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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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Dimanche 23 décembre 2007

Sarkozy pratique la même politique avec les Musulmans que les Sionistes en Israel et dans le monde. Et il tient le même discours, ce qui est normal puisqu'il est comme eux. Que c'est un des leurs. Il tient aussi le même gros mensonge sur le khalifat et sur Al Qaïda alors que tout le monde pense que c'est le Mossad qui est derrière Al Qaïda. Même désinformation. Même cas de figure. Depuis la fameuse loi sur le voile, tout est signé. On sait qui sont ses maîtres. Quant à l'infiltration mossadienne chez nous, il paraît qu'elle est copieuse.

 

Sarkozy et les musulmans



L’histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l’Etat s’est lancé dans une diatribe confuse d’une vingtaine de minutes, « dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire», contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et leurs difficultés d’intégration.

Il a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l'objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs.

Cette idée du “choc des civilisations” a déjà été développée, de façon plus policée, par le chef de l'Etat, dans une indifférence assez étonnante, le 27 août dernier, dans son discours aux ambassadeurs. Il avait alors expliqué que le “premier défi, sans doute l'un des plus importants” auquel doit faire face la France est : “comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident? Ce n'est pas la peine d'employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies”. Pour Sarkozy, “nous aurions tort de sous estimer la possibilité” “d'une confrontation, entre l'Islam et l'Occident”: “l'affaire des caricatures en a été un signe avant-coureur”. Dès lors, la surprise de Bertie Ahern et de Fredrik Reinfeldt s'explique: ils n'avaient sans doute pas lu ces quelques lignes.

Sources Coulisses de Bruxelles

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : Sarkozy / Communautarisme
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Dimanche 23 décembre 2007

Il est clair et net que cette organisation sioniste n'a pas donné cette distinction à Sarkozy pour des prunes. Elle n'est donnée que pour des services rendus. A peine élu, il a commencé à faire le randam pour l'Iran. Et il y aurait mille autres choses à dire. Parce que depuis longtemps, nous savons.  

[Oubliez sa rencontre avec Bush… : au cours de ses vingt-six heures passées aux Etats-Unis, le principal événement, pour Sarkö, fut, à n’en pas douter, sa rencontre avec le « ministère des affaires étrangères » du lobby sioniste, l’American Jewish Committee. Mais il semble quasi impossible que Sarkö ait pu déjà réussir à accumuler suffisamment de zèle pro-israélien en si peu de temps (malgré tout, cela ne fait, en effet, que six mois qu’il s’est emparé des mannettes) pour mériter une distinction aussi « prestigieuse » ! Sans doute est-il en train de se faire le défenseur-cacatoès du couplet sioniste sur le bombardement de l’Iran. Ou bien alors, il a peut-être pu racheter ses points de retraite au titre de ses années de service en tant qu’agent du Mossad – service qui, à en croire la feuille de chou française de droite Le Figaro, remonterait au moins jusqu’en 1983… Jeffrey Blankfort.]

 

 

Le Comité Juif Américain [AJC] honore le président Sarközy

 du Prix de la Lumière Parmi les Nations

par AJC

« Avant tout, nous honorons la conviction, la conscience et le courage du président Sarközy – autant de qualités qui font cruellement défaut dans un monde désespérément en manque de ces trois vertus », a déclaré [sans rire] le directeur général de l’AJC, David A. Harris.

 

La médaille de l’AJC récompense exclusivement des chefs d’Etat exceptionnels.

 

« Le président Sarközy est un homme passionné », a poursuivi Harris. « C’est sa passion, combinée à sa conviction, à sa conscience et à son courage, qui l’a promptement élevé jusqu’à un poste d’une éminence exceptionnelle, et qui lui doit le respect sur la scène mondiale. »

 

Richard J. Sideman, président de l’AJC pour les Etats-Unis, ouvrant la réunion et la cérémonie de remise de cette distinction, a salué « la vigueur sans équivalent et le sens des principes hors du commun » du président Sarkö, évoquant les défis et les dangers communs auxquelles sont confrontées ces « démocraties sœurs [siamoises] » que sont les Etats-Unis, la France et Israël.

 

Remerciant l’AJC, le président Sarkö s’est élevé véhémentement contre l’antisémitisme et il a apporté son soutien indéfectible à la quête de paix et de sécurité d’Israël.

 

« L’antisémitisme doit être combattu tête baissée », a déclaré le président Sarkö. « Dès l’instant où vous essayez d’expliquer l’antisémitisme, vous êtes en train de le justifier… »

 

Il a précisé que l’antisémitisme est une réalité qui doit être reconnue pour telle, et non pas déniée. « Nous ne saurions combattre efficacement quelque chose que nous dénierions », a-t-il dit, ajoutant : « Tant qu’il n’y a pas d’accord sur le diagnostic, impossible de trouver le remède ! »

 

Le président Sarkö s’est présenté en ami inconditionnel d’Israël, qui considère la création même de ce pays comme un des « miracles » [sic] du vingtième siècle [de l’ère chrétienne, n’exagérons rien ! ndt].

