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  • : Nous ne pouvons plus tolérer de voir la France salie par les sites sionistes extrêmistes de France qui font régner la terreur sur notre territoire et véhiculent un racisme sordide alors que pour la moindre broutille on se fait taxer d'antisémite. Ils ont
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Bienvenue sur ce blog qui a pour but de dénoncer les dérives que se permettent certains extrêmistes sur notre sol et envers notre Peuple, toute origine confondue... mais de dénoncer aussi tous les actes qui se perpètrent dans notre pays en toute impunité. Quant Justice et Police ne font pas leur travail, le citoyen prend le relai...

 

 

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LIBERTE... EGALITE... FRATERNITE...

LA FRANCE EST UN PAYS LIBRE...

elle n'est inféodée à aucune religion...

à aucune communauté...

LIBERTE... EGALITE... FRATERNITE...

Pour tout le monde...



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 Vidéo : La ligue de défense Juive, milice sioniste, protégée par la police française...

patientez quelques secondes pour l'ouverture du document...

ICI pour voir la vidéo...

 

 

Le 22 juillet 2005

Avis aux amateurs ! Que les Anes Jobards aient remis leur torchon en ligne, c'est une bonne idée. Ca prouve qu'ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Qu'ils nous rajoutent à la liste de leurs têtes de turc, ça nous plaît... qu'ils nous insultent, de la part de ces bouseux, nous n'attendons rien d'autre. Maintenant sachez bien qu'Adriana Evangelizt ne risque pas vous mordre à vous, bandes d'ânes ni à W Gold, elle n'a pas envie de s'empoisonner... quant à ceux qui se cachent derrière son pseudo, nous  ne nous cachons pas... nous affichons nos noms, nous ! Nous n'avançons pas masqués comme les  balances ! Nous ne sommes ni des lâches, ni des hypocrites. Nous espérons de tout coeur que vous avez lu notre petit message sur le Transgresseur... nos sites sont en ligne. Rira bien qui rira le dernier...

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Le 10 juillet

Eh oui... les têtes vont commencer à tomber... voir ICI... nous nous excusons pour le retard à publier des articles... des affaires urgentes nous appelaient. Demain plein de nouveaux sites vont donc être publiés en soutien à Monsieur Edgar Morin... nous voulions juste dire aux Anes jobards du CPIAJ qu'ils ont mal fait le ménage... on a trouvé d'autres trucs qui seront sur la toile demain... avec notre déclaration officielle de guerre... et on se marre bien de celle de Stéphane Juffa car il peut bien récriminer, on verra ce qu'il dira quand il pourra lire demain les insanités de ses petits copains...

Vous pouvez continuer à nous envoyer vos e-mails à la gomme... le conseil des Chevaliers de Lumière... "Méfie-toi du Peuple Franc !"

 

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Alors quoi de neuf en ce mardi 28 juin 2005 ? Les petits mâlins sionistes ou qui croient l'être, ont enfin désamorcé leurs archives... mais trop tard. Si nous avions donné l'indice et l'url du site "amisraelhai" c'était surtout pour qu'ils se rendent compte de leur bourde. Leur haine les fait se précipiter et oublier la prudence... nous allons donc publier toute la doc que nous avons copieusement pompés sur leurs archives et prouver de nombreuses choses... pour commencer, qu'ils sont sur notre territoire pour semer terreur, chantage, harcèlement, menaces de mort à l'encontre du peuple français. Et même si leur site n'est plus tout à fait sur le Net, il y est resté trop longtemps... beaucoup trop.

 

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Nous ne pouvons plus tolérer de voir la France souillée par des extrêmistes pro-israéliens utilisant un langage ordurier non seulement envers notre pays mais aussi envers les français de coeur quelle que soit leur religion. Ce blog a donc pour but de rendre à la France son Honneur et de montrer du doigt les individus crapuleux qui se permettent de nous vilipender sans vergogne.

 

Alors que notre pays se trouve muselé grâce à  une manipulation savamment orchestrée par le gouvernement sioniste d'Israël et que toutes les occasions sont bonnes pour nous traiter d'antisémites, il serait de bon ton de voir ce qui se passe sur les sites extrêmistes qui sont en connexion directe avec les colons voleurs de terre en Palestine... si ce que l'on peut y lire n'est pas du racisme, alors qu'est-ce ?

