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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Samedi 19 janvier 2008

 Voilà 3 chefs-d'oeuvres de Jean-Paul Ney et de son coup d'éclat. Vous pouvez visualiser toutes les videos ICI. Apparemment, elles ont été postées par un Ivoirien. Ney s'est fait piquer avec ces videos sur lui. Il faut quand même noter qu'il a été filé du 10 au 27 décembre et qu'il n'a rien vu venir, pire, il s'est fait balancer par une de ses aventures d'un soir là-bas. Ils en parlent ICI. Il a dû lui faire des confidences sur l'oreiller, sans doute. On voit-là le professionalisme du bonhomme pour fomenter un coup d'état. Dans la première video, on Ibrahim Coulibaly téléphone en France, il cite même des noms. Dans la deuxième, le pseudo-Jean-François -"barbouze français" écrit en gros- téléphone aussi et n'arrête pas de dire "vous tapez"... "vous repartez à la guerre"  "C'est le général qui te parle"... "S'il faut buter Sherif, vous le buter..." "Je veux Bouaké à feu et à sang..." etc... en tirant sur le joint, on est mort de rire ! Pas étonnant que ça ait raté. Du n'importe quoi mais en attendant, les Ivoiriens ont les preuves qui sont d'ailleurs sur tout le net. Voilà. Bravo Ney ! Tres fort !  Chez nous, on appelle ça  des manches !

 

 

 Ibrahim Coulibaly téléphone en France pour monter son complot

 

Video de Jean-Paul Ney

 

 Préparation du coup d'état par Jean-François

Opération Noel à Abidjan

 Coulibaly parle de virer Gbagbo

 

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Délation et Collaboration
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Samedi 19 janvier 2008
Alors voilà l'autre affaire de journaliste sur qui nous nous posons aussi beaucoup de questions, si l'on puit dire. Car il y a longtemps que l'on a compris. Nous avons posé tout en bas, un article du Point de 2003 qui en dit long sur le sujet.

 

 

Atteinte à la sûreté de l`état -

 Comment Jean-Paul Ney a été piégé par la gendarmerie

 

 

Depuis le 27 décembre 2007, Jean-Paul Ney croupit dans les geôles de la DST où il doit répondre de sa responsabilité dans la dernière tentative de déstabilisation du régime. Cet espion français qui manœuvre sous la casquette de Reporter photo connaît en effet un parcours très particulier. Révélations.

Les fins limiers de la gendarmerie nationale ont démontré, avec l’arrestation de l’espion français Jean-Paul Ney, qu’ils ont vraiment progressé en matière de renseignement. En effet, les services du général Edouard Kassaraté ont très tôt flairé cette autre opération de déstabilisation ourdie contre le pouvoir d’Abidjan. Par rapport aux informations dont ils disposaient, Jean-Paul Ney a été, dès son arrivée le 10 décembre 2007 à l’aéroport international, pris en filature. Ses faits et gestes étaient observés jusqu’au 27 décembre dernier au moment où il est allé se pré-positionner nuitamment en face de la RTI attendant le moment de l’assaut final. Ainsi donc, pendant deux semaines, le mercenaire français a été suivi dans tous ses déplacements, même jusque dans ses rendez-vous galants. C’est d’ailleurs, dit-on, l’une de ses compagnes d’un soir, coincée par les limiers ivoiriens qui a fini par ’’balancer’’ le Français. Il s’agissait donc pour la gendarmerie de cumuler un maximum d’informations compromettantes afin que l’arrestation du suspect ne souffre d’aucun doute. C’est ce qui a été fait d’autant plus que tout s’est passé dans la discrétion et l’annonce de son arrestation ne s’est faite qu’une semaine après celle-ci, c’est-à-dire le vendredi 4 janvier 2008. L’opération s’est donc déroulée dans la discrétion totale.

