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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Communautaristes et Sionistes en France

Mercredi 1 mars 2006

La loi du lobby

par A. Merad

Les médias lourds de l’Hexagone en ont fait leurs choux gras. Mais avec une telle gravité dans le propos qu’on les sentait partie prenante.

Une façon bien particulière d’en prendre acte en se sentant profondément solidaire. Si l’événement a été évidemment largement commenté par les journaux télévisés, il s’en est trouvé des émissions dites de divertissement qui se sont crues obligées de prendre le relais pour bien mastiquer le sujet. Un fait divers -c’est un magistrat parisien qui l’a déclaré à une agence de presse française- qui a eu des prolongements d’antisémitisme, le motif aura été incontournable et en même temps explosif pour susciter l’émoi général et heurter les esprits.

La France entière est donc descendue dans la rue pour manifester son indignation à la suite de l’assassinat du jeune Ilan Halimi par la bande de malfrats dite « des barbares ». Du président de la République au simple citoyen anonyme, en passant par tous les ténors de la classe politique dans son ensemble, à l’exception de l’extrême droite suspectée de vouloir faire dans la récupération politicienne, la mobilisation a été massive, à la mesure du mouvement de conscience suscité pour la circonstance pour exprimer une solidarité plus idéologique qu’émotionnelle et dénoncer les conséquences d’un acte crapuleux qui risque, si la société n’y prend pas garde, de déboucher sur des dérives communautaires insoupçonnées.

Ainsi donc, l’affaire Halimi a-t-elle révélé que dans l’Hexagone, on reste, mais de manière partiale, très pointilleux sur les principes de liberté et des droits de l’homme, même si dans ce cas de figure a flotté dans l’air comme un sentiment de culpabilisation qui semblait de mise. Bernard Kouchner aura beau dire que ces marches auraient eu la même intensité s’il s’était agi d’un Arabe ou d’un Noir, il savait que ce qu’il disait sonnait faux. La preuve est que jamais l’etablishment français au grand complet ne s’est donné le mot comme il l’a fait cette fois-ci pour témoigner sa compassion envers les très nombreuses victimes de crimes analogues ayant visé précisément des Noirs et des Arabes. Les manifestations de solidarité n’ont jamais atteint cette ampleur, ni connu cette amplitude politique devant un acte crapuleux que tout le monde condamne avec la plus grande vigueur, mais auquel on a bien voulu donner une autre connotation.

Dans un de ses commentaires, le journal Libération a bien saisi la nuance en écrivant « que certaines voix considèrent qu’il faut traiter cette affaire comme un fait divers particulièrement sordide, pas comme une affaire de société et encore moins d’Etat. La mise en avant du caractère antisémite des activités criminelles de la bande serait une erreur pouvant aggraver le fossé entre communautés en France et à terme alimenter ce même antisémitisme ». Il faut se demander alors pourquoi cette propension à réagir fortement ici, et de façon presque formelle par ailleurs. Y a-t-il derrière chaque réaction un calcul auquel les politiciens sont obligés de se soumettre au risque de leur perdre leur âme ? En tout état de cause, la frénésie qui s’est emparée aussi bien des politiques que des médias dans l’affaire Halimi laisse croire que rien n’est entrepris innocemment, à plus forte raison quand on sait que derrière il y a un puissant lobby qui dicte sa loi.

Sources : EL WATAN

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 13 décembre 2006

Quand on lit ça, on a envie de dire "De quoi je me mêle  ?" On sait très bien à qui l'on doit les lois mémorielles et les lois sur le négationnisme.

Conférence de Téhéran : Paris envisage de poursuivre Faurisson





La France envisage de "poursuivre" le négationniste Robert Faurisson "en fonction des propos qu'il aura tenus" dans le cadre de la conférence de Téhéran sur l'Holocauste, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie Philippe Douste-Blazy à l'Assemblée.

"Nous allons étudier toutes les voies de droit pour poursuivre M. Faurisson en fonction des propos qu'il aura tenus à l'étranger concernant l'Holocauste", a déclaré devant les députés M. Douste-Blazy.

M. Faurisson "a déjà proféré des thèses négationnistes", a rappelé le ministre. "Pour cela, il a été poursuivi par la justice française et a été radié de l'université française", a-t-il précisé.

Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé que la conférence sur l'Holocauste organisée lundi et mardi par les autorités iraniennes à Téhéran était "inacceptable sur le plan historique, sur le plan moral et sur le plan politique".

L'ex-professeur de littérature Robert Faurisson a été condamné début octobre à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour des propos niant la réalité de l'Holocauste diffusés sur une chaîne satellitaire iranienne en février 2005.

La conférence de Téhéran, qui a remis en question la réalité de l'Holocauste, a suscité une condamnation unanime dans le monde, à commencer par celle des chefs de gouvernements israélien et allemand réunis mardi à Berlin.

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 15 décembre 2006

La première partie de cet article se trouve ICI...

RACISME D'ETAT : le dévoilement du système français !...



Mieux le comprendre, pour mieux le combattre !

par Daniel Milan (1)


2ème partie



« Lutte contre l'islamisme radical dans les Alpes-Maritimes » Question écrite du député Jérôme Rivière, au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy « Jérome Rivière a appelé l'attention du Ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales (sic), à propos de l'islam radical. En effet, dans le cadre d'enquêtes sur le terrorisme islamiste (re-sic) soixante-sept suspects avaient été interpellés par la DST en 2004.

Question écrite du 30/03/06.Le député souhaitait connaître le nombre d'agents déployés sur le département des Alpes-Maritimes dans le cadre et le bilan qui pouvait être tiré de ces opérations au niveau de notre département » Réponse du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy : « dans le le cadre des orientations et des priorités d'action dégagées par le conseil de sécurité intérieure, présidé par le Président de la République, et déclinées par le Gouvernement, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire, met en œuvre l'intégralité des moyens à sa disposition pour lutter contre l'islamisme en France, c'est ainsi que l'action complémentaire de la direction centrale des renseignement généraux et de la direction de la surveillance du territoire vise à identifier les lieux de prosélytisme et les individus apparaissant comme particulièrement impliqués. Par ailleurs, la mise à jour des circuits de financement constitue une priorité de ces services. Enfin, des pôles régionaux de lutte contre l'islamisme radical sur les modalités de celui créé à la demande du ministre de l'intérieur, par le préfet de police de Paris en mai 2004, ont été institués ces pôles régionaux de lutte contre le fondamentalisme religieux coordonnant les actions qui visent à rétablir la légalité républicaine (par exemple, suivi des associations islamiques radicales, surveillance des lieux de prière en vue de l'expulsion des auteurs incitant à la haine et à la violence, contrôles des commerces, débits de boissons, restauration rapide, téléphonie, librairies, sociétés de gardiennage et de sécurité… qui servent de lieux de rencontre aux islamistes radicaux ou qui sont sources de revenus pour le soutien logistique des réseaux fondamentalistes). Le pôle régional Provence-Alpes-Côte-d'Azur a été installé à Marseille le 2 Mars 2005. Il a notamment permis de reconduire à la frontière d'un individu déchu de la nationalité française pour complicité d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ainsi que l'expulsion du territoire d'un imam qui prônait l'apologie du terrorisme et incitait à la haine entre les communautés juive et chrétienne ».

(4) « Sentier I » et « Sentier II » : Lire en particulier les articles de Bruno Lecadre parus dans le journal « Libération » : « Sentier : six rabbins qui sentent le soufre » ; « Renvoi en correctionnelle des religieux français accusés de blanchiment » (Libération, 12/05/04) et « Le parquet torpille la deuxième affaire du Sentier » ; « Profitant d'un artifice de procédure, il a annulé le renvoi du dossier en correctionnelle » (Libération, 19/06/04). A noter que l'on peut lire des articles concernant cette affaire sur le site Internet : www.denistouret.net Un livre intitulé « Jusqu'au bout du sentier » (Ed. Michel Lafon) a été écrit sur cette affaire par Myriam Sitbon.

(5)Quelques morceaux d'islamophobie…

L'Union des Patrons Juifs de France en croisade contre l'islamisme… Un morceau de paranoïa et de mégalomanie, prononcé en présence de Nicolas Sarkozy, qui fut déclaré lors du Gala « Meilleur homme politique de l'année » !

Extraits du Discours du Président de l'UPJF, Claude Barouch, lors du Gala du 30 mars 2006.

(…) Et comme l'histoire du monde nous l'enseigne, lorsqu'une catastrophe approche, les premiers touchés, les fusibles multiséculaires, ce sont les juifs. Car, il peut affirmer, aujourd'hui que nous n'avons pas franchi l'irréversible, ce moment où plus rien n'est sous contrôle, tout peut s'emballer. Emeutes dans les banlieues, assassinat d'Ilan, scènes de guérilla urbaine contre le CPE… Ces manifestations de violence extrême se succèdent a rythme effréné sans qu'une ébauche de solution ne nous laisse entrevoir un espoir, aussi minime soit-il.

Comme je vous l'ai dit, aujourd'hui tout peut s'emballer… Car ne nous y trompons pas : Nous les Juifs, ne sommes que la partie émergée de cet iceberg de haine et de rejet de l'autre.