Au cas où leur site et articles disparaîtraient du jour au lendemain, nous tenons à signaler que nous avons tout "pompé" de A à Z... et qu'ils auront à rendre des comptes tôt ou tard.  En attendant, vive la France et que ceux qui ne sont pas contents aillent donc vivre dans le pays qu'ils défendent avec tant d'ardeur au mépris de la nation qui les abrite.

 

 

 

Voir le site POUR L'HONNEUR DE LA FRANCE... bientôt des révélations surprenantes... des preuves du harcèlement des médias et des personnalités sur notre territoire par les fous furieux sionistes du CPIAJ... nous allons vous démontrer qui gangrène et cancérise la France...

Jeudi 1 mai 2008


Règlements de comptes par livre interposé dans la famille Houellebecq



Ca balance chez les Houellebecq! Lucie Ceccaldi, la mère de l'écrivain Michel Houellebecq, raconte sa vie mouvementée dans un livre à paraître début mai, et règle ses comptes avec son trublion de fils, qu'elle accuse de l'avoir calomniée dans l'un de ses livres.

Dans "Les particules élémentaires" (Flammarion), son premier grand succès, en 1998, Houellebecq l'a décrite, sous son vrai nom, comme une sorte de hippie à la dérive, adepte d'une communauté fondée sur la liberté sexuelle.

Mais à 83 ans, la vieille dame se rebiffe dans "L'innocente" (Scali), un récit autobiographique ponctué d'une postface au vitriol. "Avec Michel, on pourra commencer à se reparler le jour où il ira sur la place publique, ses Particules élémentaires à la main, et qu'il dira : +Je suis un menteur, je suis un imposteur, j'ai été un parasite (...) Et je demande pardon+", écrit-elle.

Ancien médecin anesthésiste, Lucie Ceccaldi a vécu mille aventures, qu'elle appelle des "emmerdements". Car si Houellebecq raffole de la provocation, sa mère est une adepte du franc-parler et du "poing dans la gueule".

Née en Algérie, elle a vécu l'engagement communiste dans les années 1950, terminé major de la faculté de médecine d'Alger, et poursuivi son périple jusqu'à l'île de La Réunion, où elle vit toujours, "dans un petit cabanon".

Mais la grande affaire de sa vie, c'est son fils Michel, propulsé écrivain de la désespérance contemporaine, avec qui, dit-elle, "c'est fini, fini, depuis 1992" et une brouille mémorable... à propos de la guerre du Golfe.

Un fils qu'elle reconnaît avoir délaissé, et qui sera élevé par sa grand-mère paternelle à qui il a emprunté le nom de Houellebecq. "La grand-mère Houellebecq était du genre prolétaire haineux", résume Lucie Ceccaldi.

Rien n'est simple dans la famille. Jusqu'à la date de naissance du fiston. Sur son site officiel comme dans ses livres, Michel Houellebecq est né en février 1958. Mais d'après sa mère, il est en fait né deux ans plus tôt, le 26 février 1956. "M'accuser d'avoir truqué des actes de naissance alors que c'est lui qui se rajeunit de deux ans, allez savoir pourquoi, petit con coquet en plus", s'insurge-t-elle.

Lucie Ceccaldi n'est guère convaincue par le talent de son fils.

"L'air du temps, c'est un petit courant tout à fait éphémère de la non-pensée. C'est peut-être en raison de cette nullité qui est la +pensée de maintenant+ qu'il est en phase avec l'époque", explique-t-elle : "Et puis cette arrogance de se prendre toujours pour l'être supérieur, l'intellectuel, cette façon de dire : je suis le plus intelligent".

Loin du psychodrame familial, Michel Houellebecq met la dernière main à l'adaptation au cinéma de son roman "La possibilité d'une île" (Fayard). Et observe jusqu'à présent le silence radio sur le livre de sa mère.

("L'innocente" de Lucie Ceccaldi - Scali - 400 p. - 19,90 euros)

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

- Publié dans : VERITE
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Vendredi 22 février 2008

 

 

L’école des cadavres

 

La décision pour le moins farfelue du président Sarkozy de «confier la mémoire d’un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2» ressemble à un coup politique pour le moins douteux. Le mari de Carla court après sa bonne étoile, déjà très ternie par huit mois de présidence.