Qui est en réalité Jean-Paul Ney ? C’est en 1996 que Jean-Paul Ney embrasse le métier de Reporter photo. A ce titre, il a collaboré avec l’agence SIPA presse ainsi que la chaîne de télévision Canal+. Depuis les Etats-Unis d’Amérique où il a séjourné, il était le correspondant du magazine VSD ainsi que du journal France-Soir. Cet ancien éducateur sportif de 31 ans, s’est ensuite spécialisé dans l’espionnage et le terrorisme. "Monde qui le fascine" comme l’indiquait le journal ’’Le Point’’, en 2002. C’est pourquoi, il n’hésitera pas à se métamorphoser en véritable barbouze puisque sa casquette de journaliste photographe lui permettait de briser aisément les barrières et d’agir toujours de façon insoupçonnée. Jean-Paul Ney a par le passé déjà eu maille à partir avec la justice et la police. Il avait été mis en examen pour « vol et atteinte au secret de la défense nationale ». Alors vigile, il avait dérobé une carte du réseau Rimbaud, au ministère des Affaires étrangères. Le Réseau Rimbaud, un réseau téléphonique interministériel permettait aux personnes autorisées de l’Etat de se joindre en mode sécurisé. Jean-Paul va additionner les plaintes et les jugements. Il va d’ailleurs effectuer plusieurs jours de prison "préventive" dans une affaire de menaces de mort à l’encontre d’un autre journaliste. Il sera condamné à 1 an de prison avec sursis, environ 1,9 million de francs cfa (3.000 euros) d’amende et soins psychologiques et psychiatriques demandés par le tribunal. Il sera aussi entendu dans l’affaire AZF quand des inconnus ont menacé d’attaques les lignes SNCF. Il indiquait avoir des "infos". Il se servira aussi d’un ordinateur d’un journaliste de i-Télévision pour noyer le forum du site Kitetoa (site underground tenu par un journaliste) de messages vengeurs. Certaines rédactions occidentales ont été victimes des frasques du journaliste photographe. La rédaction de Zataz, il y a une dizaine d’année, avait eu l’occasion de goûter à ses frasques. Une erreur qui va leur coûter cher. Zataz avait effectué, avec lui, pour l’agence SIPA, des photographies. Seulement, les négatifs lui ayant été laissés, il s’en servira pour les menacer devant le tribunal. Zataz a été condamné à payer l’équivalent de la somme de 2.000.000 francs cfa. Jean-Paul Ney est également membre ou fondateur de pluisieurs associations regroupant des journalistes de questions militaires ou de terrorisme.

ROBERT KRA

Ney, comme Jean-Helène

 

L’histoire de l’arrestation récente de Jean-Paul Ney par les services de sécurité ivoiriens fait penser à une autre, plus tragique celle-là, survenue au début de la crise politico-militaire qui secoue la Côte d’Ivoire depuis plus de 5 ans. Il s’agit de l’affaire Jean-Helène, du nom de l’ex-correspondant de Radio France internationale (Rfi) à Abidjan. Qui a été abattu par le sergent de police Sery Dago, une nuit, devant la maison de la sûreté nationale, sise au quartier chic d’Abidjan-Plateau. Dans la foulée de l’enquête ouverte suite à ce meurtre, l’on apprendra que la profession de journaliste du français n’était qu’un paravent, un écran de fumée pour cacher sa véritable mission en Côte d’Ivoire. En effet, barbouze de son état, l’homme, sous le manteau du journaliste, oeuvrait secrètement à l’avancée et au triomphe de la rébellion. On se rappelle, que dès que le journaliste ( ?) visitait une localité, le lendemain celle-ci était attaquée et annexée par les rebelles. C’est à peine s’il ne servait pas d’éclaireur aux combattants de Guillaume Soro. Une perfidie qu’il a, en définitive, payée cash, refroidi qu’il a été par le sergent Dago. Pour ceux qui connaissent bien la petite mare de la cellule africaine de l’Elysée, ils savent que c’est une vieille tradition de la maison, de parer du manteau de journaliste les agents de l’ombre, chargés d’accomplir les basses besognes sur le théâtre ivoirien. La liberté de presse étant observée dans la plupart des pays, il est plus facile de prendre ainsi à défaut les régimes à abattre. Et si par malheur, les choses venaient à se compliquer, à tourner au vinaigre, alors Robert Menard, le truculent président de l’association « Reporters sans frontières » (Rsf) et ses petits copains seront actionnés pour entrer en scène et réclamer bruyamment la libération du journaliste ( ?) mis aux arrêts. Il s’en suit tout un battage médiatique dans toute la presse française et même au-delà. Pour obtenir l’élargissement de l’agent coincé. La stratégie est aujourd’hui connue et ne surprend presque plus personne. C’est une manœuvre,-en ce qui concerne les pays africains-, qui a connu, dit-on, ses lettres de noblesse sous le règne des réseaux Foccart dont l’héritage semble avoir été bien entretenu par les successeurs de « Jacques l’Africain » comme ses proches aimaient désigner le vieux Foccart. En témoigne la dernière mission en terre ivoirienne de Jean Paul Ney, qui malheureusement a tourné court. Car ce que les barbouzes français ont ignoré, c’est que les petits Etats africains, ambitieux comme la Côte d’Ivoire ont, au fil des années, considérablement pris du volume en termes de capacité d’écoute. Si bien qu’il est aujourd’hui plus difficile de passer entre les mailles du filet tendu par les sécurocrates locaux.