Nous savons malheureusement qu'aujourd'hui, il est aussi difficile d'être Chrétien que Juif dans les écoles et les cités de certains quartiers. Ces informations ne sont pas le fruit de notre imagination, mais ressortent de nos échanges avec nos amis chrétiens ainsi que les autorités dirigeantes de notre pays. Mais si nous juifs français avons fait le choix de rester en France et d'essayer encore d'y croire, alors le moins que nous puissions faire c'est de ne pas rester inactifs.

A nous seuls, nous ne modifierons pas le cours de l'histoire. Mais en unissant nos forces, nous pouvons sans doute en modifier certains aspects (…) Ce combat est si fondamental qu'il est aujourd'hui une des conditions de notre survie, un combat vital pour empêcher une fois de plus d'être relégué au rang de dhimmi.

Ce combat doit être mené sur tous les fronts à la fois, celui de la politique, de la communication et de la pédagogie.(…) L'UPJF a entamé un véritable travail de fond. Ainsi nous dialoguons aujourd'hui avec les responsables des principaux partis démocratiques de notre pays. Nous sommes à mêmes de leur passer des messages mais également de leur faire part des craintes est des angoisses dans lesquelles se trouvent notre communauté aujourd'hui.

Il est plus que jamais indispensable de continuer ce travail, de rester en contact permanent de nos dirigeants afin de défendre au mieux les intérêts de notre communauté. Et cela est d'autant plus important et fondamental que les intérêts de notre communauté sont les intérêts de notre pays : La France ! Cet engagement de l'UPJF dans la vie politique implique que nous ne nous priverons pas de faire des choix, le moment venu, entre nos véritables amis soucieux de nôtre bien être et de nos préoccupations, ceux qui comprennent notre attachement et notre soutien irréductible à l'Etat d'Israël, et les autres. (…).

Toujours dans la même perspective, en démontrant que la lutte contre le terrorisme international et les dictatures islamistes est le combat de tous les défenseurs des droits de l'homme et que chacun de nos concitoyens, quelque soit son appartenance religieuse ethnique ou philosophique est en danger. Ces gigantesques missions que nous nous impartissons se traduiront aussi bien par l'achat, si besoin est, de placards dans les médias nationaux, de campagnes d'affichage dans les rues de Paris et dans le métro, que par l'organisation de meetings et de conférences et toutes initiatives visant à propager une véritable information. Sur le terrain du pragmatisme aussi parce qu'il n'est pas concevable de laisser nos frères à l'abandon, subir aujourd'hui agressions verbales et physiques, demain on n'ose imaginer quoi d'autre. Alors nous allons organiser la caravane de la fraternité et aller à la rencontre de nos frères et de leurs voisins à Sarcelles, à Créteil, à Bondy, à Epinay sur Seine, à la Courneuve, à Mantes la jolie, à Sartrouville… Il s'agira ici d'organiser des soirées de la fraternité pour transmettre pour transmettre plusieurs messages :

à nos frères tout d'abord, leur affirmer qu'ils ne sont pas seuls, que tous leurs coreligionnaires sont conscients des dangers auxquels ils sont confrontés et que si nécessaire, on les aidera à quitter l'enfer dans lequel ils tentent de survivre. En les aidant à déménager si nécessaire en France ou en Israël, avec l'aide des pouvoirs publics mais aussi avec la solidarité de la communauté.

à leurs agresseurs d'autre part, en leur rappelant qu'ils ne se trompent pas de cible, que les juifs ne sont pas leurs ennemis et en tentant de construire des passerelles. Il conviendra aussi, et sans risque d'interprétation d'une quelconque provocation de notre part, de leur faire comprendre que nous ne tolérerons pas de nouvelles agressions et que nous n'aurons de cesse, le cas échéant, de leur faire payer dans le strict cadre, bien sûr, de la loi républicaine.

Tout cela demande des moyens. Parce que nous sommes responsables de nos enfants et de nos frères, les membres de l'UPJF et tous ceux qui viendront nous rejoindre dans ce combat, doivent doter l'organisation des moyens de sa politique et consacrer du temps pour l'accompagner. Ce soir le véritable lobby que nous voulons affirmer doit relever un premier défi. Celui qui consiste à assurer l'organisation de la faisabilité des chantiers sur lesquels elle travaille et qui sera la véritable et première démonstration à l'égard de tous, que votre détermination est sans faille.(…).

Chers amis, nous commençons peut-être à vivre un cauchemar mais nous devons ensemble, avec nos compatriotes non-juifs, nous dresser pour rappeler notre refus de l'indifférence et de la passivité devant le racisme et l'antisémitisme. Nous devons tout faire pour que l'action de l'Etat soit menée sur deux fronts : Combattre la drogue intégriste qui se sert de l'antisémitisme pour mieux enrôler ses soldats de l'Islam. Lutter contre la criminalisation de certaines zones françaises où la fureur anti-juive est aussi le paravent de la délinquance la plus sauvage. On dit que dans le passé les antisémites les plus dangereux étaient ceux qui voulaient faire un monde sans juifs.

Aujourd'hui, les antisémites les plus virulents ne sont plus seulement ceux qui veulent un monde de Juifs dhimmi et sans Etat Juif, mais ce sont ceux qui veulent islamiser le monde et rendre dhimmi l'ensemble du monde judéo-chrétien. Je vous remercie.

NDLR. Ce discours circule sur plusieurs sites du net. On peut le trouver, notamment, avec des photos en prime, sur le site : www.alert2neg.over-blog.com/article-4653161.html


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« Malgré tout ce que la France a fait pour eux les fils d'immigrés islamiques la haïssent. C'est comme ça dans leur culture (…). Le problème est que la plupart de ces jeunes sont noirs et s'identifient à l'islam. » Alain Finkielkraut, philosophe. Extraits d'un reportage de 6 pages dans le supplément de Haaretz daté du 18 novembre 2005.

« Il faudra un jour prévoir une mosquée à Nice, mais ce n'est pas le moment, compte tenu de ce qui se passe dans les banlieues actuellement. Il faut en toute réciprocité. Nous en parlerons quand il y aura une volonté de tolérance dans l'islam ». Jacques Peyrat, maire de Nice. Propos recueillis par Métro France, 15 novembre 2005.

« Nous sommes dans une nouvelle guerre, déclarée par des islamo-fascistes (…)La guerre a lieu désormais au cœur des villes. Il va falloir reformer nos écoles de guerre… » Alain Marsaud, député UMP, ancien magistrat antiterroriste, Le Figaro, 30 juillet 2005.

« Nous devons affronter un fascisme islamique qui s'attaque avec la pire des lâchetés à nos sociétés démocratiques » Bernard Kouchner, Le Monde, 20 juillet 2005.

« La troisième guerre mondiale est déclaré et préconise une garde nationale pour rétablir les frontières, investir les quartiers islamistes et contrôler les mosquées (…)L'Islam est le terreau de l'islamisme et l'islamisme le terreau du terrorisme. »Philippe de Villiers, président du MPF, TF1, 16 juillet 2005.

« L'Islam en France est d'abord celui des caves et des banlieues. Ces musulmans ne sont pas dangereux, mais ils portent en eux un antisémitisme latent. ». Le rabbin Michel Sarfaty, Président de l'Amitié Judéo-Musulmane de France, Le Point, 10 mars 2005.

« Ce sont des français comme les autres, mais il y a certaines de nos valeurs qui leur paraissent inaccessibles » Jen-Pierre Raffarin, Premier ministre, en commentant l'exclusion des deux sœurs voilées Alma et Lila Lévy au Lycée d'Aubervilliers, en septembre 2003. « Les fils d'Allah se multiplient comme des rats » Oriana Fallaci « La rage et l'orgueil » (2002).

« Les mosquées qui sont un lieu de culte, ne peuvent pas se concevoir dans une république laïque ». Jacques Peyrat, sénateur-maire de Nice, dans un courrier adressé à Noël Vouret, Conseiller municipal subdélégué aux relations avec les cultes, 12/09/2000.

« C'est la nature intrinsèque de l'Islam qui pousse au crime » Bernard-Henry Levy, Le Monde (1997).

Allocution du Premier ministre Dominique de Villepin au dîner du Congrès Juif Mondial où il était l'invité d'honneur (12/11/2006).

Monsieur le Président du Congrès juif européen, Cher Pierre Besnainou, Monsieur le Président du Congrès juif mondial, Monsieur le Président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Cher Roger Cukierman, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames, Messieurs les Parlementaires, Mesdames, Messieurs, Chers amis,

C'est un grand honneur pour moi de me trouver parmi vous ce soir, à l'occasion du vingtième anniversaire du Congrès juif européen. Avant toute chose, permettez moi de remercier le Président du Sénat, Christian Poncelet, de nous accueillir dans ce haut lieu de la République, dans ce cadre prestigieux et symbolique, si propice à l'échange et à l'affirmation de nos valeurs communes.

Merci également au Président du Congrès juif européen.