 

Le président français a fait part de son optimisme quant à l’avancée à pas de géant des négociations israélo-palestiniennes. Les Israéliens et les Palestiniens ayant « le dos au mur » [relevons l’élégance de cette délicate allusion… ndt], la seule chose qu’ils puissent faire, c’est fuir en avant !», a-t-il dit.

 

S’engageant sur l’engagement de son gouvernement à aider des négociations en vue d’une solution viable à deux Etats [sic], le président Sarkö a fait observer que « la question de la sécurité n’est pas négociable » en ce qui concerne Israël, ajoutant qu’ « Israël est dos à la mer, avec très peu d’espace pour manœuvrer » [peut-être Israël pourrait-il se retourner sur sa plage, afin de bronzer de l’autre côté ? ndt].

 

Le président Sarkö a également abordé le Liban et l’Iran dans ses commentaires : « Le Liban est un symbole de diversité dans une partie du monde qui a besoin d’apprendre que la pureté inhérente au fondamentalisme représente un risque », a ainsi déclaré le président français.

 

Faisant allusion aux efforts de la France pour assimiler avec succès sa propre population musulmane, le président Sarkö a dit : « Quand même, les pays musulmans ne peuvent pas dire qu’il faut de la diversité, en France, mais pas de l’autre côté de la Méditerranée ! » Une telle diversité, au Liban, en particulier, explique en partie pourquoi « la France est engagée, au Liban », a-t-il dit.

 

Il a réitéré l’opposition déterminée de la France à la mise au point d’armes nucléaires par l’Iran, tout en exprimant son soutien aux pays qui cherchent à développer l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques. « L’Iran a droit à l’énergie nucléaire civile », a dit le président Sarkö, qui a appelé à ce que les politiques étrangère et économique de la France soient harmonisées afin d’envoyer un message fort à l’Iran, selon lequel la France s’opposera à tout programme d’armes nucléaires dans ce pays.

 

L’AJC et la France connaissent des relations très étroites et fructueuses depuis plus de cinquante ans. Les liens avec le président Sarkö se sont considérablement renforcés depuis son passage place Beauvau, et son discours prononcé devant les instances de l’AJC, à Washington, voici, de cela, trois ans.

 

« Il est catégorique dans son opposition à l’antisémitisme », a dit Harris, rappelant les propos tenus par le futur président Sarkö lors du mâchon de l’AJC de 2004, au cours duquel il avait déclaré : « Je considère que toute insulte contre des juifs est une insulte contre la France ! »

 

La médaille de la Lumière Parmi les Nations a été décernée au président Sarkö, indique l’inscription qui y figure, « en admiration pour votre promotion infatigable des valeurs démocratiques, des droits de l’Homme et de la paix, et en appréciation pour votre amitié dévouée pour les Etats-Unis, pour Israël et pour le peuple juif. »

 

La médaille a la forme d’une flamme, symbolisant la lumière inextinguible de la liberté. Parmi les précédents récipiendaires de cette distinction, nous relèverons les noms du président américain Bill Clinton et du président chilien Ricardo Lagos.

 

Plus de cent invités ont assisté au déjeuner privé organisé par l’AJC en l’honneur du président Sarkö, dont plusieurs anciens dirigeants de l’AJC, des représentants d’autres organisations juives américaines, des membres du Congrès des Etats-Unis, d’éminents dirigeants de la société civile et de hauts responsables de l’exécutif français.

 

Plusieurs membres du cabinet du Premier ministre [oups : du président !] Sarkö accompagnaient le président, dont le sinistre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui avait pris la parole lors d’un dîner de l’AJC à New York en octobre ; la ministre relâchée de justesse Rachida Dati ; la ministre de l’Economie Christine Lagaffe [dite La Grande Courge -  Cricri les Perlouses, pour les intimes]; Rama Yade, secrétaire d’Etat pour les Affaires étrangères et les Droits de l’Homme et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée UMP [oups : nationale !]. Richard Prasquier, président du Crif, qui chapote les organisations juives françaises, figurait au nombre des invités.


Article original en anglais,
AJC, 7 novembre 2007.


Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier. 

 


Valerie Hoffenberg, directrice de l’AJC à Paris, qui a contribué au bon déroulement du raout, fait partie des membres de la délégation présidentielle française en visite à Washington, District of Columbia, cette semaine.

 


 Articles de AJC publiés par Mondialisation.ca

Sources Global Research

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Sarkozy / Communautarisme
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Dimanche 25 mars 2007

Laïcité : questions à M. Sarkozy


par Henri Pena-Ruiz

philosophe, écrivain, ancien membre de la commission Stasi, tribune parue dans Le Monde, édition du 15 février 2007

Son livre Qu'est-ce que la laïcité ?


Monsieur le Ministre, la religion n'est pas un service public. Voici cinq questions devenues cruciales qui vous permettront, je l'espère, d'en convenir.

