Australie : un dignitaire musulman compare les femmes à de la viande

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il est certes plus facile de condamner la femme plutôt que de condamner l'homme incapable de se maîtriser lorsqu'il voit une femme non voilée. Est-ce qu'Adam et Eve portait des burkas ? A ce qu'il nous semble, ils allaient nus.

Un diginitaire musulman compare les femmes à de la viande



par Lawrence Bartlett

Les autorités australiennes ont réclamé jeudi l'expulsion du mufti du pays après ses propos comparant les femmes légèrement vêtues à de la «viande à l'air» qui ont suscité un tollé jusqu'au sein de sa communauté.

Cheikh Taj Aldin al-Hilali, plus haut dignitaire musulman du pays, a fait cette remarque dans un prêche prononcé le mois dernier durant le mois de jeûne du ramadan, selon le quotidien The Australian.

«Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger...qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air?», avait-il lancé devant 500 fidèles, selon la même source.

«La viande à l'air, voilà le problème. Si elle (la femme) était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé», avait ajouté le mufti.

Ses propos ont aussitôt déclenché une levée de boucliers. «Ce sont des commentaires atterrants et répréhensibles», s'est élevé le premier ministre John Howard. «L'idée que ce sont les femmes qui sont à blâmer dans les cas de viol est grotesque», a-t-il dit.

La responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la discrimination, Pru Goward, a appelé à démettre le religieux de ses fonctions et à l'expulser du territoire.

«C'est une incitation au crime...De jeunes musulmans qui commettraient des viols pourraient se prévaloir de ces remarques, citer cet homme... leur chef spirituel, devant un tribunal», s'est-elle insurgée.

«Je pense qu'il est temps qu'on lui demande de partir et j'invite les autorités à se demander si l'on doit permettre à un homme qui incite de jeunes musulmans au crime, car c'est ce qu'il a fait, à demeurer sur le territoire», a-t-elle dit.

Elle n'a pas précisé si le mufti d'origine égyptienne arrivé en Australie du Liban en 1982 possédait ou non la nationalité australienne.

Sous la pression, le chef religieux a fait son mea culpa. «Je présente des excuses sans réserves à toutes les femmes que mes commentaires ont pu offenser. Mon intention était de protéger l'honneur des femmes, or cette partie de mes déclarations a été occultée par The Australian», a-t-il affirmé dans un communiqué.

Les organisations islamiques se sont rapidement démarquées du mufti dont elles ont condamné les propos sans ambages. Le Conseil islamique des Nouvelles-Galles-du-Sud, dont Sydney est la capitale, a ainsi qualifié ses remarques de «non islamiques, non-australiennes et inacceptables».

Le porte-parole du Conseil islamique de l'État de Victoria a dit craindre que cette sortie n'engendre des représailles contre la communauté musulmane d'Australie forte de 300 000 personnes.

«Je m'attends à un déluge de courriels haineux, à ce que des gens soient injuriés dans la rue et au travail», a déploré Waleed Aly.

Cheikh Taj Aldin al-Hilali est coutumier des sorties fracassantes. En juillet 2005, il avait déclaré au journal The Australian que les religieux radicaux constituaient «une maladie semblable au sida que l'on ne peut pas soigner avec de l'aspirine».

Un mois plus tôt, le mufti soutenait qu'il était parvenu à négocier la libération d'un otage australien, Douglas Wood, kidnappé en Irak en avril 2005.

Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte de tension communautaire. Début septembre, le premier ministre John Howard s'était attiré les foudres des musulmans en les exhortant à mieux s'intégrer dans la société.

Canberra, qui a renforcé ses lois sur l'immigration, va prochainement imposer un examen de culture générale en anglais pour évaluer la sincérité des candidats à s'intégrer dans la société australienne.

Le test comporte un chapitre sur l'égalité entre les hommes et les femmes.

Sources :
Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

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