Monsieur le Président, vos paroles chaleureuses et fortes me touchent profondément. Vous avez parlé d'émotion et de reconnaissance. Vous avez également fait part de votre inquiétude devant la situation au Proche-Orient. Au moment où cette région est confrontée à un regain de violence, soyez assurés de la mobilisation totale de la France pour assurer la sécurité d'Israël et travailler à une paix juste et durable.

Nous pouvons pour cela compter sur la relation de confiance et d'amitié entre la France et Israël, une relation qui doit beaucoup à la communauté juive de France dont je veux saluer ce soir les représentants. Je suis fier qu'elle puisse accueillir ce soir à Paris cette assemblée générale du Congrès juif mondial.

1-La France mène une lutte résolue contre l'antisémitisme dans notre pays comme au niveau international. Depuis 2002, nous mettons tout en œuvre pour renforcer la prévention et la répression.

Nous avons d'abord pris des mesures fortes en matière de protection. Les sites sensibles comme les lieux de culte et les centres communautaires font aujourd'hui l'objet d'un dispositif de surveillance renforcé. Des unités de forces mobiles sont spécialement engagées dans les départements les plus touchés. 1200 hommes, auxquels s'ajoutent les forces locales de police et de gendarmerie, assurent exclusivement la sécurité des lieux culturels ou associatifs de la communauté juive. Enfin, un programme immobilier de sécurisation des sites sensibles est inscrit au budget du ministère de l'Intérieur.

Nous luttons aussi contre l'impunité, en renforçant la législation contre les actes à caractère raciste, antisémite ou xénophobe. Cette législation, elle est appliquée avec la plus grande rigueur et la plus grande fermeté. Des magistrats spécialement chargés de suivre les affaires racistes et antisémites ont été désignés dans chaque parquet. Par ailleurs, le ministère public fait systématiquement appel lorsque les peines sont estimées trop clémentes.

Nous avons obtenu de vrais résultats : en 2005, les actes antisémites ont diminué de 47% par rapport à l'année précédente. Les chiffres disponibles aujourd'hui pour 2006 confirment cette tendance à la baisse. C'est le résultat de la mobilisation de tous.

Mais notre vigilance demeure intacte, car ce combat nous le gagnerons que dans la durée.

.Vigilance face aux actes : nous avons créé un Comité interministériel contre le racisme et l'antisémitisme.

Il se réunit plusieurs fois par an sous ma présidence, notamment pour surveiller l'évolution de la situation à partir des informations fournies par le ministre de l'Intérieur et le Conseil représentatif des institutions juives de France.

.Vigilance également face aux discours, en particulier dans les médias, et je sais que c'est une question qui vous préoccupe tout particulièrement. Depuis décembre 2004, nous avons interdit la chaîne Al-Manar sur notre territoire.

Nous avons également interrompu le signal d'Al-Manar vers l'Asie et l'Amérique du Sud, qui était relayé par la société Globecast, filiale de France-Télécom.

Renforcer la prévention, c'est aussi être fidèles à notre devoir de mémoire. La France regarde son passé en face. Vous connaissez l'engagement du président de la République dans ce domaine. Il l'a réaffirmé en janvier dernier lors de l'inauguration du Mémorial de la Shoah à Paris et à l'occasion du soixantième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

Cette mémoire ne doit pas simplement vivre à travers les commémorations officielles mais bien dans chaque d'entre-nous. A l'heure où la génération qui a été témoin de ces heures tragiques disparaît, nous avons le devoir de tout faire pour transmettre aux jeunes le souvenir, le deuil et la conscience qui s'est forgée à travers cette épreuve. Une journée annuelle est désormais consacrée au souvenir de la Shoah dans les collèges et les lycées. Des voyages d'élèves sont organisés sur les lieux de mémoire.

Enfin, la France s'est engagée, aux côtés de 17 autres pays, dans le « Groupe d'action international pour la mémoire de la Shoah ».

Ce combat contre l'antisémitisme, la France le poursuit également sur la scène internationale.

Dans le cadre de l'Union européenne, d'abord.

Avec nos partenaires, nous avons pris plusieurs initiatives. Je pense au groupe de travail composé de représentants de la Commission, du Congrès juif européen et de la Conférence des rabbins européens. Je pense aussi à la décision du Conseil européen de renforcer la lutte contre l'antisémitisme et la xénophobie.

Cette loi contre l'antisémitisme, nous la menons aussi dans le cadre de l'OSCE.

La France y est particulièrement mobilisée, qu'il s'agisse de la lutte contre la propagande raciste, antisémite et xénophobe, avec la conférence de Paris en 2004, de la création d'ateliers de formation à la répression des crimes de haine ou de la mise en place de réseaux d'organisations non gouvernementales spécialisées.

2. Pour mener ce combat, nous devons renforcer encore la relation franco-israélienne.

Depuis 2002, nous avons parcouru un chemin considérable dans la voie du dialogue et de l'amitié entre nos deux peuples.

Nous avons renforcé nos échanges politiques.

La visite en juillet 2005 d'Ariel Sharon, vers qui nos pensées vont ce soir, a été pour nous tous un moment particulièrement fort.

Avec celle d'Ehud Olmert en juin dernier à Paris, elle a marqué une nouvelle étape dans notre relation.

Face aux défis que nous avions à relever ensemble nous avons besoin d'un dialogue toujours plus fort.

Nous avons aussi renforcer notre coopération.

Grâce au « groupe de haut niveau », que j'avais mis en place comme ministre des Affaires étrangères avec Shimon Peres, la compréhension entre nos deux sociétés s'est approfondie.

Avec la Fondation France-Israël, nous voulons maintenant aller plus loin et ancrer ce partenariat dans la durée. Je souhaite que les autorités israéliennes s'engagent résolument à nos côtés pour faire vivre cette institution.

Aujourd'hui, nos entreprises, nos universités, nos associations, nos artistes, nos scientifiques ont appris à mieux se connaître et à travailler ensemble. Des projets conjoints voient le jour dans tous les domaines, économique, universitaire, scientifique, artistique et culturel.

3. Cette amitié, cet engagement de la France est déterminée à les mettre au service de la paix.

La paix au Proche-Orient d'abord.

La crise tragique du mois de juillet a constitué pour les israéliens, pour les libanais et pour tous ceux qui sont attachés à cette région une épreuve terrible.

Je pense aux habitants d'Haïfa et du nord d'Israël touchés par des tirs de roquettes du Hezbollah. Je pense aussi aux nombreuses victimes civiles libanaises.

La France s'est pleinement mobilisée pour faire voter la résolution 1701, qui a conduit à la cessation des hostilités et fixé les paramètres pour une solution politique durable .

En assumant le commandement de la FINUL renforcée et en déployant à ce jour plus de 1.600 hommes sur le terrain, notre pays a pris toutes ses responsabilités.

Nous sommes aujourd'hui engagés pour soutenir l'application de cette résolution, qui suppose notamment la libération des deux soldats israéliens toujours détenus, le désarmement des milices et le respect de l'embargo sur les armes mais aussi l'arrêt des survols par les avions israéliens qui constituent une violation de la souveraineté du Liban.

Nous le savons tous, la situation actuelle au Proche-Orient reste très fragile.

Plus que jamais la stabilité et la sécurité passent par le règlement du conflit israélo-palestinien. Avec l'Union européenne, la France est pleinement mobilisés en faveur d'une solution juste et durable.

Notre objectif reste celui de deux Etats vivant côte-à-côte en paix et en sécurité. Seule une paix fondée sur une solution politique et un règlement négocié, pourra assurer de manière durable la sécurité et l'avenir d'Israël et des peuples de la région.

Le Président de la république a réaffirmé cette conviction avec force en proposant la tenue d'une prochaine conférence internationale. Pour rétablir la confiance, la libération du soldat Shalit enlevé au début de l'été et l'arrêt de toutes les violences sont indispensables.

C'est dans le même esprit de responsabilité et d'engagement qui nous anime pour relever le défi posé à la sécurité régionale par les risques de prolifération.

Je l'ai dit à plusieurs reprises : je partage les préoccupations légitimes d'Israël face aux propos inacceptables tenus par le président iranien, qu'il s'agisse de déclarations antisémites ou de ses appels à la destruction d'Israël. Je les condamne une nouvelle fois avec la plus grande force.

L'Iran poursuit un programme d'enrichissement de matières fissiles qui suscite des interrogations internationales légitimes.

Notre seul objectif est d'amener à l'Iran à se conformer à ses engagements internationaux : un Iran doté d'une capacité militaire est inacceptable. En étroite coordination avec les autres Européens, les Américains, les Russes et les Chinois, nous avons aussi présenté à Téhéran des propositions ambitieuses.

Devant le refus iranien de répondre à cette offre en suspendant ses activités d'enrichissement, nous avons pris nos responsabilités. Une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies est en préparation. Je souhaite l'adoption rapide de ce texte qui doit prévoir des sanctions progressives, ciblées et réversibles.

Dans cette nouvelle phase, il nous faudra maintenir l'unité de la communauté internationale, car c'est la condition de légitimité de notre action, et donc de notre efficacité.