Les humanistes athées doivent-ils jouir des mêmes droits que les croyants ? Dans votre livre La République et les religions (Cerf, 2004) vous accordez un privilège à l'option religieuse. Selon vous, en dehors de celle-ci, il ne serait pas possible de donner à la conduite de l'existence les repères de sens dont elle a besoin. A vous lire, Sartre l'athée et Camus l'agnostique devaient donc être perdus devant les problèmes de la vie... Et Bertrand Russell, qui écrivit Pourquoi je ne suis pas chrétien (Pauvert, 1962), devait se trouver démuni devant les questions éthiques. Ne pensez-vous pas que celui qui ne croit pas au ciel puisse être blessé par votre préférence, aujourd'hui transposée en une politique discriminatoire ?

Quelle égalité s'agit-il de promouvoir ? Vous dites vouloir l'égalité des religions entre elles, et pour cela vous envisagez de construire sur fonds publics des lieux de culte, notamment pour permettre aux citoyens de confession musulmane de compenser leur déficit en la matière par rapport aux catholiques, qui jouissent d'un usufruit gratuit des églises construites avant 1905. Vous ne demandez pas le même financement pour des maisons de la libre-pensée ou des temples maçonniques. Etes-vous donc partisan de la discrimination entre les citoyens selon les options spirituelles dans lesquelles ils se reconnaissent ? L'égalité républicaine se réduirait-elle pour vous à l'égalité des divers croyants, à l'exclusion des humanistes athées ou agnostiques ?

Parler, en l'occurrence, de "toilettage" de la loi de séparation de 1905 est un euphémisme trompeur. Rétablir le financement public des cultes, c'est raturer un des deux articles de cette loi, inscrits sous la rubrique Principes : "La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". Avouez que renoncer à un principe sur deux, c'est plus que toiletter la loi. C'est l'abolir. Depuis le 1er janvier 1906, toute construction d'un nouveau lieu de culte est à la charge des seuls fidèles, quelle que soit la religion en jeu. Telle est la règle, et les entorses trop fréquentes qui la bafouent ne sauraient pas plus faire jurisprudence que le fait de griller les feux rouges n'appelle leur abolition.

Quelle priorité pour les pouvoirs publics ? Le rapport Machelon, qui a votre sympathie, utilise le concept de liberté de religion, pour permettre le glissement du "libre exercice des cultes", garanti par le premier article de la loi, à la nécessité supposée de financer les cultes. Joli jeu de mots et vrai tour de passe-passe, qui risque de tromper. En République, seul l'intérêt général, commun à tous, portant sur les biens et besoins de portée universelle, mérite financement public.

Or, la religion n'est pas un service public, comme l'instruction, la culture ou la santé. Elle n'engage en effet que les fidèles, c'est-à-dire une partie des citoyens seulement. La puissance publique, dont les fonds résultent des impôts payés par des athées autant que par des croyants, n'a donc pas à financer les cultes, pas plus qu'elle n'aurait à financer la diffusion de l'athéisme. En convenez-vous ? L'Etat, jugé trop pauvre pour assurer les finalités sociales des services publics qui concernent tous les citoyens, serait donc assez riche pour financer l'option religieuse, qui pourtant n'en concerne que certains. Révoltant paradoxe : briser la laïcité en même temps que les services publics. Et faire passer cette régression par le supplément d'âme d'un monde sans âme, alliant le baume communautariste et le privilège public des religions.

Quelle conception de la lutte contre le fanatisme ? Vous dites vouloir éviter les interventions étrangères, notamment les financements venus de pays peu respectueux des valeurs républicaines et démocratiques. Et vous affirmez qu'en payant, on pourra mieux contrôler. Fausse évidence. Car enfin, quel lien juridique y a-t-il entre le financement et un droit de regard sur les propos des responsables religieux dans les lieux de culte ? Il ne peut exister que par le rétablissement d'une démarche concordataire, c'est-à-dire anti-laïque. Napoléon avait fait le concordat de 1801 en assortissant le financement public des cultes d'allégeances obligées des autorités religieuses à son pouvoir. Soit un système assez humiliant pour les croyants, puisqu'en somme il les achète.

Dans une République laïque, il ne saurait y avoir d'allégeance assortie de privilège. Veut-on imposer une orthodoxie aux religions ? Qui ne voit le caractère infaisable, et irrecevable, d'une telle perspective ? Bref, il n'est pas nécessaire de payer pour contrôler. Seul vaut l'Etat de droit. Et ce qui importe n'est pas la nationalité d'un imam, mais son respect des lois républicaines. Ne nous trompons pas de combat. Ce n'est pas l'étranger comme tel qui pose problème à la République, mais celui qui entend s'affranchir de la loi commune pour lui substituer sa loi particulière, qu'elle soit religieuse ou coutumière.

Enfin, que reste-t-il de la laïcité si on rétablit un financement discriminatoire ? La République n'est pas une juxtaposition de communautés particulières. Il n'y a pas en France cinq millions de "musulmans", mais cinq millions de personnes issues de l'immigration maghrébine ou turque, très diverses dans leurs choix spirituels. Seule une petite minorité d'entre elles fréquente la mosquée, la majeure partie faisant de la religion une affaire privée, ou ne se référant à l'islam que par une sorte de solidarité imaginaire. Dès lors, la République doit-elle renoncer à la laïcité pour satisfaire cette minorité, ou concentrer les deniers publics sur la redistribution par les services publics, la gratuité des soins, le logement social ou la lutte contre l'échec scolaire, qui concernent tous les hommes, sans distinction de nationalité ou de choix spirituels ?