On avait déjà eu droit à la lettre de Guy Môquet, missive ampoulée d’un jeune homme courageux et bravache, dont la lecture, censée galvaniser nos chères tête blondes, n’avait eu pour seul effet que quelques gloussements polis et une défaite cinglante de l’équipe de France de rugby en Coupe du monde. On avait déjà eu droit au fondamental et irremplaçable curé, qu’aucun professeur de France ou de Navarre, absent ou tôt levé, ne saurait remplacer. Nous voilà maintenant avec cette « mémoire de la Shoah » et ses milliers d’enfants morts que l’ensemble des élèves de cours moyen deuxième année vont être priés de porter sur leurs frêles épaules affaiblies par un cartable trop lourd. A chacun son cadavre, en rang serré, deux par deux, s’il vous plaît silence dans les rangs, entrez, vous pouvez vous asseoir, ouvrez votre cahier de catéchisme.

"J’ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah"(...)"Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne. Rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui", a déclaré le président en chute libre dans les sondages (tout est lié). Comment confie-t-on une mémoire ? C’est quoi au fait une mémoire ? Des papiers, une photo, une lettre ? Ou plutôt, comme semble l’expliquer Sarkozy, un nom et un prénom ? « Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne ». Etrange phrase. L’intime étant ce qu’on ne dévoile qu’au plus petit nombre de nos fréquentations, un nom et un prénom peuvent-ils être qualifiés d’intime ? Ou alors est-ce la définition de l’intime façon Sarkozy, ce qui pourrait expliquer bien des comportements. D’autre part, les enfants morts pendant la Shoah ont-ils vraiment eu le loisir de connaître les mêmes jeux, les mêmes joies, les mêmes espérances que les enfants d’aujourd’hui, en France, qui naviguent entre une Wii, un i-Phone, la tecktonik et My Space ? Une fois qu’on aura confié à ces enfants la mémoire d’une de ces 11 000 petites victimes de la Shoah, qu’en fera-t-il tout au long de son année scolaire ? Des exposés ? Des récitations ? Du macramé ?

François Hollande, une fois n’est pas coutume, est plutôt d’accord avec Sarkozy. "Chaque fois qu’on peut faire transmettre les exigences du devoir de mémoire, il faut le faire", a dit le toujours premier secrétaire du toujours Parti socialiste. On peut être d’accord avec lui, tout en nuançant : le devoir de mémoire ne concerne-t-il que la Shoah ? Une réaction dans ce sens relevée sur le site de Libération, d’un commerçant de la rue des Rosiers : « D’un côté, le devoir de souvenir est indispensable, et pas uniquement sur la question de la Shoah. D’un autre, les juifs devraient être plus discrets. Nous sommes une minorité parmi d’autres minorités. Et moins on parle de nous, mieux c’est », dit-il, avant d’ajouter : « Et puis elle s’adresse à un public qui s’en fout complètement. Aujourd’hui, les jeunes ne sont pas sensibles à cela. » Et, là-dessus, bien sûr, les supporters de Sarkozy argueront que c’est justement parce qu’ils ne sont pas sensibles à cela qu’il est urgent d’agir de cette façon. Oui, mais on retiendra surtout la première partie de la réaction de ce commerçant qui craint une stigmatisation des juifs, rien de mieux pour réveiller les antisémites de tout poil qui ne dorment toujours que d’un œil. A ce sujet, toujours sur le site de Libération, un autre homme ne craint pas la stigmatisation et pense au contraire que « La Shoah est un bon exemple à montrer aux enfants sur ce que peut être la folie humaine sur le plan collectif. En cela, la proposition de Sarkozy ne peut être que positive. »

