois à la famille, des photos de leur fils les yeux bandés avec une coupure de presse pour attester de la date et donner des "garanties de bonne santé", selon le procureur.

"Aucune rançon n'a été versée", a-t-il précisé, les ravisseurs n'étant pas venus aux rendez-vous fixés à la famille, reportant au dernier moment à Bruxelles une rencontre prévue à Paris. Le dernier contact téléphonique remonte à jeudi.

En outre, la famille n'était pas en mesure de réunir la somme, a ajouté M. Marin précisant que les malfaiteurs ne visaient pas que des personnes aisées.

La première tentative d'enlèvement connue et semblant émaner du même groupe, date de "début décembre 2005".

A l'image du film "L'appât" de Bertrand Tavernier lui-même inspiré d'un fait divers, le mode opératoire consistait à attirer une jeune victime, homme ou femme, en utilisant un "séducteur" ou une "séductrice". Quatre "appâts" ont été identifiés par les enquêteurs.

Dans l'un des 3 cas de tentative d'enlèvement, à Paris et dans sa région, le jeune homme visé, à Créteil, était absent. C'est son père qui a été violemment agressé par 3 hommes dans un parking. Ceux-ci ont pris la fuite surpris par des passants.

"Un appel à témoins" a été lancé : 2 portraits robots d'une jeune femme blonde qui a servi "d'appât" ont été diffusés ainsi que la photo d'un suspect, le visage masqué jusqu'aux yeux.

Les enquêteurs mettent en garde contre des tentatives de séduction de "jolies jeunes filles et de jolis garçons".

Le juge d'instruction parisien Corinne Goetzmann est en charge d'une information judiciaire notamment pour "assassinat, enlèvement et séquestration en bande organisée avec actes de torture et de barbarie et association de malfaiteurs".

Selon les premières constatations, le jeune homme a été victime de brûlures et de coups violents le tout "sur 80% du corps".

Sources : AFP

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Un jeune homme enlevé et torturé à mort par un gang, un suspect en garde à vue

Un homme a été placé en garde à vue mardi matin dans l'affaire du "gang organisé", à l'origine du meurtre d'un jeune homme torturé retrouvé lundi à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), a indiqué mercredi une source judiciaire. "Le suspect pourrait faire partie du groupe de ravisseurs. Son rôle n'est pas encore défini par les enquêteurs", a précisé cette source, confirmant une information donnée par le Parisien.

 

Le jeune homme âgé d'une vingtaine d'années, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, avait été enlevé le 21 janvier. Il a été découvert lundi matin nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, agonisant à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Le jeune homme a été abordé et séduit dans sa boutique le 17 janvier par une jeune femme "avenante" d'origine maghrébine avec laquelle il a échangé son numéro de portable, selon les enquêteurs.

Le patron du magasin Frédéric Tuil a affirmé: "ce que je sais c'est qu'il avait rendez-vous avec une fille ce soir-là". "Il n'est pas réapparu depuis", a dit le procureur.

"C'est arrivé à 3 ou 4 personnes le mois dernier et surtout dans des boutiques de téléphonie", a ajouté le commerçant.

 

D'après un employé d'une autre boutique du quartier, "les parents ont reçu un e-mail (courrier électronique) avec une arme braquée sur le gamin" sur une photo.

Demandant à la famille dans un premier temps, par e-mail, par SMS ou par téléphone, une rançon d'environ 400.000 ou 450.000 euros, les ravisseurs ont ensuite réclamé "100.000 ou 200.000 euros".

Ils ont envoyé plusieurs fois à la famille, des photos de leur fils les yeux bandés avec une coupure de presse pour attester de la date et donner des "garanties de bonne santé", selon le procureur.

"Aucune rançon n'a été versée", a-t-il précisé, les ravisseurs n'étant pas venus aux rendez-vous fixés à la famille, reportant au dernier moment à Bruxelles une rencontre prévue à Paris. Le dernier contact téléphonique remonte à jeudi.

En outre, la famille n'était pas en mesure de réunir la somme, a ajouté M. Marin précisant que les malfaiteurs ne visaient pas que des personnes aisées.

 

Trois tentatives d'enlèvement connues semblent émaner du même groupe. La première remonte au "début décembre 2005", a annoncé mardi le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin.

"Un appel à témoins" a été lancé : 2 portraits robots d'une jeune femme blonde, qui a servi "d'appât", ont été diffusés ainsi que la photo d'un suspect, le visage masqué jusqu'aux yeux.