Le lourd silence de Janier

L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, SEM André Janier, jusqu’à hier soir, n’avait pas encore,- du moins officiellement-, donné de la voix sur cette affaire de mercenaire français arrêté fin décembre 2007, à Abidjan par les autorités ivoiriennes. Lui d’habitude si généreux en propos, garde curieusement le silence. Le sujet manquerait-il d’intérêt aux yeux du premier citoyen français en terre ivoirienne ? Ce n’est pas certain. Car selon des sources proches de la maison de France à Abidjan, le diplomate a déjà pris langue avec les autorités ivoiriennes sur le sujet. Mais il serait resté sans voix devant les preuves irréfutables qui accablent Jean-Paul Ney.

On cite notamment une copie du discours du sergent-chef Ibrahim Coulibaly dit IB,-trouvée entre les mains du journaliste-photographe-, qui devait marquer la prise de pouvoir de ce dernier, après le renversement réussi des institutions de la République, programmé fin décembre dernier. « Dans ces conditions, vous comprenez aisément qu’il ne peut que garder le profil bas dans cette affaire gênante à bien d’égards. Surtout qu’elle tombe à un moment où la Côte d’Ivoire et la France négocient une nouvelle entame de route après des relations orageuses observées ces 5 dernières années, entre les deux Etats », nous a confié un diplomate européen en poste à Abidjan, visiblement bien informé sur la question. Ainsi donc après l’ « arche de Zoé » au Tchad, l’affaire Ney est assurément un nouveau coup dur pour les autorités hexagonales. Qui devront particulièrement manœuvrer dur à Abidjan pour chasser le sentiment,-quasiment général-, que la France, malgré ses différentes professions de foi, n’a pas encore renoncé au projet de renverser le régime du président Laurent Gbagbo. Assurément, ce ne sera pas la chose la plus facile qui soit. Surtout en ces temps où la cité est secouée par les bruits récurrents de coup de force en préparation. Le moins que l’on puisse dire est que Janier et les siens ont véritablement du pain sur la planche.

Sources Abidjan net

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

Secret défense - Espionnage


L'homme qui en savait trop

 

02/05/2003 - © Le Point - N°1598

 

 

A propos de Jean-Paul Ney, voir aussi ici

 

Un jeune journaliste est mis en examen pour atteinte à la sûreté de l'Etat, dans une curieuse affaire concernant le réseau de communication interministériel Rimbaud.

Etrange friture sur les lignes du téléphone interministériel. Le 13 mars, le juge antiterroriste Gilbert Thiel a mis en examen un journaliste de 27 ans, Jean-Paul Ney, pour « vol et atteinte au secret de la défense nationale » dans une curieuse affaire concernant le réseau Rimbaud (Réseau interministériel de base uniformément durci), qui permet à 4 000 abonnés au sein de l'Etat de se joindre en toute discrétion.