Oui, mais faut-il vraiment imposer aux jeunes gens de CM2 la « folie humaine » dans toute son horreur ? Et si oui, pourquoi pas d’autres atrocités, d’autres guerres, d’autres génocides, dont celui du Rwanda, par exemple, plus proche, encore chaud du sang des uns et des manipulations politiques des autres ? Parce que c’est aussi cela, un génocide, c’est une savante combinaison de lâchetés politiques, de délires paranoïaques et de nature humaine. On pourrait aussi expliquer cela à nos chères têtes pas encore bien pleines. Le devoir de mémoire, souvent larmoyant et compatissant à l’excès, ne devrait pas souffrir d’exception. Ce doit aussi être le devoir de mémoire de la France de 1940, de Vichy, de Pétain, de la Collaboration. Guy Môquet, oui, mais Pierre Laval aussi, mais Maurice Papon aussi, Jean Moulin mais René Bousquet aussi. Les enfants de France morts dans les camps y ont parfois été conduits par d’autres enfants de France. C’est un autre devoir de ne pas perdre cette mémoire-là. En fait, à force de commémorations, de souvenirs qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à une certaine repentance hier raillée par le candidat Sarkozy, on s’arrange bien avec nos souvenirs, notre passé, notre Histoire. On finit par ne la remplir que de héros et de victimes. Loin des salauds, loin des bourreaux. Loin, donc, de la vérité.

A l’instar de la lettre de Guy Môquet, la Shoah obligatoire au cours moyen n’est évidemment qu’un gadget politique. Un contre-feu, une diversion pour faire un temps oublier des municipales mal engagées. L’école des cadavres après l’école des curés : le bourrage de crâne(s) continue.

Sources Ya basta

Posté par Adriana Evangelizt

 

- Publié dans : Sarkozy jugé sur ses actes
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Vendredi 22 février 2008

 

 

Une étrange affaire

 

par Bernard Langlois

 

Quelle drôle d’idée que cette plainte du président bling-bling contre Le Nouvel Observateur, et qui donc a bien pu la lui souffler ? Sans elle, cette histoire de SMS aurait circulé le temps d’une rumeur, bientôt chassée par une autre, en cette époque qui en produit à foison. Mais dès lors que la justice en est saisie, et à la vitesse où celle-ci se meut, on en a bien pour trois ou quatre ans à entendre parler du message prêté à Nicolas (« Si tu reviens, j’annule tout ! ») à destination de son ex ! Sauf à ce que l’affaire soit vite enterrée, d’un commun accord des parties, la plainte (pour faux) hautement claironnée ayant rempli son office : laver l’honneur bafoué de la nouvelle épouse ; comme on arrêtait les duels, jadis, au premier sang.

Reste que voilà tout de même une bien étrange affaire.

Sans prêter au Nouvel Obs’ plus de vertus qu’il n’en a, l’hebdo de la gauche caviar n’est tout de même pas spécialiste de l’info-jus de bidet (encore que, depuis les fesses du Castor en couverture...) ! Quant à Airy Routier, par qui le scandale arrive, on doute que ce briscard des enquêtes sensibles sur le petit monde des patrons et de l’entreprise se soit embarqué sans biscuits...

D’où ces conjectures, où, comme il se doit, on se perd : accrochez-vous !

­ Et d’une : si le SMS a bien existé, et sauf à imaginer une fuite d’origine policière suite à une mise sous contrôle du portable de Cécilia (mais, dans ce cas, Sarkozy pouvait-il l’ignorer, et s’il le savait, aurait-il rédigé un tel message ? Et, s’il l’ignorait, serait-ce que le ministère de l’Intérieur espionne son entourage à l’insu du chef de l’État ? Ouaf ! Vertigineux...), si donc le poulet (le message, pas la flicaille) est bien réel, seule l’intéressée ou son très proche entourage peut l’avoir communiqué au confrère. Et qui trouve-t-on dans le très proche entourage de Cécilia qui soit aussi sans nul doute une vieille connaissance dudit confrère ? Bon sang, mais c’est bien sûr ! Rappelez-moi donc le nom de ce publicitaire, organisateur (entre autres) du grand raout annuel de Davos... Richard quequ’chose. L’ex (et éphémère) « première dame » aurait-elle choisi ce moyen ­ la divulgation d’un message bien réel de son ex-mari ­ pour se venger des avanies qu’il lui fit subir, dont la dernière : ce remariage hâtif avec cette gourgandine pétée de thunes, dont Chirac aurait dit qu’« elle a des frelons dans la culotte » (toujours gaillard notre Jacquot !), cette usurpatrice italienne qui pousse le vice jusqu’à lui ressembler, avec dix ans de moins ?