Mesdames, Messieurs,

A l'heure où la région court le risque d'une nouvelle flambée de violence, la rance se tient résolument aux côtés d'Israël. Elle ne transigera pas sur sa sécurité, qui passe par le règlement du conflit israélo-palestinien.

C'est tout le sens de l'engagement de la France et de l'Europe au Proche-Orient aux côtés des peuples de la région.

C'est également le sens des valeurs universelles de justice et de dialogue, des principes républicains de tolérance et de respect de l'autre, dont vous êtes les éminents défenseurs. C'est aussi le sens de la lutte contre l'antisémitisme qui est pour le gouvernement, pour moi-même, pour le Président de la République une priorité absolue.

Je vous remercie.


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Allocution du Premier ministre Dominique de Villepin, au dîner du CRIF, où il était l'invité d'honneur (20/02/06).

Monsieur le Président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, Messieurs les représentants des cultes, Madame la présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah,

Chers amis,

Avant toute chose, permettez-moi d'adresser un message à la famille d'Ilan Halimi, qui pleure son fils assassiné dans des circonstances dramatiques. Je veux dire à chacun d'entre-eux combien je m'associe à leur douleur. Je veux leur dire que mes pensées vont vers eux. Je veux qu'ils sachent que nous ferons tout pour que les auteurs de ce crime barbare soient arrêtés et traduits devant la justice. J'ai demandé au Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et au Garde des Sceaux que toute la lumière soit faite sur cette affaire, y compris bien sûr, sur les motivations de cette acte odieux. Je tiens d'ailleurs à vous dire, comme je viens d'en avoir confirmation, que le juge d'instruction a retenu , dans cette affaire, la circonstance aggravante de crime commis à raison de l'appartenance à une religion. Nous devons la vérité à la famille d'Ilan. Nous vous devons la vérité. Nous devons la vérité à tous les Français.

C'est un grand honneur pour moi que de prendre la parole devant vous ce soir.

Et c'est avec une grande émotion que je vous retrouve cette année. Comme ministre des Affaires étrangères et comme ministre de l'Intérieur, j'ai eu à plusieurs reprises l'occasion d'aborder avec vous des questions importantes.

Je connais votre attachement à la France, à la république et à ses valeurs, je connais la franchise et la passion avec laquelle vous abordez de grandes questions qui concernent nos concitoyens juifs et la République : et vous remercie M. le Président d'avoir, une fois encore, parlé avec votre cœur.

Moi aussi, je veux parler avec mon cœur et vous dire avec force, avec conviction : la lutte contre l'antisémitisme est pour moi une priorité absolue. Parce que je me sens responsable de votre sécurité à tous. Et parce que l'antisémitisme est la négation de l'esprit républicain.

Je me souviens, lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, de l'émotion et de l'indignation après la profanation du cimetière d'Henlisheim en avril 2004. Je me souviens aussi de la solidarité de tous ceux qui étaient venus apporter leur soutien lors de la cérémonie inter-religieuse à laquelle ont assisté plus de 500 personnes.

Nous ne pouvons accepter que des lieux de culte ou des écoles soient dégradés sur notre territoire. Nous ne pouvons tolérer que des enfants soient menacés, des citoyens agressés en raison de leurs croyances. Je veux le redire aujourd'hui avec force : rien aucune raison politique ou historique ne saurait les justifier. Nous irons jusqu'au bout de notre enquête. Nous ferons tout pour que la justice puisse faire son travail.

En 2005 les actes antisémites ont diminué de 47% par rapport à l'année précédente. C'est le résultat de la mobilisation de tous.

Le Ministère de l'Intérieur et les forces de sécurité d'abord : et je veux saluer la détermination de Nicolas Sarkozy, dont je sais qu'il est particulièrement attaché à ce combat.

Lorsque j'étais Place Beauveau, j'ai tenu à mettre en place, sous l'autorité des préfets, des structures de veille et de coordination des services de l'Etat : Elles sont opérationnelles depuis 2004.

J'ai souhaité également améliorer le suivi statistique des faits antisémites ainsi que des poursuites pénales.

Par ailleurs nous avons améliorer la coopération entre la police nationale et les bénévoles du service de protection de la communauté juive, qui assurent un travail remarquable, afin de mieux prendre en compte les questions de sécurité.

Je voudrais également saluer l'action de la Chancellerie, qui, sous l'impulsion de Pascal Clément, travaille sans relâche au renforcement de l'arsenal législatif, la loi permet désormais d'aggraver les peines et de punir les infractions à caractère raciste, antisémite et xénophobe.

L'information et la concertation avec les communautés religieuses et les associations ont été renforcées.

Comme vous l'avez rappelé, M. le Président, la Justice est aujourd'hui, plus sévère face aux actes d'antisémitisme : désormais les poursuites sont systématiques lorsque l'auteur est identifié. La comparution immédiate et les peines d'emprisonnement ferme sont possibles dans les cas les plus graves, mais aussi pour les délits d'atteintes aux biens.

De son côté, Gilles de Robien s'est engagé pour mieux préparer les enseignants confrontés à ce fléau : le ministère de l'Education nationale mettra en place dès cette année un dossier de référence sur les enseignants et les responsables d'établissements, qui sera également disponible sur Internet.

Enfin, avec Philippe Douste-Blazy, le ministère des affaires étrangères mène une action d'information sur les efforts que nous mettons en place dans la lutte contre l'antisémitisme.

Notre mobilisation ainsi que les bons résultats obtenus ont d'ailleurs été salués aussi bien en Israël que par les représentants de la communauté juive aux Etats-Unis et dans le monde entier. Par ailleurs, la France s'est engagée dans la lutte contre l'antisémitisme au sein de l'Union Européenne ainsi que dans les grandes enceintes internationales.

Depuis un an, nous avons ciblé nos efforts sur les nouveaux supports pouvant véhiculer des messages antisémites.

Un ( ?) actualisé sur la cybercriminalité sera prochainement publié par le ministre de la justice : il contient des instructions spécifiques pour lutter contre la propagande antisémite.

Nous voulons également être plus vigilants avec les programmes de la télévision satellitaire : c'est ce que nous avons fait en juillet 2004 en demandant à la société satellitaire Eutelsat d'interrompre la diffusion de la chaîne Al-Manar, qui avait diffusé des programmes antisémites.

Cette année, les nouvelles dispositions de janvier 2006 donnent le plein pouvoir au CSA de refuser de conventionner une chaîne qui transmettait des messages inacceptables.

Enfin, lors du dernier Comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme que j'ai présidé, nous avons décidé de nouvelles mesures :

Le développement de la vidéo-surveillance aux abords des zones les plus sensibles, notamment les écoles et les lieux de culte ; le programme de mise en sécurité des établissements scolaires, des locaux communautaires et des lieux de culte sera poursuivi. Une nouvelle subvention sera versée au Fonds social juif unifié, qui est l'interlocuteur de l'Etat en la matière.

Nous avons également décidé la mise en place d'un point de signalement Internet qui devra recueillir et traiter les signalements portant sur les messages ou les comportements illicites sur la toile ; au premier rang desquels les contenus antisémites et racistes.

III

La lutte contre l'antisémitisme est un devoir moral. Elle doit aussi nous aider à construire une société de la République et non des communautarismes.

L'histoire des Juifs français est intimement lié à celle de la république. Depuis l'émancipation inspirée des valeurs de 1789, vous avez toujours été les défenseurs les plus ardents de l'esprit républicain et de ses principes universels.

Vous avez rappelé, Monsieur le Président l'importance de la commémoration de l'affaire Dreyfus. Vous avez raison, car elle marque le lien indéfectible qui unit les Juifs et la France et le destin de la République.

Car l'histoire de l'affaire Dreyfus, c'est l'histoire d'une vérité : une vérité qui s'insinue peu à peu sous la forme d'un simple doute, un simple soupçon, qu'exprime Bernard Lazare à l'automne 1896 : « Il est encore temps de se ressaisir. Qu'il ne soit pas dit que, ayant devant soi un juif, on a oublié la justice. » Avec l'acquittement et la réhabilitation de Dreyfus, la république impose la vérité contre la rumeur publique, la justice individuelle contre la raison d'Etat.

Et je veux rappeler ici les propos de Théodore Reinach, qui malgré la campagne d'antisémitisme qui accompagna cette affaire, affirme sa confiance dans la République : »Ne confondez jamais la France avec l'écume qui s'agite impunément, mais passagèrement à sa surface. Continuez de toutes vos forces, de toute votre âme comme on aime une mère, même injuste, même égarée, parce qu'elle est votre mère et parce que vous êtes ses enfants ». Voilà le message qu'il adressait alors aux élèves des écoles consistoriales en juillet 1898.

Aujourd'hui plus que jamais c'est cet esprit que nous devons défendre face aux tentations du repli communautaire : car la cohésion nationale n'est pas une chose acquise. La crise des banlieues nous a rappelé il y a quelques mois seulement que vivre ensemble est plus que jamais un défi quotidien.

Cela implique d'abord que nous luttions contre des formes de racisme et de discriminations. Nous le savons : les chances ne sont pas tous les mêmes pour tous les enfants de la République.