Le juge d'instruction parisien Corinne Goetzmann est en charge d'une information judiciaire notamment pour "assassinat, enlèvement et séquestration en bande organisée avec actes de torture et de barbarie et association de malfaiteurs".

Sources : AFP

posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Crimes
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Vendredi 17 février 2006 5 17 /02 /2006 10:27

Il s'avère que certains "détails" que j'avais vu sont justes. Dans mon blog "Visionnaire", j'écris "Il se pourrait qu'une jeune femme, prise de remords dans un moment de lucidité regrette tout cela et parle... le manque est souvent révélateur dans ce genre de situation."

Meurtre d'Ilan: au moins une dizaine d'interpellations

Au moins une dizaine de personnes ont été interpellées en région parisienne et placées en garde à vue dans la nuit de jeudi à vendredi dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre du jeune Ilan par un gang organisé, a-t-on appris de source judiciaire confirmant une information de LCI.La première de ces interpellations conduites par la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris a eu lieu jeudi vers 20H30 alors que les autres se sont déroulées durant la nuit, a précisé cette même source à l'AFP.

Selon une source policière, les interpellations, qui concernent des personnes âgées de 20 à 30 ans, ont eu lieu vers 04H00 dans la cité du Tertre de Bagneux (Hauts-de-Seine). Les policiers ont notamment retrouvé l'appartement où auraient été commis les sévices infligés au jeune Ilan, 23 ans.

Le leader présumé du gang identifié par les enquêteurs n'a pas été interpellé et est actuellement en fuite, selon la même source.

L'affaire, selon cette source, a connu un développement rapide depuis jeudi matin lorsqu'une jeune femme blonde correspondant à un portrait robot diffusé d'une suspecte ayant servi d'appât, s'est rendue au commissariat de Montrouge (92). La jeune femme a alors expliqué aux policiers s'être reconnue dans le portrait robot.

Elle a avoué avoir attiré des jeunes garçons, précisant qu'elle ne savait pas ce qui risquait de leur arriver. Elle a été placée immédiatement en garde à vue à la brigade criminelle à qui elle a fourni les noms des membres présumés du gang.

Ilan, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, avait été enlevé le 21 janvier. Lundi matin, il a été découvert nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, agonisant à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Les ravisseurs avaient d'abord réclamé une rançon d'environ 400.000 ou 450.000 euros avant de diminuer leurs prétentions, descendant jusqu'à 5.000 euros. Ils ne s'étaient jamais rendus aux rendez-vous qu'ils avaient eux-mêmes fixés à la famille de la victime.

Un appel à témoins avait été lancé le 14 février et deux portraits robots d'une jeune femme blonde, qui avait servi "d'appât" pour attirer Ilan, ont été diffusés ainsi que la photo d'un suspect, le visage en grande partie masqué.

Au moins trois tentatives d'enlèvement connues semblent émaner du même groupe. La première remonte au "début décembre 2005".

Le juge d'instruction parisien Corinne Goetzmann est chargé d'une information judiciaire pour "assassinat, enlèvement, détention et séquestration sous condition, avec demande de rançon, actes de torture et de barbarie et association de malfaiteurs, le tout en bande organisée".

 Sources : Yahoo
Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Crimes
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Vendredi 17 février 2006 5 17 /02 /2006 11:55

Je suis désormais certaine que ma vision était bonne... sur mon site Visionnaire, je dis ceci : " Ce qui me fait penser que l'argent n'est pas le mobile de ce rapt. Mais il y a quand même un détail qui m'interpelle fortement. Le jeune homme assassiné se nommait Ilan. Comme Ilan Pappé. La première question qui me vient à l'esprit... était-il de confession judaïque ?"  et aussi... "Il serait très intéressant de savoir les noms et prénoms des gens agressés et abordés. Car les victimes sont forcément ciblées." et ensuite je dis : "Qui sont les patrons et à quelle religion appartiennent-ils ? Nous n'avons pas à faire là à des kidnappings ordinaires contre demande de rançon. Bien qu'ils en demandent une. Je pense que cela pourrait avoir un lien avec un problème idéologique et religieux. Du style israélo-palestinien. Les individus qui montent ces coups ont du ressentiment et ont décidé de se venger sur des jeunes gens de confession judaïque. C'est fort possible." Or, il se trouve que le Crif monte au créneau... et ce n'est pas pour rien...

Gang de kidnappeurs: une dizaine d'interpellations

Une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue dans la nuit de jeudi à vendredi dans l'enquête sur un "gang organisé" à l'origine du meurtre d'un jeune homme retrouvé lundi dans l'Essonne, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires et policières.