Il est évidemment essentiel de permettre aux croyants l'acquisition des terrains qu'ils financeront, et toute discrimination foncière doit être combattue. Le prétexte invoqué pour l'abolition de la loi de 1905 est l'aide à apporter aux citoyens de confession musulmane. Or la promotion du bien commun à tous, et non la prise en charge publique de la religion, est la meilleure réponse au problème soulevé. C'est aussi la seule légitime. Si l'on brouille la frontière pourtant nette entre le culturel et le cultuel, on parachève le démantèlement de la loi. Les mots ont un sens, et tout glissement visant à confondre ce qui est distinct est une malhonnêteté. Cela s'appelle du détournement des deniers publics.

Nulle polémique dans de telles interrogations, mais l'inquiétude vive d'un républicain qui n'est pas décidé à admettre de nouveaux empiétements programmés contre la laïcité, à contre-courant des grandes conquêtes de l'esprit de liberté. La conscience citoyenne ne peut que s'insurger.

Sources Communautarisme net

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Sarkozy / Communautarisme
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Dimanche 25 mars 2007

S'attaquer aux discriminations ou au chômage ?

Par François Devoucoux du Buysson

cofondateur de l'Observatoire du Communautarisme

La récente condamnation d'un employeur pour une discrimination à l'embauche fondée sur l'âge montre que l'émergence de la thématique des discriminations n'est en fait qu'une conséquence de la persistance d'un chômage massif qui favorise la mise à l'écart de certaines catégories au sein de la population.


Le 13 février, le tribunal de grande instance (TGI) de Lyon a condamné un cabinet de recrutement pour discrimination à l'embauche à raison de l'âge au motif qu'il avait publié une offre d'emploi demandant "un chasseur de têtes de 28 à 35 ans".

Dans la liste de plus en plus longue des délits répréhensibles, l'âgisme s'ajoute ainsi au racisme et au sexisme. Ce jugement est sans doute une bonne nouvelle pour les chômeurs d'âge mûr quand on connaît le nombre d'annonces destinées à des candidats relativement jeunes. Mais il pose un problème de taille aux entreprises. Il semble en effet avoir échappé aux fonctionnaires du TGI de Lyon que ce n'est pas uniquement pour pénaliser les vieux que les entreprises embauchent surtout des jeunes, mais peut-être aussi -et surtout- pour des motifs liés au coût du travail. Une entreprise sait qu'elle paiera moins cher un candidat ayant cinq ans d'expérience qu'un autre plus chevronné. Aussi peut-on se demander si la mention de l'âge du candidat recherché n'est pas avant tout une indication du budget consacré par l'employeur au poste à pourvoir.

La condamnation inédite rendue par le TGI de Lyon montre aussi que, derrière la mousse médiatique actuelle autour du thème des discriminations, c'est la persistance du chômage en France qui demeure la vraie question. En effet, tant que la France se satisfait d'un déséquilibre de son marché du travail avec une demande structurellement supérieure à l'offre, il est hypocrite de reprocher aux employeurs de faire le tri parmi la masse des CV qu'ils reçoivent. Il est économiquement rationnel que les employeurs choisissent le candidat présentant non seulement le niveau de qualification requis mais aussi le profil de risque (quant à son intégration dans la société ou son acceptation par les clients) et le coût financier le plus réduit possible. Dans le contexte de sélection impitoyable qu'implique le chômage, on préfèrera souvent un homme à une femme (risque de grossesse non maîtrisé par l'entreprise), grand et bien de sa personne si possible (question de présentation, recherche du candidat "qui en impose"), s'exprimant bien (qui rêve sérieusement d'un employé parlant le sabir que les médias présentent comme la langue des banlieues ?) et souvent blanc (avec tout ce qu'on lit sur le "racisme des Français" -donc, des clients- ou les populations d'origine immigrée -excision, tournantes, islamistes-, "c'est plus prudent ", se disent de nombreux employeurs).

On voit bien que, dans les secteurs de l'économie où il y a une pénurie de main-d'oeuvre (métiers du bâtiment, emplois saisonniers, services de nettoyage, restauration, médecine), on parle moins de discriminations que pour les postes les plus courus et que la question de la "diversité" n'est soulevée que dans les secteurs où les places sont chères. D'ailleurs, le thème des discriminations fondées sur les "différences" n'est-il pas né historiquement au moment où la France s'inscrivait de façon durable dans une situation de crise du marché de l'emploi ?