Cette injustice, le président Jacques Chirac l'a dit, c'est un véritable poison dans notre société. C'est pourquoi j'attache tant d'importance à l'égalité des chances, qui permettra de revitaliser les quartiers défavorisés et donnera de nouvelles opportunités à tous ceux qui rencontrent aujourd'hui des difficultés.

La cohésion, c'est donner les mêmes chances à chacun, mais c'est aussi faire en sorte que chacun respecte les mêmes devoirs : nous venons de célébrer le centenaire de la loi de 1905. Ce texte constitue aujourd'hui encore le meilleur garant de l'égalité entre les cultes et pour la liberté de conscience. Je pense aussi au respect et à la tolérance, qui sont au cœur de l'esprit républicain. Oui, la liberté d'expression doit être défendue envers et contre tout, parce qu'elle est un fondement de l'Etat de droit. Mais elle s'arrête là où commencent l'insulte, la diffamation, la xénophobie. Prenons garde à tout ce qui peut blesser les consciences et les convictions.

Car pour faire vivre la diversité française, nous avons besoin de respect et d'ouverture. Tout en restant fidèle à son idéal universel, la République doit aujourd'hui mieux reconnaître l'identité de chacun :

A Jérusalem, un vieux rabbin m'expliquait que la France, en hébreu, se dit « Tsarfat » Et « taarfat », c'est aussi le creuset de l'orfèvre. Dans ce creuset les métaux apportent chacun leur qualité. Chacun est indispensable à l'équilibre de l'ensemble. Le secret de l'orfèvre, c'est de faire que l'alliage final reflète chacun des différents métaux qui le composent.

Et bien, me disait ce rabbin, ce secret de l'orfèvre, c'est le génie de la France.

Vous êtes la meilleure preuve que l'unité de la France, ne signifie pas l'uniformité : c'est ce que disait le grand rabbin Kaplan. C'est encore ce qui a permis à Emmanuel Levinas, originaire de Lituanie, de devenir juif de France, une nation à laquelle, disait-il « on peut s'attacher par l'esprit et par le cœur aussi fortement que par les racines ».

La force de la France, c'est la diversité, cela implique que nous soyons capables de faire de la place à l'histoire de chacun, aux mémoires de tous. Nous avons vu combien certaines pages de notre histoire sont encore douloureuses et difficiles à évoquer. C'est pourquoi il est essentiel de laisser les historiens faire leur travail dans un climat de sérénité et d'apaisement. C'est pourquoi le président de la République a demandé la modification de l'article 4 de la loi de février 2005 : je sais Monsieur le Président, que vous y étiez vous-mêmes favorable.

Notre pays ne doit pas avoir peur de regarder son passé avec lucidité. Le choix d'une journée de commémoration de l'esclavage permettra à tous les Français de se rassembler autour du souvenir d'un épisode constitutif de notre histoire nationale, mais aussi d'affirmer notre attachement à la liberté et à la dignité de l'homme.

III

Ces valeurs nous devons également les affirmer à l'échelle internationale :

Vous avez posé, M. le Président, la question de la politique étrangère de la France. Cette politique repose sur des principes.

.Premier principe, le respect de la règle du droit : parce que c'est le droit international qui garantit la paix et la stabilité.

.Deuxième principe, la reconnaissance des identités nationales : parce que le respect de ces identités est le seul moyen d'éviter le sentiment d'injustice, qui fait le terreau de tous les extrémismes.

.Troisième principe, le rassemblement de la communauté internationale : parce que nous savons que nous ne répondrons aux grands défis d'aujourd'hui qu'en rassemblant nos forces et nos ambitions.

C'est vrai en particulier pour l'Iran.

L'Iran est une grande nation, héritière d'une civilisation millénaire : c'est une réalité historique et culturelle que nous devons prendre en compte.

C'est aussi pour l'Iran qui doit le conduire à davantage de responsabilité : de ce point de vue, les propos tenus par M. Ahmadinejad sont indignes. Nous ne pouvons pas accepter que le dialogue entre les Etats soit détourné par des provocations inacceptables qui blessent Israël, le peuple juif et l'honneur de tout la communauté internationale.

L'Iran a par ailleurs décidé de reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium, et de rompre ainsi avec les engagements internationaux. Vous le savez, c'est une question majeure, qui nous mobilise tous aujourd'hui, en particulier avec les Britanniques et les Allemands. Nous avons également affiché avec le Président Poutine notre objectif commun d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

Le Conseil de Sécurité et l'Agence Internationale de l'Energie Atomique vont travailler au cours des prochaines semaines avec un exigence de résultat. Des solutions existent : les Russes ont ouvert une première voie en proposant d'accueillir chez eux les activités d'enrichissement d'uranium. Des inspections renforcées sur place pourraient constituer une autre solution. Entre l'escalade non maîtrisée et la possibilité, il existe une voie exigeante de responsabilité que nous devons tracer.

Vous avez exprimé, M. le Président, votre inquiétude au sujet du Hamas. Je veux le redire avec force : la France ne transigera jamais avec la sécurité d'Israël. La France sera toujours aux côtés d'Israël, pour réaffirmer notre refus absolu du terrorisme, du fanatisme et de la violence. Notre conviction, c'est que cette sécurité ne pourra être pleinement assuré que par une paix durable dans la région, fondée sur la justice. C'est pour cela qu'une solution politique est indispensable. C'est tout le sens de l'engagement constant de la France au Proche-Orient.

Par sa décision d'évacuer Gaza, le gouvernement israélien a tracé une perspective qui correspond, j'en suis convaincu, à une attente véritable du peuple israélien. Celle d'ouvrir le chemin de la paix, tout en garantissant la sécurité d'Israël. Le Premier ministre par intérim Ehud Olmert saura, j'en suis sûr, trouver le bon équilibre entre une vigilance renforcée et la nécessité d'une relation pragmatique avec le peuple palestinien.

La France a été l'une des premières à tirer les conséquences de la victoire aux élections palestiniennes du Hamas. Le jour même de l'annonce de ces résultats, j'ai marqué mon inquiétude. Nous avons posé trois principes, pour un dialogue avec tout gouvernement palestinien, quel qu'il soit :

.La renonciation à la violence.

.La reconnaissance des accords signés par le passé entre Israël et l'OLP.

Ces principes constituent un préalable indispensable à un dialogue des autorités françaises avec le futur gouvernement palestinien issu des dernières élections.

La France continuera d'œuvrer pour la recherche d'une solution juste et durable au conflit permettant d'assurer l'existence de deux Etats, l'un israélien, l'autre palestinien, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Face à ces défis, nous serons aux côtés d'Israël. En disant cela je pense bien sur à Ariel Sharon.

Mon émotion est d'autant plus forte que rencontre l'été dernier, ici à paris, avait été un moment particulièrement marquant : je me souviens de ce qu'il avait dit ce soir là : vous savez Monsieur de Villepin, voilà plus de 4000 ans que mon peuple attend la paix. Il me reste peu de temps à vivre. Et croyez-moi, je souhaite voir cette paix de mon vivant.

Quelques jours plus tard nous nous étions revus lors de l'Assemblée générale des Nations Unies à New-York. Je me souviens de son discours : moi avait-il dit, que le cours de la vie a amené à être combattant, commandant et officier supérieur dans toutes les guerres d'Israël : je tends aujourd'hui la main à nos voisins palestiniens pour les inviter à la réconciliation . »

Ce soir nos pensées vont vers lui.

Car les liens entre la France et Israël sont étroits :

Les juifs de France constituent la deuxième communauté juive au monde, en dehors d'Israël : ces liens humains sont un atout. Le partage d'une même langue avec la communauté francophone d'Israël, constitue également un lien de cœur et de culture essentiel.

Nos sociétés dialoguent toujours davantage, que ce soit à travers les livres ou le cinéma.

Mais notre coopération progresse également au niveau scientifique, universitaire et économique grâce au Groupe de Haut Niveau qui travaille depuis 2003 sous l'impulsion du professeur David Khayat et de l'ambassadeur Yehouda Lancry.

Ces liens, j'avais voulu, lorsque j'étais Ministre des Affaires Etrangères, les réaffirmer. J'ai été touché par ces étudiants qui se pressaient nombreux à l'Université hébraïque du Mont Scopus, autour de Jacques Derrida, avec cette soif de connaissance et de partage aiguisée par les textes du grand philosophe.

La France et le peuple juif, ce sont deux histoires qui se croisent et se répondent. D'un côté, le premier grand monothéisme, fondant les règles d'une morale universelle. De l'autre, le pays des droits de l'homme et des lumières. Ces deux pensées universelles sont aujourd'hui indissociables, tant elles se doivent l'une à l'autre.

Pour renforcer cette relation nous disposons désormais d'un outil précieux : la Fondation France-Israël, décidée par le Président de la république Ariel Sharon et qui a vu le jour cette année.

Dans le domaine économique, scientifique, culturel et artistique, elle a pour objectif de fédérer la société civile, les entreprises et les Etats, en encourageant, soutenant ou en assurant elle-même la promotion de projets communs.