Les interpellations effectuées avec l'appui de la brigade de recherche et d'intervention (BRI, antigang), ont été menées principalement dans les Hauts-de-Seine et notamment dans une cité de Bagneux. Au moins trois filles, susceptibles d'avoir joué le rôle d'appât pour le compte du gang de kidnappeurs figureraient au nombre des personnes actuellement entendues au Quai des Orfèvres.

Vendredi, le Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF) a demandé à la communauté juive de "garder son calme". Le CRIF précise être en contact "avec les pouvoirs publics, en particulier avec les cabinets du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur pour demander que tout soit mis en oeuvre pour retrouver au plus vite les auteurs de ce crime et notamment pour déterminer si l'appartenance de la victime à la communauté juive a été ou non déterminante dans le déroulement et l'issue tragique de cet assassinat".

Lundi, un jeune homme de 23 ans domicilié à Paris, Ilan, a été retrouvé près de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Son corps portait de nombreuses traces de brûlures. Découvert menotté et nu le long d'une voie de chemin de fer, il est décédé lors de son transfert à l'hôpital.

Vendeur dans un magasin de téléphonie situé boulevard Voltaire (XIe arrondissement), il avait été enlevé le 21 janvier dernier après un rendez-vous avec une jeune femme. Sa famille avait ensuite reçu de nombreuses demandes de rançon. Les ravisseurs ont d'abord demandé 450.000 euros, avant de réduire la somme.

Les premières interpellations sont intervenues jeudi soir vers 20h30. Les autres personnes ont été arrêtées par les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris au cours de la nuit, selon des sources judiciaires. Un homme avait déjà été arrêté mardi matin par la brigade criminelle. Les suspects, comme le prévoit la loi de mars 2004, pourraient voir leur garde à vue prolongée pendant 96 heures.

Dès le début de l'enquête, les policiers s'interrogeaient sur le profil des ravisseurs qui ont à plusieurs moments varié le montant de la rançon, la faisant passer de 450.000 à 5.000 euros. Par ailleurs, la bande a changé à plusieurs reprises les modalités de versement de la rançon.

Le 1er février, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "enlèvement, séquestration avec actes de torture et de barbarie, association de malfaiteurs" le tout "en bande organisé". Mardi, le chef d'"assassinat" a été ajouté à la liste. AP

Sources : Yahoo

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Crimes
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Samedi 18 février 2006 6 18 /02 /2006 01:28

Les sinistres kidnappeurs de Paris

par  Sylvain Besson

La police a démantelé le gang de banlieusards responsable de l'enlèvement d'un jeune homme mort lundi, après avoir été torturé. Le «cerveau» de la bande s'est enfui.

Youssef Fofana, 26 ans, a un incroyable aplomb. Jusqu'à vendredi matin, il a harcelé au téléphone les proches du jeune homme retrouvé agonisant lundi au sud de Paris (LT du 17.2.06) et décédé peu de temps après. Il les a menacés de mort et a exigé une dernière fois la rançon que son groupe n'a pas réussi à obtenir après avoir séquestré et torturé l'otage durant trois semaines. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police a arrêté 12 personnes âgées de 17 à 32 ans, toutes liées de près ou de loin à l'enlèvement.

Mais Youssef Fofana, qui se faisait appeler «Brain of the Barbarians», le «cerveau des barbares», s'est échappé. Connu de la justice pour des vols avec violence, il était activement recherché vendredi soir. La témérité et la cruauté dont il a fait preuve en harcelant la famille de sa victime malgré les recherches intensives de la police semblent typiques de la bande qu'il dirigeait.

Vendredi, le chef de la police judiciaire de Paris, François Jaspart, a décrit les ravisseurs comme un «gang de cités difficiles», structuré autour d'un «noyau d'amis d'enfance et de collège». Au sein de ce gang passablement désœuvré, Youssef Fofana se distinguait par son «astuce» et son «autorité naturelle». Après avoir grandi ensemble à Bagneux, dans la banlieue sud de Paris, les jeunes gens se seraient initiés aux activités criminelles en regardant des séries télévisées et en surfant sur Internet. Cela pourrait expliquer le jeu compliqué de demandes de rançon et de rendez-vous, finalement annulés, auquel ils se sont livrés durant l'enlèvement.

Le groupe était divisé en trois : les ravisseurs proprement dits, les geôliers et ceux qui devaient contacter les proches de la victime. Ils auraient bénéficié de la complicité de membres de leurs familles. L'appartement de Bagneux qui leur servait de cachot a été mis à disposition par une gardienne d'immeuble, qui aurait ignoré les activités de ses locataires.