­ De deux : ce message est un faux, comme le prétend l’Élysée, Routier et son canard se sont fait enfumer, c’est le travail d’une officine voulant nuire au Prince (du genre de celles qui fabriquaient des photos truquées de Mme Pompidou lors de l’affaire Markovic) ; sauf que ce genre de manoeuvres douteuses a plutôt cours lors d’échéances électorales nationales, pas pour de simples municipales, et qu’on ne voit pas bien l’intérêt de chercher à ridiculiser Sarko, celui-ci s’en chargeant fort bien tout seul, non ?

­ Et de trois : l’hypothèse la plus vicieuse ! C’est bien un faux, mais c’est Sarkozy lui-même (son entourage) qui est à la manoeuvre... L’écroulement de sa cote dans les sondages et le revirement (relatif, mais net) de la grande presse qui le prend en compte et l’amplifie appelle une contre-attaque. On va s’y prendre comme au judo : accentuer le mouvement de l’adversaire, en rajouter dans les révélations aussi intimes que ridicules pour provoquer une réaction d’écoeurement du public. Les braves gens se diront : « trop, c’est trop ! », et ils rendront leur affection à ce pauvre président injustement traîné dans la boue par une presse immonde. Pour que le coup marche à plein, il convenait de prendre pour vecteur un journal encore considéré comme sérieux et indépendant du pouvoir : L’Obs était le véhicule idéal, et Routier a mordu à l’hameçon.

On peut chercher, et trouver, d’autres explications plausibles. L’intérêt étant (outre le débat déontologique : fallait-il publier ou pas, jusqu’où peut-on aller, etc. Débat qui traverse la profession et divise la rédaction de L’Obs’ elle-même) d’en mesurer les résultats.

RENVERSER LA VAPEUR

Il est encore un peu tôt. Mais on constate que le dépôt de plainte (une grande première !) contre notre confrère s’accompagne d’une campagne soigneusement orchestrée qui voit groupies, féaux, obligés, courtisans de tous poils rivaliser dans l’indignation : la palme revenant à la délicieuse Rama Yade, qui manie le pavé de l’ours avec beaucoup de grâce... Voyons, belle enfant, vous devriez savoir que les charognards ne s’attaquent, par définition, qu’à la charogne !

Il s’accompagne aussi d’un changement d’attitude spectaculaire du président lui-même, qui tente de se plier au rôle qu’on attend de lui : un chef d’État à l’écoute (visites sur le terrain), digne et propre sur lui (discours télévisé impromptu sur le traité de Lisbonne, aussi mensonger et banal que solennel). Il se fait violence, ne pouvant complètement se refaire : allusions à son privé (le « voyage de noces » à Gandrange) ou attirance pour ce qui brille (le stylo de Bucarest).

Mais manifestement Sarkozy a compris ­ on lui a fait comprendre ­ que, plus encore que sa politique, c’est son train et son style de vie qui faisaient problème, et qu’il était temps de renverser la vapeur.

LE STYLE FILLON

Je sais qu’il est des lecteurs, à gauche, qui ne sont pas convaincus et jugent vain l’intérêt qu’on porte à ces choses superficielles : comme s’il n’y avait pas d’autres urgences que le comportement du Président et les intrigues de la Cour. Parlons politique, économie, social !

On répondra que d’autres le font assez en détail dans ces colonnes ; et que s’il plaît au chroniqueur de « fustiger les moeurs en riant », il serait bien cruel (et inutile !) de lui en faire reproche. D’autant que c’est bel et bien cet aspect des choses qui provoque le rejet, brutal et spectaculaire, des électeurs de Nicolas de Neuilly-Bocsa hier encore énamourés : son style, plus que sa politique. La preuve : le Premier ministre reste populaire (ce qui ne tardera pas à lui poser problème !), alors qu’on ne sache pas qu’il défende une autre politique que le Président. On peut même dire de François Fillon qu’il est encore plus nettement libéral et conservateur que Sarkozy, moins enclin à lâcher du lest que son... collaborateur de l’Élysée (lequel, soit dit en passant, lâche aussi ses plus proches serviteurs, tel le petit Martinon, poignardé dans le dos dans une banlieue peu sûre par un voyou de drugstore, un homonyme du patron, sans blague...).

Mais voilà : le style classique genre british (influence de l’épouse galloise ­ qui s’appelle Pénélope, en plus, si c’est pas de la provoc’...), mâtiné rillettes (du Mans), le calme de notaire et l’assurance de notable, la componction enfin de l’hôte de Matignon correspondent mieux à l’idée qu’on se fait d’un responsable politique ; celui-là, au moins ­ disent les bonnes gens ­, n’est pas là pour s’en foutre plein les poches et s’envoyer en l’air avec des créatures.