La Fondation fêtera du 15 au 18 mai 2006 l'amitié franco-israélienne, à travers un programme d'activités multiples. Une semaine de l'amitié franco-israélienne sera également programmée en Israël à l'automne 2006.

Ce dialogue renouvelé entre Israël et la France, nous l'avons fondé sur la confiance. Il n'y a eu de part et d'autre, ni reniement ni silence complaisant mais bien une volonté partagée : la volonté de se mettre à la place de l'autre pour comprendre ce qu'il ressent, la volonté de le respecter et de l'aider à surmonter les difficultés, dans un esprit d'amitié et de respect.

IV.

Dans le monde plus fragile que jamais, l'amitié franco-israélienne est esssentielle.

Vous avez évoqué, M. le Président, la violence et les crises auxquelles nous sommes confrontés à travers le monde. Cette année encore sera, nous le savons une année difficile. De nombreuses régions sont en proie à l'instabilité.

La menace terroriste est toujours aussi inquiétante. Les réactions de certains pays musulmans aux caricatures parues dans un certain nombre de journaux européens, nous montrent que l'incompréhension et l'amalgame peuvent à tout moment briser le dialogue entre les peuples.

Pour sortir de ce cercle de la violence, nos meilleures armes sont la connaissance et l'éducation. Ce sont elles qui permettent à chacun de savoir qui il est, d'où il vient, mais aussi de comprendre qui est l'autre, quelle est son histoire, quelles sont ses blessures.

Le peuple juif a toujours été un peuple du livre, du dialogue et de la transmission. De Rachi à Emmanuel Levinas, les grands exégètes du Talmud n'ont cessé de nourrir une pensée qui conjugue la fidélité aux Ecritures et l'audace de l'interprétation.

Cette sagesse, elle ne s'adresse pas seulement au peuple juif : ce que le judaïsme apporte à toutes les nations et à tous les peuples c'est, nous dit Lévinas, « cette persévérance longue comme l'éternité, que seul peut porter quelqu'un d'aussi vieux que le monde ».

En retour, nous avons le devoir de ne jamais oublier ces heures où l'Europe s'est trahie en livrant aux bourreaux nazis un peuple qui détenait une part de son identité. Ne jamais oublier ce dont l'homme est capable lorsqu'il se renie et bafoue ses valeurs, en appliquant des ordres ou tout simplement en baissant les yeux. Ne jamais oublier la responsabilité de la France, qui n'a pas su protéger ses enfants de la barbarie.

Ne jamais oublier non plus les Justes de France, qui par leur courage et leur humanité, ont sauvé l'âme de notre pays. La France leur doit un hommage digne de leur geste.

C'est pourquoi je voudrais réaffirmer aujourd'hui ce que j'avais dit lors de la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver en juillet dernier : cette mémoire, elle ne s'éteindra pas.

Et je salue ici l'action courageuse de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de sa présidente Simone Veil.

La France ne manquera pas à son devoir. A cet égard permettez-moi d'évoquer les spoliations intervenues pendant la période la Shoah.

Aujourd'hui, nous sommes à la veille de la conclusion d'un accord franco-américain constatant l'accomplissement de tous les engagements pris dans le cadre de l'accord de Washington à l'égard des victimes spoliées de leurs comptes bancaires. En cinq ans tous les engagements pris ont été tenus.

Demain le 21 février les délégations française et américaine adopteront un texte qui se félicitera de l'accomplissement plein et entier de l'accord signé il y a cinq ans.

La France adoptera des mesures supplémentaires en faveur de certaines victimes spoliées. La dignité due aux survivants, derniers acteurs et derniers témoins directs de cette période de honte et de tragédie, exige cette reconnaissance.

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

La République sait ce qu'elle doit aux citoyens juifs, qui lui ont si souvent ouvert les yeux et qui l'on défendue, parfois au prix de leur vie.

La France a donc une responsabilité particulière dans la lutte contre l'antisémitisme, ainsi que toute forme de racisme sur son territoire et à travers le monde. Vous pouvez compter sur moi pour affirmer ce message et le traduire en actes.

Plus que jamais nous devons affirmer nos principes républicains, ces principes auxquels vous êtes si attachés. Ma conviction, c'est qu'ils sont les repères dont notre pays à besoin pour faire face aux nouveaux défis du monde, tout en restant fidèle à son histoire.

A nous de montrer que la laïcité constitue le meilleur moyen de garantir le respect des cultes et le dialogue entre les religions.

A nous d'affirmer la richesse de la diversité française : notre voie c'est celle de la République une et indivisible, ou chaque citoyen trouve sa place, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Tous ensemble, soyons fiers de cet esprit républicain, qui sont la meilleure réponse à la haine et à la violence.


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Un communiqué au contenu « sympa » si révélateur d'un certain état d'esprit !

(7) Communiqué du « Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme » (BNVCA) du vendredi 10 novembre 2006.

La Cour d'appel de Paris a tranché vendredi matin : René Dahan, placé en détention provisoire « après avoir tué par balles l'un de ses agresseurs » a été remis en liberté sous contrôle judiciaire : La Cour d'appel de Paris, qui avait été saisie en référé, a donc tranché en sa faveur et suivi la logique de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy avait attiré l'attention de son collègue de la Justice sur le cas de ce directeur commercial. Il considérait cet homme en état de légitime défense et ne comprenait pas son emprisonnement.

Vendredi à l'audience, le député UMP Nicolas Dupont-Aignan, candidat déclaré à la présidence pour 2007, s'est rendu à la Cour d'appel pour soutenir René Dahan et demander sa libération. « C'est une injustice insupportable qui symbolise le dérèglement de notre société » a-t-il dit à la presse, devant la salle d'audience, le père du cambrioleur tué et le frère de René Dahan se sont étreints, très émus, déclarant qu'ils étaient tous deux victimes de cette affaire.

Ségolène Royal a estimé de son côté qu « un ministre n'a pas à exploiter des faits divers pour en tirer des règles générales ». Evidemment comme d'habitude la gauche penche toujours du côté de l'agresseur et non pas de la victime.

Faut-il s'étonner après que Ségolène Royal souhaite discuter avec les dirigeants antisémites du Hamas ?

Le Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme salue l'action de la police qui en identifiant l'agresseur abattu, d'origine guadeloupéenne, âgé de 27 ans, déjà connu des services de police, et repris de justice, a rapidement interpellé des complices d'origine nord africaine dont l'un reconnaît avoir ciblé M. Dahan parce qu'il était juif.

Le BNVCA demande que toute la lumière sur les motivations des agresseurs qui amalgament « Juif et Fortune » selon les vieux préjugés antisémites bien connus, prévus et punis par la loi.

Sources Indymedia

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Samedi 23 décembre 2006

Nous avions déjà publié deux articles sur le livre de Jean Robin La judeomanie créé une distinction entre les citoyens français et Un facteur d'antisémitisme, la judéomanie... nous vous invitons à signer la pétition et à visiter le blog de Jean Robin... regardez ses interviews  et à signer la pétition contre la judéomanie...

Assez de la judéomanie en France !

La judéomanie est la politique de discrimination positive des juifs de France menée depuis plus de 25 ans en France, et qui se retourne contre les juifs sous la forme d'antisémitisme.

Cette discrimination positive, d'autant plus intolérable qu'elle est proscrite par la Constitution de notre pays, a lieu dans les domaines suivants :

- POLITIQUE : "Quand on touche à un juif, on touche à la France", a declaré Jacques Chirac. Ce qui crée une distinction entre les Francais juifs et les autres. Or la République ne reconnaît que deux genres de citoyens : les Francais, et les étrangers. Il n'existe pas de catégories de Francais.

- MEDIATIQUE : il y a clairement plus de mobilisation médiatique quand un Francais juif, reel (Ilan Halimi) ou présumé (Marie-Leonie dans l'affaire du RER D) est la victime, que quand il s'agit d'un Francais non-juif.
De même, quand une synagogue est visée, cela fait plus la "une" des journaux que lorsqu'il s'agit d'une église ou d'une mosquée.
Par contre, aucun media ne relaie le financement par les pouvoirs publics d'une synagogue (comme à Puteaux, 8 millions d'euros), ce qui est illégal, mais relaie la manifestation contre le financement d'une statue de Jean-Paul II, ce qui est parfaitement legal.
Enfin, les médias s'emballent pour fustiger l'antisémitisme, même quand ce n'en est pas (affaire Renaud Camus, affaire de la pornographie mémorielle, affaire du RER D, etc.). Et quand les personnes mises en cause sont relaxées par la justice, aucun média n'en parle (affaire Bénier-Bürckel, affaire Norman Finkelstein, affaire Edgar Morin, etc.)

- MEMORIEL : la France est le seul pays au monde à commémorer 5 fois par an la Shoah. Meme Israël ne la commemore qu'une seule fois par an.