L'otage aurait été séquestré nu, le visage couvert. Durant sa détention, il a été frappé, lacéré et brûlé si gravement qu'il n'a pas survécu à ses blessures. «Ce qui frappe, c'est l'extrême violence et [...] l'asocialité de ces jeunes», a déclaré le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin.

Pendant longtemps, les preneurs d'otage ont nargué la police par leur savante utilisation de technologies diverses (courriers électroniques, appels passés par Internet ou depuis des portables volés).

La percée dans l'enquête est intervenue mardi. Les autorités ont alors diffusé le portrait-robot d'une jeune femme blonde, les cheveux mi-longs. Elle avait été chargée par le groupe de séduire des otages potentiels et de les attirer dans un traquenard. Reconnue par ses proches grâce au portrait-robot diffusé par la presse, elle s'est livrée à la police jeudi et a dénoncé ses complices.

Elle a affirmé avoir ignoré le sort qui attendait les hommes qu'elle devait approcher. Le gang aurait tenté d'enlever six ou sept autres personnes depuis décembre, en utilisant comme appâts deux autres jeunes femmes qui étaient encore recherchées vendredi.

A ce stade, le crime semble avoir été motivé uniquement par l'argent : les ravisseurs ont demandé des rançons variant de 450000 à seulement 5000 euros. Mais l'affaire a aussi suscité une forte émotion dans la communauté juive à laquelle appartenait la victime. Les séductrices employées par le gang ont prospecté dans un quartier de l'est de Paris où l'on trouve de nombreux magasins juifs. Vendredi, pourtant, les autorités ont estimé que le meurtre n'avait pas de caractère antisémite.

Sources : Le temps

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Crimes
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Samedi 18 février 2006 6 18 /02 /2006 13:09

Après un mois de traque, la police démantèle le "gang des barbares"

Depuis midi, vendredi 17 février, leur portables n'ont pas cessé de sonner. "Bravo !", "enfin !", "qu'est-ce que ça fait du bien !", s'exclament collègues, amis et parents, depuis que les policiers de la Brigade criminelle de Paris, appuyés par les hommes de la Brigade recherche et intervention – une centaine de personnes au total auraient participé à l'opération – ont arrêté dans la nuit plus d'une dizaine de suspects, tous accusés d'appartenir au gang des kidnappeurs du jeune Ilan Halimi, retrouvé mort quatre jours auparavant.

"Ça va mieux, effectivement", témoigne l'un des policiers qui a participé à l'opération et qui, depuis plus de trois semaines, est, comme une centaine de ses collègues (brigade criminelle, anti-terroriste, scientifique...), "sur le pont" pour tenter de résoudre l'une des affaires de prise d'otage les plus "tordues" – et dramatiques – de ces dernières années en France.

Depuis le 13 février au matin, le moral était au plus bas au 36, quai des Orfèvres : ce jour-là, une passante découvre le corps d'Ilan Halimi, un vendeur dans une boutique de téléphonie mobile du 11e arrondissement de Paris âgé de 23 ans, agonisant près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), trois semaines après son enlèvement. Des traces de mauvais traitements, des blessures à l'arme blanche et des brûlures sont constatées sur "plus de 80 %" de son corps. Il a "vécu le martyre", selon les policiers : torturé, affamé, battu de façon particulièrement sauvage, il décède dans l'ambulance sur le chemin de l'hôpital. Les fonctionnaires de la "crim'", pourtant coutumiers des faits les plus sordides, ont comme du mal à se remettre : pourquoi une telle barbarie gratuite alors que les négociations étaient à deux doigts d'aboutir ? Le jeune Ilan aurait même été aspergé d'essence...

UN IMPRESSIONNANT SYSTÈME DE TRAQUE

Depuis le début de cette affaire de kidnapping, les enquêteurs sont confrontés à une multitude de questions, les unes les plus déstabilisantes que les autres, autant sur l'identité des membres du groupe, que sur leur mode opératoire et leurs revendications. Dans la nuit du 20 au 21 janvier, Ilan se rend à un rendez-vous galant en région parisienne ; quelques jours auparavant, il avait été approché dans sa boutique par une jeune femme "avenante" : "l'appât" du groupe. Par la suite, la police établira que la bande a déjà testé avec plus ou moins de succès cette technique, utilisant tantôt une jeune femme blonde, tantôt une brune. Au moins trois autres tentatives, utilisant ce même mode opératoire, ont été mises au jour par les policiers. L'heureux hasard, ou les doutes suscités chez les victimes, ont fait qu'elles ont échoué.