Auteur du livre « Terreurs virtuelles » aux éditions Carnot, Jean-Paul Ney revendique d'être spécialiste des services de renseignement. Le jeune reporter indépendant se targue auprès de ses proches de liens avec la National Security Agency (NSA) des Etats-Unis et le Mossad israélien. Navigateur assidu sur le Web, il a eu maille à partir avec d'autres surfeurs et a même été mis en examen en janvier pour « menaces de mort réitérées » sur le Net par une magistrate de Nanterre.

Ce jeune homme se retrouve au centre d'une délicate affaire. La Direction de la surveillance du territoire (DST) enquête depuis juin 2002 sur la disparition d'une carte d'accès au Rimbaud - format carte de crédit -, dérobée à Dominique Perreau, alors directeur au ministère des Affaires étrangères. A l'époque du délit, Jean-Paul Ney travaillait pour une société de sécurité et officiait comme vigile au Quai d'Orsay.

A la fin du printemps 2002, le journaliste contacte un ancien membre de la Direction centrale de la sécurité et des systèmes d'information (DCSSI), une direction dépendant du Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN). Ney, qui a souvent fait des appels du pied auprès des services secrets français, qui le fascinent, avise son interlocuteur que « le Rimbaud a été cassé » . Pour prouver qu'il ne plaisante pas, Ney montre même la carte dérobée. Les enquêteurs la retrouveront d'ailleurs en sa possession.

Le « contact » de Ney est en fait Hubert Marty-Vrayance, commissaire principal issu de la Direction centrale des Renseignements généraux. Ce fonctionnaire bien noté a été mis à la porte de la DCSSI en avril 2002, car sa direction avait repéré ses initiales dans les remerciements du livre de Thierry Meyssan, « L'effroyable imposture ». Ce best-seller défendait la thèse abracadabrante selon laquelle aucun avion ne s'était écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001. A titre de témoins, dans l'affaire du Rimbaud, Marty-Vrayance a été entendu par le juge Thiel et Meyssan l'a été par la DST. Le contre-espionnage a d'ailleurs profité de l'occasion pour interroger Meyssan sur ses contacts dans les pays arabes, où son ouvrage se vend comme des petits pains. Un ancien commissaire de la DST spécialisé dans l'informatique a lui aussi été entendu par le magistrat en raison de ses liens avec le journaliste. Contacté, Jean-Paul Ney n'a pas souhaité réagir aux informations du Point et son avocat, en guise de réponse, a juste averti qu'il enverrait un droit de réponse. Au SGDN, gestionnaire du réseau Rimbaud, on assure que « la carte en question a été aussitôt désactivée, que le secret des conversations interministérielles n'a pas été mis en péril » et que, par ailleurs, la puce ne contient pas de clé de chiffrement qu'un service secret étranger pourrait décrypter.

Le dossier est d'autant plus sensible qu'entre le 16 et le 23 avril 2002 des documents classés « confidentiel défense » concernant le Rimbaud ont disparu du bureau d'un magistrat de la Cour des comptes effectuant une mission de contrôle au SGDN. Il s'agit d'un exemplaire du rapport Hirel, « L'évolution du réseau interministériel », d'une note datée du 2 avril 2002 et de documents répertoriant les crédits affectés au conseil interministériel du renseignement de 1993 à 2001. Quelques jours plus tard, la DST repérait qu'un site Internet basé à Auckland, en Nouvelle-Zélande, faisait état de failles du système Ranch, qui fait partie du Rimbaud. Les auteurs semblaient s'être inspirés de la page 9 du rapport Hirel.