Agir sur la cause plutôt que sur l'une des conséquences

Le chômage permet à l'employeur de choisir, et il ne s'en prive pas. C'est pourquoi les discriminations ne doivent pas être traitées comme un problème en soi mais comme une conséquence néfaste -une de plus- du chômage dans lequel la France se complaît depuis plus de trente ans. Sinon, la justice s'invitera de plus en plus dans les dossiers des entreprises non plus seulement pour réprimer le sexisme ou le racisme mais aussi pour enquêter sur les choix discriminants en faveur des plus jeunes ou des plus beaux (la discrimination sur le physique qui caractérise les présentatrices de télévision ou, sur une échelle plus vaste, les hôtesses d'accueil et les serveuses, promet de ce point de vue de magnifiques contentieux...).

On peut même d'ailleurs se demander si l'intensification de la répression judiciaire en matière de discriminations ne va pas jouer un rôle négatif dans l'évolution du chômage en ajoutant une contrainte supplémentaire aux tracas administratifs pesant sur l'embauche. Si un employeur est placé dans une situation où son choix est guidé par des considérations pénales au risque de poursuites judiciaires, il y a fort à parier qu'il y réfléchira à deux fois avant de publier une offre d'emploi et qu'il préfèrera attendre d'avoir la possibilité de solliciter discrètement un candidat via son réseau de relations ou de promouvoir quelqu'un en interne. Et tout le monde y perdra. De même, les slogans féministes réclamant une égalisation des salaires entre les hommes et les femmes en faisant abstraction de l'impact de la fécondité sur les carrières féminines conduisent à rendre la main-d'oeuvre féminine théoriquement plus chère. C'est pourquoi les surenchères en faveur du "travail des femmes" risquent fort de renvoyer la population féminine à la maison.

Il est temps de réfléchir à cette logique qui, pour satisfaire les revendications de quelques-uns, aboutit à pénaliser tout le monde. Il est temps de mettre un terme à une spirale dingue qui oppose tout le monde à tout le monde au nom d'une "égalité réelle" absurde. Se borner à combattre les discriminations à l'embauche, c'est introduire des quotas imbéciles dès lors qu'il n'est pas possible d'établir de nomenclature précise des "handicaps" de chacun (un noir grand et beau est-il vraiment plus mal barré qu'un blanc malingre et repoussant ?) et mettre des flics et des juges derrière chaque porte. C'est le chômage qu'il faut combattre car la réduction du déséquilibre existant sur le marché du travail entraînera de facto la réduction des discriminations en limitant les effets d'une hypersélection dévastatrice. Mais c'est plus difficile car, contrairement à la lutte contre les discriminations, il ne suffit pas de décréter une batterie de mesures répressives pour agir de façon efficace et durable. Aussi doit-on malheureusement s'attendre à la multiplication des infractions définies dans le code pénal et donc à une recrudescence des procès ubuesques comme celui de Lyon.
Posté par Adriana Evangelizt
par Adriana EVANGELIZT publié dans : Sarkozy / Communautarisme
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Mardi 20 mars 2007

Sarkozy au zoo

par François Costes

Le coq de combat, le héron coiffé, le corbeau, le roquet gréco-hongrois, l'espèce dominante (Chaouchus sarkozycus), l'orfraie, le pygargue vulgaire, la pie bavarde (Pica pica), la vache, le python royal, le caméléon berlusconien, la brebis galeuse, le coco migrateur, le rat mort, la fouine, le corbeau pourchassé, la mouffette vulgaire, la sardine, le blairo visionnaire, le canard boîteux, la grenouille se prenant pour un boeuf, le perroquet, le caniche de la Maison Blanche, la taupe naine et l'armadillo de Neuilly !
 
 
 
 
LE COQ DE COMBAT  |  THE FIGHTING COCKEREL

Démagogue, à la recherche de la bonne image pour les journaux télévisés, [Nicolas Sarkozy] se risque même à prononcer quelques mots en créole, en allusion à l'annulation de son voyage en décembre 2005. Traduction : "On dit de moi que j'ai fui. Le coq de combat ne fuit pas. Je suis ici parmi vous." Il répète à l'envie qu'il se sent "Martiniquais de coeur", cite le général de Gaulle : "La politique la plus ruineuse est celle qui consiste à être petit."

Le Monde (France) | P. Ridet | 12 mars 2006 
 
 
LE HERON COIFFE  |  THE CAPPED HERON
 
Etre à la fois ministre de l'Intérieur et candidat à la présidentielle relèverait de l'insupportable mélange des genres. De fait, Sarkozy dispose d'une triple casquette susceptible de servir ses intérêts élyséens : il est à la fois responsable de l'organisation du scrutin qu'il prétend gagner ; il coiffe des services de renseignements qui lui réservent de nombreuses informations, notamment sur ses adversaires ; et il peut recourir aux moyens matériels de l'Etat pour faire sa campagne. Est-ce pour cela que le patron de l'UMP a repoussé la perspective de quitter le ministère de l'Intérieur (...) ?