Pour ce qui est des revendications, il s'agit à première vue d'extorquer de l'argent aux proches ou à la famille de la victime comme dans une affaire d'enlèvement classique. Le père et la petite amie d'Ilan recoivent très rapidement par téléphone, courrier éléctronique et SMS, des demandes de rançon oscillant entre 50 000 et 450 000 euros. Premier problème : la victime ne provient pas d'une famille fortunée. Un constat qui amène les policiers à se poser tout d'abord la question d'une éventuelle connivence entre le gang et sa victime, pour ensuite supposer qu'Ilan se serait "vanté d'avoir reçu un héritage". Toujours est-il que le montant de la somme tombe vertigineusement (selon certaines sources la revendication aurait chuté à 5 000 euros vers la fin), sans que les kidnappeurs ne se décident à se "découvrir", selon la terminologie policière, c'est-à-dire proposer des modalités d'échange.

"Concernant les moyens d'approche, ils étaient parfaitement au point, c'était un sans-faute, témoigne une source proche de l'enquête. C'est lorsqu'il fallait conclure que, soit ils se dégonflaient, soit ils ne savaient plus comment faire. Soit, encore, ils voulaient continuer à nous tourner en bourrique". Pendant trois semaines, les policiers de la "crim'" mettent pourtant en place un impressionnant système de traque, utilisant des filatures, des planques mais aussi une surveillance technique sophistiquée qui les mobilise 24 heures sur 24. Au moins à une reprise, ils seront à quelques minutes de mettre la main sur celui qui semble être le chef, ce jeune homme noir qui apparaît le visage caché par une écharpe sur l'une des photos prises par le dispositif de surveillance.

"YO-YO" DES REVENDICATIONS

Des policiers se relaient également nuit et jour au domicile de la victime où ils réceptionnent et traitent les communications avec les ravisseurs. Les négociations traînent en longueur, s'enlisent ; les ravisseurs donnent des rendez-vous fantaisistes pour aussitôt les annuler, jouent au "yo-yo" avec les nerfs des enquêteurs et les sommes demandées. Leur principale demande, jugée "irréaliste" par les policiers, consistait à faire virer de l'argent via Western Union dans un pays africain et, selon les enquêteurs, "ils se sont enfermés dedans". Au vu de cette situation, les policiers vont jusqu'à se demander s'ils n'ont pas affaire à une résurgence du groupe AZF – dont les revendications fantaisistes ont tenu en haleine les autorités françaises en 2004 et 2005.

C'est la découverte du corps supplicié d'Ilan qui accélère les choses. Alors que leurs chefs et les magistrats chargés du dossier sont obligés de "communiquer" sur cette affaire, jusque-là demeurée confidentielle, les policiers sont "dépités" : c'est pour la première fois qu'une affaire d'otage traitée par la "crim'" en France se termine par sa mort. "Horrifiés" par la cruauté du groupe, ils redoublent d'efforts alors que les spécialistes se perdent en conjectures sur les motivations de la bande : "crime gratuit", "asocial", "raciste"... Plus terre à terre, certains enquêteurs mettent en garde : "C'est peut-être aussi un avertissement. Terrorisés, les proches de leur prochaine victime se contenteront de remettre la rançon, sans faire appel à nous."

La Brigade criminelle détient également, depuis le début de la semaine, un homme soupçonné d'avoir été contacté par le gang pour servir d'intermédiaire dans la remise de rançon. Mais ce n'est pas lui, qui n'a pas l'air de les connaître, qui va les mener jusqu'à la bande. Le 16 février, une jeune femme qui s'est reconnue dans le portrait-robot de "l'appât" diffusé par la police se présente dans un commissariat de la banlieue parisienne : placée en garde à vue, elle avoue avoir attiré des jeunes garçons pour le compte du gang, précisant qu'elle ne savait pas ce qui risquait de leur arriver. Parallèlement, le piège monté grâce aux traques physiques et au traçage GPS se referme sur l'un des membres du groupe, qui sera trahi par son portable. Leurs deux témoignages, concordants, vont leur indiquer la piste de cet appartement de la cité du Tertre de Bagneux (Hauts-de-Seine) qui aurait servi de lieu de détention pour Ilan.

Après, ce n'était plus qu'une question d'heures. "Je n'ai jamais vu mes collègues aussi déterminés, tout le monde voulait en finir avec cette histoire", témoigne un fonctionnaire du 36, quai des Orfèvres qui a participé à l'opération. Plusieurs d'entre eux ont même écourté leurs congés annuels pour participer à l'interpellation de ceux qui ont torturé et tué Ilan Halimi et joué pendant plus d'un mois avec les nerfs de la "crim'".

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

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