Sources Le Point

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : Délation et Collaboration
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Samedi 19 janvier 2008

Il se passe quand même de drôle de choses dans les services de renseignements français qui nous font vraiment aller dans le sens qu'ils sont complètement infiltrés par des agents étrangers ou qui oeuvrent pour une puissance étrangère. Il y a d'un côté MAM qui avait supervisé l'interpellation du journaliste  Guillaume Dasquié et de l'autre Sarkozy qui vient à sa rescousse laissant entendre qu'il avait été arrêté parce qu'il ne voulait pas divulguer ses sources. Il donne le nom de sa source, s'il vous plaît, un ancien de la DGSE qui se nomme Philippe Hayez, -ce qui nous fait bien sourire... on a une amie qui s'appelle aussi Hayez et qui est d'ascendance judaïque, comme nous- et qui est aujourd'hui à la cour des comptes. Puis Dasquié a dédouané Hayez, les enquêteurs l'ont mis hors de cause et  cette affaire n'a donné lieu à aucune sanction "contre des fonctionnaires en activité dans le service". Mieux, on a perquisitionné chez le haut fonctionnaire, de nombreux dossiers de la DGSE ont été découverts, ce qui est illégal mais il ne se passe rien. Excusez nous du peu. Il y a quand même quelque chose qui cloche grandement. ON dédouane tout le monde et on ne pousse pas les investigations pour savoir s'il y a espionnage. On peut donc espionner en toute tranquillité chez nous, ce n'est pas un crime, même si vous détenez des documents top secrets d'un agent des services de renseignements, on passe l'éponge. On retient la leçon. Nous aussi, nous avons des sources et des documents. Par ailleurs, comme par hasard, une autre affaire avec encore un pseudo-journaliste est sur le gril, dont nous parlerons juste après.

 

Affaire Dasquié: un ancien de la DGSE mis en examen

 

 

L'affaire du journaliste Guillaume Dasquié rebondit, avec la mise en examen d'un ancien cadre de la DGSE, Philippe Hayez. Dans les milieux du renseignement, on estime toutefois que ce haut-fonctionnaire, aujourd'hui à la Cour des Comptes, n'est pas la source du journaliste et que cette mise en examen est un "mauvais procès fait à un grand serviteur de l'Etat". Guillaume Dasquié avait été placé en garde à vue puis mis en examen, début décembre, pour avoir détenu des "notes de synthèse" confidentiel défense de la DGSE au sujet d'Al Qaeda - et les avoir publiées dans Le Monde. On apprend aujourd'hui qu'un haut-fonctionnaire avait alors été mis en examen. Il s'agit donc de Philippe Hayez conseiller maître à la Cour des Comptes. Il avait été placé en garde à vue et interoggé par la DST le même jour que Guillaume Dasquié, mais son nom n'avait pas été rendu public. Lors de sa garde à vue, Guillaume Dasquié avait dédouané Philippe Hayez, et donné un autre nom, celui d'une personne avec laquelle qu'il assure ne jamais avoir rencontré physiquement.

Philippe Hayez a quitté la DGSE depuis 2006 et il est revenu à la Cour des comptes. Il avait été en détachement Boulevard Mortier, pendant six ans, d'abord auprès du directeur Jean-Claude Cousseran, puis comme directeur adjoint à la Direction du renseignement.  Parallèlement, Philippe Hayez assurait des cours à Science-Po sur le renseignement dont voici le contenu.

De source interne à la DGSE, on assure que cette affaire n'a donné lieu à aucune sanction "contre des fonctionnaires en activité dans le service".

En réalité, Philippe Hayez semble être une victime collatérale de cette affaire : un temps soupçonné d'être la source du journaliste, les enquêteurs l'ont très rapidement mis hors de cause. En revanche, lors de la perquisition de son bureau rue Cambon, à la Cour des Comptes, ils ont découvert de nombreux dossiers de la DGSE qu'il avait conservé avec lui... Ce qui est évidemment illégal, même si la pratique est relativement courante, au moins au niveau des documents "confidentiel défense".

Sources Secret Défense

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : Délation et Collaboration
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Jeudi 11 mai 2006

Itinéraire d'un salaud ordinaire

Un livre de Didier  Daeninckx  

Avec l'aimable autorisation des Editions Gallimard nous publions ici "Cinq questions à Didier Daeninckx". Propos recueillis par Jean-Noël Mouret.

Jean-Noël Mouret (Gallimard): Le titre laisse entendre qu'il y aurait aussi des salauds "extraordinaires"...