Libération (France) | C. Coroller et J. Durand | 26 janvier 2007  
 
 
LE CORBEAU  |  THE CROW
LE ROQUET GRECO-HONGROIS  |  THE HUNGARIAN BARKER
 
Depuis qu'il a appris, à l'été 2004, qu'un "corbeau" l'avait placé sur une liste de personnalités supposées détenir des comptes occultes à l'étranger, envoyée aux juges, Nicolas Sarkozy (...) [accuse] Dominique de Villepin d'avoir, au minimum, cherché à exploiter l'affaire pour le déstabiliser. (...) Villepin, alors directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères Alain Juppé, observait Sarkozy de son bureau du Quai d'Orsay, bien décidé à faire mordre la poussière à celui qu'il appelait "le roquet".
 
Le Monde (France) | R. Bacqué et P. Ridet | 02 mai 2006
 
 
L'ESPECE DOMINANTE (CHAOUCHUS SARKOZYCUS|  THE DOMINANT SPECIES
 
Avril 2002, M. Chirac est en campagne et s'impatiente. M. Sarkozy, replié dans sa mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine), fixe les conditions de son entrée en campagne. Il veut un programme. Il veut Matignon : "Je ne serai ni son chaouch ni son collaborateur."
 
Le Monde (France) | P. Ridet | 14 janvier 2007  
 
 
L'ORFRAIE (LE PYGARGUE VULGAIRE)  |  THE WHITE-TAILED EAGLE
 
Quand un chef d'Etat africain (...) ose seulement critiquer la nouvelle marotte sarkozienne, le mirobolant ministre de l'Intérieur, avec son insolence habituelle, voit rouge et pousse des cris d'orfraie.
 
L'espace nouveau (Sénégal) | Barka Bâ | Mai 2006
 
 
LA PIE BAVARDE (PICA PICA)  |  THE BLACK-BILLED MAGPIE (PICA PICA)

"Sarkozy président!", lance alors un spectateur. Le candidat interrompt un instant sa logorrhée et réplique : "J'y pense tous les jours."
 
Le Monde (France) | P. Ridet | 26 janvier 2007  
 
 
LA VACHE  |  THE COW
 
Le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, avait dénoncé plus tôt un acte "révoltant, à la limite du gangstérisme", et un Etat "absent". "M. Sarkozy est au cul des vaches en Lozère, M. de Villepin s'occupe de faire filmer les Conseils des ministres par la télévision et M. Chirac fait le VRP en Chine et pendant ce temps-là, on sait qu'il peut y avoir des ennuis très graves en banlieue et ce qui arrive à Marseille était prévisible", a-t-il accusé sur France Inter.
 
Le Monde (France) / AFP | 20 octobre 2006
 
 
LE PYTHON ROYAL  |  THE ROYAL PYTHON
 
Le député de l'Essonne [Nicolas Dupont-Aignan] reproche notamment à Nicolas Sarkozy d'avoir muselé le débat au sein du parti. "On ne peut plus s'exprimer", a-t-il encore martelé samedi, rappelant que le patron de l'UMP lui avait refusé l'autorisation de s'exprimer, dimanche, devant les militants UMP, à l'occasion du congrès du parti. (...) Très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy, [il] avait rapidement dénoncé l'organisation des primaires au sein de l'UMP. "Nicolas Sarkozy cherche des figurants pour assister à son sacre. Personne n'est dupe de cette mise en scène", expliquait-il.
 
Le Monde (France) | P. Ridet | 13 janvier 2007  
 
 
LE CAMELEON BERLUSCONIEN  |  THE BERLUSCONIAN CHAMELEON
 
S'exprimant devant quelque 2.200 militants socialistes réunis pour un meeting à Cergy (Val-d'Oise), Dominique Strauss-Kahn a lancé : "Sarkozy est un caméléon", "un thatchérien, un berlusconien, un bushiste qui aime à s'habiller de l'uniforme atlantiste".

Le Figaro (France) / AFP | 12 novembre 2006
 
 
LA BREBIS GALEUSE  |  THE BLACK SHEEP
 
Le président de l'UMP, qui a dit "ne pas avoir été invité" au déplacement de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie à Colombey-les-Deux-Eglises, a cité à plusieurs reprises le général de Gaulle dès le début de son discours [à Saint-Etienne].
 
Le Figaro (France) | 09 novembre 2006
 

LE COCO MIGRATEUR  |  THE MIGRATING COCO
LE RAT MORT  |  THE DEAD RAT

Il m'a dit : 'Ecoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait''". Pour Johnny Hallyday, pas de doute, le président de l'UMP soutient pleinement son exil fiscal.  Dans un entretien à l'hebdomadaire Le Matin Dimanche, le 24 décembre, le chanteur estime que la polémique provoquée par son départ pour la Suisse "ne fait pas de mal" à Nicolas Sarkozy. Installé depuis mercredi dans son chalet de Gstaad, une station de ski huppée de l'ouest du pays, Johnny Hallyday maintient son soutien au candidat à l'investiture UMP. (...) "Hallyday voulait la paix, il l'aura, royale et mortellement ennuyeuse", écrit l'hebdomadaire, soulignant le caractère "authentique" mais "minuscule" de la station de la Suisse alémanique, située à 1 050 mètres d'altitude. "Johnny va s'ennuyer comme un rat mort", prédit le rédacteur en chef du Matin de Lausanne dans le JDD. Le chanteur jure qu'il ne s'ennuira pas et que Genève n'est pas si loin "quand on a envie de s'amuser".