SMALL IS BEAUTIFUL...

Plusieurs petits livres atterrissent dans ma boîte aux lettres, qui valent d’être signalés, et qui appartiennent à des collections vraiment de poche (c’est-à-dire qui ne les déforment pas, vos poches) et de petits prix.

Dans l’ordre d’entrée en scène :

­ La librairie L’Altiplano  [1], qui publie une collection de mini-bouquins, sérieux et soignés, des rééditions d’essais politiques classiques, comme Travail salarié et capital, de Karl Marx, ou le Droit à la paresse, de son gendre Paul Lafargue [2]). ; ou, un peu plus grands (de taille) et d’auteurs contemporains cette fois, toujours politiques, sérieux et bien présentés : Travail mode d’emploi, de Géraldine Sivade (le témoignage, alerte, de la chercheuse d’emploi, intellectuelle précaire en galère, comme tant d’autres), ou encore Mort à la démocratie, de Léon de Mattis (il a cru à la politique, il a même « candidaté » pour un grand parti, il s’est juré qu’on ne l’y reprendrait plus : d’actualité !) [3].

­ Filaplomb  [4], une nouvelle maison d’édition, artisanale et sympathique, qui se lance, elle, dans la publication de nouvelles littéraires, présentées en textes autonomes plutôt qu’en recueils, « les désirant mobiles, voire portables, m’écrit leur concepteur, en espérant que s’invente ainsi un nouvel usage de textes brefs ». À vous de juger : six nouvelles déjà parues, dont la dernière, Sujitha, est de Claudine Tissier, déjà bien connue sous son nom de blogueuse, Céleste. Sensibilité, générosité et talent à revendre [5].

Et puisqu’on parle de blog, où le travail bénévole de la plupart des pratiquants est souvent synonyme de précarité, allez donc faire visite à notre ami Olivier Bonnet, l’auteur pugnace de Plume de presse. Il a besoin d’un coup de main [6].

Notes

[1] 99-103, rue de Sèvres, 75280 Paris Cedex 06, www.laltiplano.com.

[2] Collection Flash-back. Respectivement 6 euros (Marx) et 5 euros (Lafargue

[3] Collection Agit’prop, 7 euros chacun.

[4] 30, rue de Cugnaux, 31300 Toulouse, filaplomb@wanadoo.fr. Chaque nouvelle : 4,20 euros, port inclus.

[5] www.celestissima.org.

[6] http://olivierbonnet.canalblog.com.)

Sources Politis

Posté par Adriana Evangelizt

- Publié dans : Sarkozy jugé sur ses actes
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Vendredi 22 février 2008

Manipulations antilaïques

 

par Denis Sieffert

 

Voilà que l’on nous refait le coup ! Après les caricatures de Mahomet, après Robert Redecker, voici Ayaan Hirsi Ali. Le cycle provocation, fatwa, médiatisation tourne à plein régime. Cette fois, c’est une jeune femme, ex-députée néerlandaise, aujourd’hui chaperonnée par Bernard-Henri Lévy, qui a droit à toutes les unes des journaux, à tous les plateaux de télévision, à toutes les compassions, à toutes les indignations, à tous les appels au président de la République, au prétexte qu’elle serait l’incarnation de la « laïcité à la française », et pour cela même condamnée à mort par « les » islamistes. À en croire cette présentation, on imaginerait que le sort s’est abattu par hasard sur une victime expiatoire et introvertie, malmenée pour s’être discrètement émancipée de sa religion. La réalité est très différente. Arrivée aux Pays-Bas en 1992, cette fille d’intellectuel somalien longtemps exilé aux États-Unis a choisi un moment très particulier pour abjurer bruyamment sa religion : le lendemain du 11 septembre 2001. Oui, comme elle en fit plus tard la confidence à l’Express  [1] c’est ce jour-là ­ et pas un autre ­ qu’elle s’est rendu compte qu’elle ne croyait plus en Dieu. Ce qui dénote un sens aigu de la communication, et un goût prononcé pour l’amalgame, puisque, apparemment, l’islam et Ben Laden ne font qu’un. Forte, donc, de sa notoriété toute neuve, Ayaan Hirsi Ali entre en politique (par la gauche) au sein du Parti du travail des Pays-Bas. Avant, un an plus tard, de bifurquer pour rejoindre le très droitier Parti libéral. La voilà députée, et bientôt collaboratrice d’un cinéaste sulfureux, Théo Van Gogh, connu surtout pour ses provocations misogynes et islamophobes.