- LEGISLATIF : la loi Gayssot est une loi d'exception, qui instaure dans la loi une vérité d'Etat et qui de plus interdit de nier le génocide juif, mais pas les autres.
D'autre part, les orphelins de déportés juifs ont ete indemnisés entre 2000 et 2003 à hauteur de 362 millions d'euros, alors que les orphelins de déportés non-juifs ne l'étaient pas du tout. Or aucun orphelin n'a choisi son sort, donc soit tous soit aucun ne devait etre indemnisé. Mais le gouvernement de cohabitation Jospin/Chirac a crée une distinction raciale dans la loi française.

Enfin, cette pétition appelle à :

- dissuader les responsables politiques de se rendre au dîner annuel du CRIF, car cela est contraire à l'esprit de la Constitution de la 5e République, qui ne reconnait pas de communauté mais uniquement des individus

- revenir sur la déclaration de Jacques Chirac selon lequel la France aurait deporté des juifs pendant la 2nde Guerre Mondiale. Des juifs n'ont été deporté en France que pendant son occupation par les nazis.

- lever l'excommunication notamment télévisuelle qui pèse sur les personnes citées precedemment, et sur toutes celles à venir qui seront injustement mises en cause pour antisémitisme.

Assez de la judéomanie en France !
Elle alimente la compétition victimaire.
Elle plonge la France dans la repentance.
Elle génère de l'antisémitisme.
Elle distingue les Français entre eux.
Elle est une discrimination positive.

Cette pétition sera remise aux autorités dès qu'elle aura atteint un niveau suffisamment important.

Sources : IPETITION

Posté par Adriana Evangelizt

 

Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 21 janvier 2007

Et oui... un deux poids deux mesures qui commence sérieusement à nous porter sur le système. A tel point que nous avons décidé d'écrire un livre à 20 mains - plus quelques témoignages-... . Un collectif de Juifs Français, qui n'en ont rien à cirer de leur ascendance vu qu'ils sont tous dans une voie hors religion, une voie dite Hermétiste et qu'ils sont de surcroît Antisionistes. A savoir qu'ils ne cautionnent pas la politique colonisatrice, raciste et criminelle de l'Etat d'Israël diligentée par ce que nous nommons le Haut Sionistan sis à Washington et à Tel Aviv. Nous hésitons encore sur le titre qui pourrait s'approcher de "Pourquoi nous avons honte d'être Juifs..." et nous expliquons le pourquoi... ça va faire du bruit.

Deux poids, deux mesures

À propos de l’inégalité de traitement entre les menaces de mort reçues par Robert Redeker et douze autres menaces de mort

Par Collectif Les mots sont importants

En étudiant le traitement médiatique et politique de « l’Affaire Redeker » et en le comparant, à la fois du point de vue quantitatif (la place accordée) et qualitatif (la nature des réactions) avec le traitement d’une précédente affaire de menaces de mort, le texte qui suit met en évidence une incontestable inégalité de traitement, liée à une non moins incontestable institutionnalisation de l’islamophobie. Il ne s’agit donc pas de mettre en concurrence deux combats tout aussi nécessaires l’un que l’autre, et parfaitement conciliables : le combat contre l’antisémitisme et le combat contre l’islamophobie, mais au contraire de contribuer à une approche unitaire et égalitaire du combat antiraciste.

On a parfois l’impression, quand on voit la manière dont sont médiatiquement et politiquement traitées les menaces de mort reçues par Robert Redeker, que c’est la première fois qu’un intellectuel engagé ou un homme public reçoit des menaces de mort. Or, en fouillant dans les recoins de sa mémoire puis sur le moteur de recherche google, on tombe par exemple - et ce n’est sans doute qu’un exemple parmi beaucoup d’autres - sur ceci. C’est extrait du journal Le Monde, et daté du 12 mai 2006 [1] :

« Douze balles envoyées par courrier, accompagnées d’un bristol anonyme portant cette phrase : "La prochaine n’arrivera pas par la poste." Douze parties civiles étaient présentes au procès de Raphaël Schoemann, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 11 mai. Les propalestiniens radicaux voisinaient avec quelques figures des réseaux franco-arabes, notamment Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes. Les personnalités, parmi lesquelles le député européen (Verts) Alain Lipietz, le dirigeant altermondialiste José Bové ou le cinéaste israélien Eyal Sivan, s’étaient fait représenter [2].

C’est un mail envoyé à l’une des parties civiles qui a permis de remonter jusqu’à ce retraité de 65 ans, marié et père de deux enfants, au casier judiciaire vierge, qui voulait s’en prendre à des personnes qu’il estimait "antisémites" en raison de leurs écrits sur le conflit israélo-palestinien. Raphaël Schoemann signait ses mails "Nadine Mouk", une formule qui signifie en arabe dialectal : "Maudite soit la religion de ta mère."

Le prévenu ne conteste pas les faits. "J’ai choisi mes victimes en raison de leurs liens avec l’extrême droite, déclare-t-il. Ils se sont tous livrés à des déclarations à caractère antisémite [3] . J’ai essayé de saisir la Licra. Sans résultat. Je ne voyais pas d’autre issue. Mais cela n’a pas suffi. Ils n’ont pas assagi leur propos."

"Je n’avais aucune intention de passer aux voies de fait, surtout avec des armes", assure-t-il. Pourtant, des armes à feu, les enquêteurs en ont trouvé chez Raphaël Schoemann : un véritable arsenal, et notamment un fusil à répétition SIG et un revolver Smith et Wesson, deux armes interdites à la vente en France et acquises illégalement en Suisse, en décembre 2003, quelques mois après l’envoi des courriers. "J’utilisais ces armes pour tuer des nuisibles dans la propriété de mes parents, ou dans mon club de tir", se défend le prévenu.

"Nous avons frôlé un massacre, du genre de la tuerie de Nanterre" [4], estime Maître Mylène Stambouli, avocate d’Alain Lipietz. "A partir du moment où l’on prend des positions aussi tranchées sur le conflit israélo-palestinien, on prend le risque de recevoir des menaces de cet ordre", avance l’avocat de la défense, Me David Sellam [5]

Le parquet a requis douze mois de prison avec sursis, avec obligation d’indemnisation des victimes. Jugement le 22 juin. »

 

Le verdict sera finalement de 10 mois de prison avec sursis et 1 euro de dommages et intérêts pour chacune des douze victimes.

Nous verrons, dans les mois qui viennent, à quelle peine sera condamné l’auteur du mail de menaces envoyé à Robert Redeker - qui, rappelons-le, n’était lié à aucune organisation et ne possèdait chez lui aucun arsenal guerrier. Nous verrons alors si la Justice respecte le principe d’égalité de traitement. Nous savons d’ores-et-déjà, en revanche, que le « Jugement médiatique » fonctionne à deux poids, deux mesures : sur le site pressedd.com, référençant les archives des agences de presse et de l’ensemble de la presse quotidienne nationale, on trouve


- 4 dépêches et 6 articles de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par Eyal Sivan ;

- 8 dépêches et 1 article de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par José Bové ;

- rien du tout sur les menaces reçues par Monique Chemillier-Gendreau et Alain Lipietz ;

- 5 dépêches et 4 articles en mai 2006 sur le procès opposant Raphaël Schoemann à ses douze victimes ;

- 68 dépêches et 102 articles de presse consacrés à Robert Redeker en seulement quatre semaines.

La série des douze menaces de mort envoyées par Raphaël Schoemann aura donc été une non-affaire : ni tempête médiatique, ni mobilisation générale pour la liberté d’expression, ni montée en généralité et interpellation du « Judaïsme » ou du « Sionisme ». Aucun quotidien n’aura jugé utile de poser en « Une » la question « Peut-on encore critiquer Israël ? » (alors que Libération et beaucoup d’autres médias ont titré « Peut-on encore critiquer l’Islam ? » à l’occasion de l’affaire Redeker). La solidarité professionnelle, syndicale, politique, intellectuelle aura été moins massive et surtout beaucoup moins bruyante et solennelle. Une pétition de soutien à Eyal Sivan a certes été lancée sur internet par les cinéastes Jean-Louis Comolli, Frédéric Goldbronn et Abraham Segal [6], mais elle n’a bénéficié d’aucune médiatisation et n’a recueilli aucune signature de « célébrité » : pas un BHL, pas un Philippe Val, pas un Michel Onfray pour soutenir en bloc, « sans réserve » et « sans condition » les 12 personnes menacées de mort, « quoi qu’elles aient pu dire ou écrire ». Pas un Yves Calvi, pas un Guillaume Durand, pas un Marc Weitzmann pour sommer « les Juifs » ou « les sionistes modérés » de prouver leur modération en manifestant un soutien inconditionnel non seulement à José Bové, Alain Lipietz ou Eyal Sivan, mais aussi à Mondher Sfar ou Ginette Skandrani - et c’est tant mieux : pourquoi en effet chaque Juif serait-il comptable des errements de l’un (ou même de plusieurs) de ses « co-réligionnaires » ou de ses « défenseurs » [7]. ?