Le Monde (France) / AFP | 24 décembre 2006
 
 
LA FOUINE  |  THE WEASEL 

Le cabinet de Nicolas Sarkozy a démenti "formellement", mercredi 24 janvier, l'information du Canard enchaîné selon laquelle le ministère de l'intérieur aurait demandé aux renseignements généraux (RG) une enquête sur un conseiller de Ségolène Royal. (...) Selon Le Canard enchaîné, le conseiller pour l'environnement de Ségolène Royal, Bruno Rebelle, a été la cible d'une enquête des RG au profit du candidat UMP. M. Rebelle a démissionné à la fin de l'année du poste de numéro deux de Greenpeace International, après avoir été président du bureau français de l'ONG écologiste. L'hebdomadaire raconte que trois membres des RG auraient enquêté sur la vie privée de M. Rebelle et rédigé une "notice" de trois pages à destination de l'équipe de campagne de M. Sarkozy. (...) "C'est tellement ridicule, il faut qu'ils gardent leurs nerfs et surtout qu'ils restent calmes", a réagi Nicolas Sarkozy. "Cet été, il y a eu un petit cambriolage chez elle. Voilà que je j'ai été accusé d'aller cambrioler ce qui était rien moins que ridicule. Ensuite, il y a eu des informations données sur Internet sur leurs propriétés. Bien sûr que je n'y suis pour rien", a-t-il ajouté.
 
Le Monde (France) / AFP | 24 janvier 2007
 
 
LE CORBEAU POURCHASSE  |  THE HUNTED CROW
 
Une perquisition a été menée, mercredi 31 janvier, aux renseignements généraux (RG) par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) afin de dénicher un éventuel "corbeau" dans l'affaire de la fiche sur Bruno Rebelle, a-t-on appris, jeudi 1er février, de source policière. L'IGPN a saisi des disques durs d'ordinateur, selon la même source, et a été saisie d'une enquête "classique" afin de "faire la lumière" concernant cette fiche, à l'origine d'une polémique sur le rôle des RG dans la campagne présidentielle. Elle recherche une éventuelle "fuite" et un présumé "corbeau", a précisé la source. La perquisition s'est déroulée dans les locaux d'une section spécialisée de la direction centrale des RG (DCRG), selon la même source. (...) En pleine campagne présidentielle, les RG sont au coeur d'une vive polémique. Ils sont accusés depuis cette affaire d'avoir également enquêté sur le patrimoine de Ségolène Royal et de "ficher" des riverains du QG parisien de campagne de Nicolas Sarkozy, ce qu'ils nient.
 
Le Monde (France) / AFP | 01 février 2007
 
 
LA MOUFFETTE VULGAIRE  |  THE STRIPED SKUNK
 
Le canular téléphonique de Gérald Dahan aux dépens de Ségolène Royal fait grincer des dents au PS. Samedi 27 janvier, le directeur adjoint de campagne de la candidate socialiste, Patrick Mennucci, a accusé l'UMP d'avoir monté l'opération. "On sent bien que tout ça c'est un montage de l'UMP. Monsieur Dahan manifestement est affilié à l'UMP. Il a animé plusieurs meetings de cette organisation", a-t-il déclaré aux journalistes, en marge de la visite de Ségolène Royal en Martinique. "Il ne faudrait pas que cette campagne électorale soit une campagne que de boules puantes qui sont d'ailleurs toujours jetées dans le même sens."
 
Le Monde (France) / Reuters | 27 janvier 2007  
 
 
LA SARDINE  |  THE SARDINE

Philippe Ridet : "Le premier ministre [Dominique de Villepin] raille les ralliements, qu'il compare à un alignement de "petits pois et de sardines". Vous sentez-vous visé ?"

Jean-Pierre Raffarin : "Je n'ai pas le gabarit des uns ni des autres... En outre, je fais simplement remarquer que je me suis engagé au côté de Nicolas Sarkozy avec plus de 140 parlementaires. Et sur une plate-forme politique qui est celle de l'humanisme social et européen. C'est ma conception de la diversité dans l'unité."

Le Monde (France) | P. Ridet | 11 janvier 2007  
 
 
LE BLAIRO VISIONNAIRE  |  GEORGE'S LAPDOG
 
Nicolas Sarkozy a choisi la Grande-Bretagne et un déjeuner avec Tony Blair pour son premier voyage à l'étranger de candidat à l'élection présidentielle. Bien qu'en fin de règne et vivement contesté en raison de la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak aux côtés des Etats-Unis, le Premier ministre britannique reste en France une sorte de référence, honnie ou admirée. (...) Nicolas Sarkozy a pour sa part "la plus haute considération pour Tony Blair, pour son courage, sa capacité à réformer et à rebondir, pour sa vision", selon l'entourage du candidat UMP.
 