Didier Daeninckx:
Dans un de mes premiers livres, Meurtres pour mémoire, je m'intéressais aux criminels de bureaux, ces hauts responsables qui décident à coups de tampons et de signature, et peuvent ordonner des crimes contre l'humanité sans jamais avoir le moindre contact avec leurs victimes, n'en avoir qu'une idée abstraite. C'est totalement effrayant.

Ce roman se situe, en quelque sorte, aux antipodes: pour que ces crimes de bureaux puissent se concrétiser, il faut des gens au contact direct des victimes. Des gens qui, comme le personnage central, le policier Clément Duprest, occupent cette place sans se poser de problèmes de conscience, qui se vivent comme l'outil d'une profession, trouvent l'obéissance aux ordres toute naturelle.

Au fond, les deux livres sont complémentaires: dans Meurtres pour mémoire, le regard survole la situation. Ici, il se confronte au quotidien.

J.N.M.: Qui sont les pires salauds?

D.D.:
Les uns ne peuvent pas exister sans les autres. C'est un phénomène de l'ordre du système, où l'on voit, dans bien des cas, la simple solidarité se transformer en corps, puis les corps devenir des institutions. Au final, c'est un système où tout se tient, mais on constate, par exemple lors de l'épuration, que ce sont les hommes de terrain qui ont eu le plus de comptes à rendre. D'autres, que leurs fonctions supérieures protégeaient, ont pu y échapper.

J.N.M.: Le roman retrace la carrière de Duprest de 1942 à 1981, mais s'intéresse surtout à la période de l'Occupation et de la Libération…

D.D.:
C'est en effet la période 1942-1946 qui constitue véritablement le personnage, ce moment où le jeune policier de vingt-cinq ans, affecté par hasard à ce que l'on appelait la "brigade des bobards", va entrer en osmose totale avec sa fonction. Cet ancien étudiant en droit, plutôt brillant, pourrait hésiter, prendre du recul, non, il se conforme totalement à ce qu'on attend de lui.

A la sortie de la guerre, le personnage a achevé de se sédimenter. Il est définitivement acquis à sa fonction. J'ai donc choisi de marquer son évolution par une série de bornes, à travers des épisodes peu connus de l'histoire contemporaine: ainsi, pendant la guerre d'Algérie, la manière de tenir les populations par la propagande où la chanson tenait une place, ou le montage par les services secrets d'une organisation terroriste imaginaire, la Main Rouge, destinée à masquer des centaines d'assassinats… Mais, avec le temps, on glisse de la tragédie à la farce: la carrière de Duprest, qui commence avec la rafle du Vel' d'Hiv, s'achève sur la comédie des entraves à la candidature de Coluche aux élections présidentielles de 1981!

J.N.M.: On ne parvient pas à trouver Duprest totalement antipathique…

D.D.:
Parce que c'est un humain ordinaire que l'on voit agir. Un homme que la folie de son travail conduit à retourner contre ses proches les armes techniques qu'on lui a données. Un être qui dépend des conditions dans lesquelles il a été élevé, des pesanteurs familiales, de la médiocrité de son mariage… Ce n'est pas un bourreau, mais il accepte d'entrée, passivement, la légitimité des ordres. Il ne fait aucune place au doute, ne montre aucune rébellion. C'est en cela qu'il peut toucher, alors que si c'était un franc salaud, tout en lui serait inacceptable.

J.N.M.: Peut-on parler de miroir tendu au lecteur?

D.D.:
Oui dans la mesure où, comme dans beaucoup de mes livres, je tente de comprendre, et de faire comprendre, pourquoi et comment des institutions fortes, prestigieuses, comme l'université ou l'armée, éprouvent le besoin de transformer leur personnel en exécutants soumis. Face à cela se pose la question du devoir de désobéissance, de la nécessaire réflexion sur ce que l'autorité demande d'accepter. Ernst Toller écrivait depuis Berlin en 1923, pressentant la catastrophe: "Ainsi sont les hommes. Et ils pourraient être différents s'ils le voulaient. Mais ils ne le veulent pas. Ils lapident l'esprit, ils le tournent en dérision, ils déshonorent la vie, ils la crucifient, encore et toujours".

Sources : Amnistia Net

Posté par Adriana Evangelizt

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