Au côté de ce personnage pour qui les musulmans ne sont jamais que des « baiseurs de chèvres », notre égérie de la laïcité concocte le scénario d’un film qui fait scandale. On y voit ­ paraît-il ­ des femmes dénudées qui exhibent en tatouages des extraits du Coran. On connaît la suite. Le 4 novembre 2004, Théo Van Gogh est abattu en pleine rue par un certain Mohammed Bouyeri, qui promet que sa prochaine victime sera Ayaan Hirsi Ali. Crime épouvantable, et menace qui glace les os, même s’il est le fait d’un homme seul et non « des » islamistes. Il n’en est pas moins vrai qu’à tout instant un autre assassin peut s’extraire de la foule et frapper. C’est la raison pour laquelle les autorités néerlandaises accordent aussitôt à Ayaan Hirsi Ali une protection rapprochée. Mais, en 2006, un nouveau scandale éclate autour de la jeune femme. On découvre que son passé n’est pas celui d’une exilée traquée. Son nom n’est pas son nom. Son âge n’est pas son âge ; elle n’a jamais fui la Somalie, mais quitté le Kenya, où d’ailleurs elle n’était pas menacée. Polémique, démission, expulsion. La vraie-fausse Somalienne persécutée se réfugie aux États-Unis, où elle rejoint immédiatement l’American Enterprise Institute, un groupe néoconservateur, proche de George W. Bush (laïque exemplaire, lui aussi !). La jeune femme écrit ses mémoires, et s’indigne que le gouvernement néerlandais ne veuille plus financer ses gardes du corps jusque sur l’autre rive de l’Atlantique. C’est alors que BHL, Bruckner, Val, Caroline Fourest, boutefeux ordinaires du choc des civilisations, lui tendent des mains toujours secourables.

Invitation à Paris, tournée médiatique, appel à Nicolas Sarkozy [2]  : la « France des droits de l’homme » doit accorder la citoyenneté à Ayaan Hirsi Ali ! Les milliers de demandeurs d’asile programmés pour expulsion en 2008, et qui n’ont pas droit à un regard, savent désormais ce qui leur reste à faire : par exemple, à lancer, comme l’ex-députée néerlandaise, un bruyant « Mahomet pédophile ! », à l’effet garanti. Car, contrairement à ce que déclarait Mme Hirsi Ali à l’Express, elle n’a pas fait que « critiquer l’islam », ni « revendiquer le droit de ne pas croire ».

En France, des centaines de milliers de « musulmans d’origine » ont pris depuis belle lurette leurs distances avec la religion sans pour autant être la cible de « fatwas ». Elle a manié la provocation, qui, dans un domaine aussi sensible, ne peut guère conduire qu’à cet affrontement dont rêvent ses amis de l’American Enterprise Institute et les hôtes empressés de son escale parisienne. Cela dit, le mal étant fait, il faut évidemment protéger cette jeune femme. Mais, de grâce, cessons de l’exposer comme un parangon de vertu laïque. La laïcité, c’est d’abord une certaine discrétion. La loi de 1905 a organisé ­ espérons-le ­ définitivement la séparation entre les espaces public et privé. Or, dans cette affaire, ce n’est pas l’islam qui envahit l’espace public, mais la haine de l’islam. Et cela par tous les artifices de la publicité.

Notes

[1] L’Express du 16 mai 2005.

[2] Lequel vient de s’illustrer scandaleusement en allant faire l’apologie de la religion devant le régime wahhabite de Riyad...

Sources Politis

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Vendredi 22 février 2008
 
Nicolas Sarkozy, apprenti-sorcier de la laïcité
 
Par Laurent Lévy 


L’homme qui, depuis la tribune que lui offrait l’UOIF au Bourget, avait donné le coup d’envoi à la campagne qui a abouti, sous prétexte de laïcité, à la déscolarisation de centaines de jeunes filles, et provoqué un débat empoisonné qui a ouvert d’inutiles fractures dans la population de ce pays, reprend aujourd’hui à frais nouveaux la question de la laïcité.