Le Monde (France) / Reuters | 29 janvier 2007
 
 
LE CANARD BOITEUX  |  THE LAME DUCK
 
The French President, a lame duck in the midst of an election campaign to replace him, is too isolated to be able to oppose war against Iran as he opposed war against Iraq. The media are there to shoot him down before he gets off the ground, first of all the newspapers that continue to enjoy the label "leftist", "left-leaning" or "center-left" -- mainly Libération and Le Monde -- but which in reality have become the guardians of Atlanticist orthodoxy (devotion to a "European unity" closely tied to the United States). Chirac's own political party was snatched away from him by his ambitious enemy Nicolas Sarkozy, who has publicly criticized Chirac's departure from the American fold over the war against Iraq. Sarkozy's demonstrations of devotion to Washington and Tel Aviv have won him the enthusiastic support of the organized Jewish community, increasingly inspired by the U.S. pro-Israel lobby. Deeply distrustful of Gaullism, the French Jewish community has traditionally been close to the Socialists. It was indeed a Socialist government whose secret cooperation with Israel's nuclear program was discovered, and terminated, by de Gaulle when he took office in 1958.
 
Counterpunch (USA) | D. Johnstone | 06 février 2007
 
 
LA GRENOUILLE SE PRENANT POUR UN BOEUF  |  THE INFLATED FROG
 
Combien étaient-ils ? 100.000, 80.000, 70.000 ou 25.000 ? Dimanche 14 janvier [2007], le congrès de l'UMP, qui a vu Nicolas Sarkozy officiellement désigné candidat à l'élection présidentielle, a donné lieu à un cafouillage autour du nombre de personnes - militants, élus, journalistes, personnalités - rassemblées dans le hall 1 du Parc des expositions à Paris, porte de Versailles. Lundi 15, la presse évoque des chiffres allant de "50.000 à 70.000" (France Soir) à "près de 100.000", chiffre annoncé en "une" du Monde. Le Parisien table lui sur "60.000" et Le Figaro comme Libération parlent de "80.000" participants. La plupart des comptes rendus du congrès publiés dans la presse soulignent toutefois l'impossibilité de vérifier les chiffres fournis par l'UMP. (...) Dans son édition du mercredi 17, Le Canard enchaîné réfute toutes ces estimations et avance - plan de la salle et nombre de chaises installées (20 949) à l'appui - que le nombre total de personnes présentes n'est "guère supérieur à 25.000".

Le Monde (France) | G. Fraissard | 21 janvier 2007  
 
 
LE PERROQUET  |  THE PARROT
 
M. [Henri] Guaino travaille désormais au discours sur "l'ouverture" que prononcera M. Sarkozy le 11 février. Il livrera bientôt sa commande (...). M. Sarkozy attend le texte pour le reprendre, le patiner, le mettre en bouche. (...) Puis, dimanche, M. Guaino s'installera au premier rang et murmurera, ainsi que l'ont saisi les caméras de France 2, en même temps que M. Sarkozy les prononcent les mots qu'il a écrits.
 
Le Monde (France) | P. Ridet | 09 février 2007  
 
 
LE CANICHE DE LA MAISON BLANCHE  |  THE WHITE HOUSE POODLE
 
M. [Laurent] Fabius s'en est violemment pris à Nicolas Sarkozy, un "réactionnaire", un "homme dangereux, mais le danger est encore plus grand lorsqu'il est assorti de talent et de moyens financiers et médiatiques considérables". "Je me battrai de toutes mes forces pour que n'accède pas à cette plus haute charge quelqu'un dont la vision des choses est 'marche ou crève'", a lancé M. Fabius, pour qui il ne faut pas à la tête de la France "quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis".
 
Le Monde (France) / AFP | 16 septembre 2006
 
 
LA TAUPE NAINE  |  THE AMERICAN SHREW-MOLE
 
Christian Estrosi, proche du ministre [Nicolas Sarkozy], a pu déclarer récemment au quotidien israélien Haaretz que le président de l'UMP était "le candidat naturel des juifs de France". "C'est Sarkozy qui incarne le mieux l'illusion de la protection auprès d'une partie de la communauté", reconnaît M. [Benjamin] Abtan, [président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF)]. Son "amitié" revendiquée pour Israel, sa proximité avec les Etats-Unis ont contribué à forger son image positive.
 
Le Monde (France) | S. Le Bars | 25 janvier 2007  
 
 
L'ARMADILLO DE NEUILLY  |  THE NEUILLY ARMADILLO
 
Nicolas Sarkozy est une "véritable star chez les juifs de France", a coutume de dire Patrick Gaubert, député européen UMP et président de la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme). La mairie de Neuilly a été pour lui un formidable point d'ancrage pour tisser des liens solides avec la communauté. Jamais il ne rate une fête à la synagogue ni la célébration de mariages civils de couples juifs dont les familles sont influentes. (...) Bref, comme le dit un membre de sa garde rapprochée, "côté juif, il est blindé".
 
Libération (France) | A. Guiral | 04 décembre 2006 
 
 
Posté par Adriana Evangelizt
 
 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : Sarkozy / Communautarisme
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