Le problème, c’est que cette distinction élémentaire entre l’individu, la poignée d’individus et la totalité du groupe (religieux, ethnique, national...) ne se fait plus lorsque l’individu ou la poignée d’individus fautifs est musulman(e) :

- l’acte répréhensible quitte la page des « Brèves », « Dépêches » ou « Faits divers » pour envahir les pages « Société » et les pages « Débats », puis la « Une » et les plateaux de télévision, « chez FOG » [8], chez Calvi et chez Guillaume Durand ;

- un mail anonyme, lorsque l’auteur est présumé musulman, est rebaptisé « Fatwa » [9], et ce n’est plus un individu qui est en cause, mais « l’Islam » dans son entier ;

- les animateurs de débats sortent de leurs gonds et parlent avec leurs tripes : ils somment les musulmans de « soutenir sans réserves » le professeur islamophobe, et ils les accusent de complaisance avec « la Fatwa » s’ils émettent la moindre critique sur le texte de Redeker ;

- la peur et la haine deviennent palpables : les sociologues, anthropologues et politistes qui tentent de garder la tête froide sont, comme Olivier Roy chez Guillaume Durand, quasi-insultés lorsqu’ils tentent de contrer les amalgames et de rappeler cette vérité élémentaire : « l’Islam » recouvre des formes de religiosité et des modes de vie d’une grande diversité [10] ;

- enfin [11], un jeune écrivain branché (un certain Marc Weitzmann, chef de rubrique à l’hebdomadaire Les Inrockuptibles) se sent autorisé à stigmatiser ces musulmans soi-disant modérés qu’on ne voit pas manifester dans les rues pour la défense de Redeker...

Pour résumer :

- d’un côté : douze balles réelles accompagnées de menaces de mort, sont adressées à douze personnalités opposées à la politique israélienne [12] par un défenseur auto-proclamé des Juifs qui s’avère détenir chez lui un véritable arsenal guerrier : tout le monde laisse la police enquêter et la Justice trancher, en gardant la tête froide.

- de l’autre : un mail de menaces de mort est envoyé à un intellectuel islamophobe par un défenseur auto-proclamé des Musulmans - et ce mail suffit à déclencher une tempête médiatique, à mobiliser toute l’aristocratie intellectuelle et à remettre sur la sellette toute la communauté musulmane.

En d’autres termes : si l’antisémitisme n’a pas disparu, nous pouvons néanmoins nous réjouir du fait qu’il n’existe plus en France d’antisémitisme systémique et légitime comme il en existait un dans les années 30 [13]. Il y a en revanche bel et bien un racisme systémique et légitime, comparable à l’antisémitisme des années 30, à l’encontre des musulmans [14]. Il serait temps d’en prendre la mesure, et de le combattre.

Notes

[1] Xavier Ternisien, « Les balles et lettres de menace d’un retraité obsédé par l’antisémitisme », Le Monde, 12-13/05/2006

[2] Note du collectif Les Mots Sont Importants : La liste complète des personnes ayant reçu les menaces de mort de Raphaël Shoemann est la suivante : Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem

[3] Note du Collectif Les Mots Sont Importants : C’est évidemment totalement faux. Si certaines des cibles de Raphaël Schoemann (par exemple Ginette Skandrani, Maria Poumier ou Mondher Sfar) sont engagés dans de véritables dérives antisémites ou négationnistes, d’autres sont tout simplement des opposants résolus à la politique israélienne, qui n’ont pas le moindre lien avec l’antisémitisme - si ce n’est sur le mode du combat contre l’antisémitisme. C’est notamment le cas d’Eyal Sivan, de Monique Chemillier-Gendreau, d’Alain Lipietz et José Bové. Pour ce qui est d’Isabelle Coutant-Peyre, Lucien Bitterlin,Gilles Munier, Annie Coussemant et Jean-Claude Willem, nous ne les connaissons pas et ne pouvons donc dire s’ils ont ou non tenu des propos antisémites. Ceci étant dit, quand bien même l’un ou plusieurs de ces gens auraient tenu des propos antisémites, cela ne justifierait aucunement des menaces de mort, de même que le racisme antimusulman de Robert Redeker ne justifie aucunement les menaces de mort qu’il a reçues.

[4] Note du Collectif Les Mots Sont Importants : à Nanterre, le 26 mars 2002, un forcené s’est introduit dans le Conseil municipal de Nanterre et a ouvert le feu. Neuf personnes ont été tuées, quatorze grièvement blessées.

[5] Sic ! ! ! Imaginons les réactions si les menaces de mort reçues par Robert Redeker étaient justifiées de la sorte par le contenu plus que « tranché » de sa tribune du Figaro.

[6] Pétition de soutien au cinéaste Eyal Sivan :

Notre ami et collègue Eyal Sivan, cinéaste israélien installé en France, a reçu dernièrement une lettre contenant une balle de 22 mm avec ces mots : « La prochaine n’arrivera pas par la poste ».

Après une longue série de menaces et d’insultes proférées par téléphone, l’envoi de cette balle marque une nouvelle étape dans la campagne d’intimidations et de calomnies lancée contre Eyal Sivan par l’extrême-droite pro-israélienne. Ce sont les mêmes, sans doute, qui, il y a quelques mois, attaquaient à Paris un cortège de Shalom Arshav et blessaient grièvement à coups de couteau un commissaire de police. Affaire sans suite jusqu’à aujourd’hui...

Parce que nous sommes attachés à l’établissement d’une paix juste au Proche-Orient, nous ne pouvons tolérer que certains tentent par des méthodes violentes d’empêcher le dialogue entre Israéliens et Palestiniens, comme nous ne pouvons accepter le climat de terrorisme intellectuel sur lequel s’appuient ces méthodes. Nous condamnons l’assimilation systématique de la critique du gouvernement israélien actuel avec des manifestations d’antisémitisme.

Nous réaffirmons notre pleine solidarité à Eyal Sivan et nous demandons à la Justice de tout mettre en oeuvre pour placer les auteurs de ces actes hors d’état de nuire.

Premiers signataires : Jean-Louis Comolli (cinéaste) ; Frédéric Goldbronn (cinéaste) ; Abraham Segal (cinéaste)

[7] L’article du Monde ne donne pas de précisions sur le rapport qu’entretenait Raphael Schoemann avec « le judaïsme ». Mais quel que soit ce rapport, Raphael Schoeman a agi au nom des Juifs, au nom de leur défense contre l’antisémitisme, comme le jeune orléanais qui a menacé Robert Redeker a agi au nom des musulmans, au nom de leur défense contre l’islamophobie

[8] Franz-Olivier Giesbert

[9] Sur l’usage fallacieux de ce terme, cf. J. Richaud, « Robert Redeker : il n’y a jamais eu de fatwa ». L’idée de fatwa est en fait le produit d’un amalgame entre des mails de menaces anonymes et une condamnation publique du texte de Robert Redeker par le Cheikh Youssef Al Quradami. C’est Caroline Fourest qui, parmi les premières, a lancé la campagne de désinformation, en prétendant que le Cheikh Al Quradami avait prononcé une « fatwa mondiale » désignant Robert Redeker à la « vindicte » de millions de musulmans (SIte Prochoix.org, 25/09/2006). Affirmation reprise par Michel Onfray dans l’appel qu’il a lancé en faveur d’un « soutien inconditionnel » à Robert Redeker : « Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi a livré Robert Redeker à la vindicte des fous de Dieu. » À trois reprises dans cet Appel, Robert Redeker est décrit comme la victime d’une « fatwa ».

La réalité est tout autre :

- Youssef Al-Qardaoui a en réalité parlé moins d’une minute de l’affaire

- il n’a même pas cité le nom de Robert Redeker

- il s’est contenté d’appeler les téléspectateurs à « protester d’une manière sage contre les propos du Pape Benoît XVI et l’auteur de l’article du Figaro » 

- il a également appelé à « ne pas donner l’image de musulmans violents dont les médias occidentaux sont friands »

[10] Olivier Roy a également été sommé par Guillaume Durand de « reconnaître » qu’« aucun pays musulman n’est une démocratie » et que « par conséquent », « l’Islam » est incompatible avec la démocratie ; lorsqu’il a voulu faire remarquer que les obstacles à la démocratisation dans lesdits « pays musulmans » sont d’ordre économique et géo-politique, et que tous les pays du Tiers-Monde, musulmans ou pas, connaissent le même déficit démocratique, Guillaume Durand l’a violemment - et à deux reprises - interrompu en lui reprochant de « noyer le poisson ».

[11] Toujours sur le plateau de Guillaume Durand.

[12] Dont quelques racistes, mais aussi d’incontestables antiracistes.

[13] Le caractère systémique et légitime (au sens sociologique de : communément considéré comme légitime) de ce racisme se mesurant précisément au fait qu’il va alors de soi, pour la majeure partie de la population, et surtout pour la majeure partie du monde médiatique et politique, que les méfaits d’un Juif impliquent l’ensemble des Juifs et posent la fameuse « question juive ». Cf. J.-P. Sartre, Réflexions sur la question juive, Folio essais

[14] Au sens où, précisément, il va de soi, pour la majeure partie de la population, et surtout pour la majeure partie du monde médiatique et politique, que les méfaits d’un musulman implique l’ensemble des musulmans et posent la fameuse « question de l’Islam »

Sources : Les mots sont importants

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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