S’exprimant depuis la basilique des papes à Saint-Jean de Latran, et tout en évoquant cyniquement « la liberté de ne pas être discriminé par l’administration en fonction de sa croyance », il déclare « que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre ». Et il enfonce le clou : « La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. »

La mention des « racines » est loin d’être anodine, puisqu’il insiste : « Arracher la racine, c’est perdre la signification, c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale, c’est dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire. ». Ainsi, lorsqu’un ministère « de l’identité nationale » est institué, il faut comprendre que Sarkozy entend par là, entre autres choses, « l’identité chrétienne » de la France.

Dès lors, la régression fondamentale du régime institué par le Président s’exprime avec la plus grande netteté, lorsqu’il conclut sa tirade : « C’est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité, enfin parvenue à maturité. Voilà le sens de la démarche que j’ai voulu accomplir ce soir à Saint-Jean de Latran. »

Que le président d’une République « laïque », dans laquelle le caractère séculier de la politique est non seulement constitutionnel, mais essentiel à la vie en commun, s’exprimant ès qualité, puisse déclarer qu’il « partage l’avis du Pape quand il considère […]que l’espérance est l’une des questions les plus importantes de notre temps » en dit long, si on l’éclaire par cet autre passage du discours présidentiel : « Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. » 

Ainsi, dans la République de Sarkozy, il serait bon que les gens « croient ». Or, si la laïcité n’est en aucun cas une injonction à « ne pas croire », si elle n’a aucune raison de privilégier les athées, elle n’est pas pour autant compatible avec l’affirmation que la croyance religieuse serait utile à la République, que l’intérêt de la République serait que les gens « croient ». Libre à qui veut de le penser. Il n’appartient en aucun cas au représentant de l’état de le dire.

Certains ont voulu voir, pour s’en réjouir ou pour le déplorer, une contradiction entre la renonciation à la sécularité de l’État que manifestent les discours du Latran et de Ryad, et ce qui a été présenté, lors des débats de 2003-2004 qui ont abouti à la loi anti-foulard, comme un renforcement de la laïcité. Mais si l’on considère, ainsi que cela a été montré avec force à diverses reprises, que la loi anti-foulard était elle-même très éloignée de la conception de la laïcité qui a jusque là toujours prévalu dans ce pays , on voit clairement la cohérence d’ensemble de sa politique en la matière.

« La laïcité
, conclut le « président de tous les français », est devenue une condition de la paix civile. Et c’est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l’interdiction des signes ostentatoires à l’école. »
Lorsque l’on pense aux débats publics qui fondent cette assertion, on comprend que la laïcité se

résume pour le président à la défense de l’enseignement catholique et la chasse au foulard à l’école publique.

La République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ; ce sont les termes mêmes de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat. Elle n’a pas non plus à dire, par la voix de son président, que « la République laïque a sous-estimé l’importance de l’aspiration spirituelle ».

À ce renversement de la perspective laïque, Nicolas Sarkozy ajoute le mépris pour les populations des quartiers populaires : Lui, qui réclame plus de « spiritualité », se plait ainsi à évoquer « le désert spirituel des banlieues ». Le promoteur de la loi « anti-foulard » du 15 mars 2004, sait pourtant bien que les banlieues sont précisément parmi les lieux de France où les pratiques religieuses sont les plus vivaces. Mais sans doute ne sont-elles pas celles auxquelles il pense.

Entre la loi du 15 mars 2004 et le discours du Latran, il n’y a pas de contradiction : il y a la continuité d’une conception réactionnaire et normalisatrice, centrée sur l’affirmation d’une identité française, chrétienne, et cultivant le culte d’un passé mythique.

Toute atteinte au principe de laïcité de l’État est source d’inégalités de traitement entre les citoyens, entre croyants et athées, comme entre croyants de différentes confessions. En renonçant de fait à ce principe, Nicolas Sarkozy joue les apprenti-sorciers.

Laurent Lévy

Auteur du livre " Le spectre du communautarisme" aux éditions Amsterdam 

Sources
Oumma com 

Posté par Adriana Evangelizt
- Publié dans : Sarkozy jugé sur ses actes
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