Communiqués Union Juive Française pour la Paix

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Communiqués



20 JANVIER : UJFP SUR FRÉQUENCE PARIS PLURIEL





Les auditeurs en région parisienne peuvent allumer leur radio le samedi 20 janvier, de midi à 13 heures, sur les ondes de Fréquence Paris Pluriel (106.3 FM). Ils entendront l’émission « L’Hebdo », animée par Laure Getner-Hess, sur la situation actuelle en Palestine et en Israël. Invités au studio : Layla Damiri, présidente de la GUPS-Paris (Union générale des étudiants de Palestine en France), Omar Somi (délégué générale de l’association « Génération Palestine ») et Richard Wagman (président d’honneur, l’Union juive française pour la paix). Les invités analyseront l’annonce de Mahmoud Abbas pour des nouvelles élections palestiniennes, le programme gouvernemental du Hamas et celui du Fatah, la décision d’Ehud Olmert d’autoriser de nouvelles colonies, les conséquences de la guerre contre le Liban l’année dernière et les visées moyen-orientales du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.




RASSEMBLEMENT CONTRE MAGAV LE 21 JANVIER



Comme dans les années passées, le 21 janvier, l’association extrémiste Migdal organise, à Paris, une soirée gala au profit de MAGAV (la police des frontières d’Israël). Cette redoutable unité de l’armée israélienne se spécialise dans les brimades contre les Palestiniens aux barrages militaires dans les Territoires occupés. L’UJFP participe à un rassemblement de protestation qui aura lieu devant la salle de spectacles (rendez-vous à 19 heures le 21 janvier en face du Bataclan, 50 boul. Voltaire, 75011 Paris, M° St-Ambroise). Ce rassemblement, organisé sur l’initiative de nos amis de « Génération Palestine » et de la GUPS (Union générale des étudiants de Palestine en France), a recueilli le soutien de plusieurs associations, dont la nôtre. Si vous voulez protester auprès du Bataclan, n’hésitez surtout pas. Vous pouvez appeler la direction de cette salle de spectacles au 01 43 14 00 30. L’UJFP Ile-de-France vient de publier un communiqué sur MAGAV dans lequel nous donnons plusieurs exemples de ses nombreuses brimades, toutes plus illégales les unes que les autres, révélées par les associations israéliennes des droits humains Betselem et ACRI. Ces dernières demandent le démantèlement de MAGAV (la « Garde de la frontière », dans un pays qui ne s’est jamais donné de frontières fixes et reconnues). L’UJFP pose la question dans son communiqué : « Serait-il imaginable d’admettre aujourd’hui la réception en France dans un cadre public ou privé d’une unité de police américaine basée en Irak, comme hier celle de certaines unités de l’armée serbe, ou de la police d’Afrique du Sud du temps de l’apartheid ? » L’affiche du gala comporte l’en-tête suivant : « Le MAGAV se bat pour moi, mon cœur bat pour le MAGAV ». Faut-il déduire que cette composante de Tsahal se battrait pour les Juifs de France, et ils lui devraient allégeance ? Pas question, et pas en notre nom ! Il n’y a pas de place en France pour une complaisance provocatrice envers l’occupation israélienne et son bras armé. Pour le texte complet du communiqué, voir le fichier attaché <Tract-93>. Et n’oubliez pas de venir nombreux sous la banderole de l’UJFP le dimanche 21 janvier à 19 heures en face du 50 boul. Voltaire, 75011 Paris.



DÉBAT LE 23 JANVIER AVEC JEFF HALPER (ICAHD)



Jeff Halper, Coordinateur d’ICAHD (Comité israélien contre la démolition de maisons palestiniennes) sera bientôt de passage à Paris. L’UJFP a le plaisir de l’accueillir pour un débat public en ce 40ème anniversaire de l’occupation (1967-2007) et près de 60 ans après la guerre de 1948. Beaucoup d’eau a passé sous les ponts au Proche-Orient, depuis 60 ans. Et surtout beaucoup de sang et de larmes. Les fauteurs de guerre, il y en a plein, mais nous préférons rencontrer des bâtisseurs de paix, ceux qui construisent des ponts entre les peuples. Jeff Halper est l’un d’entre eux. Nul n’est prophète en son pays et il se trouve que ce responsable de la gauche anticolonialiste en Israël n’est pas Israélien d’origine. Né aux États-Unis, il a commencé sa « carrière » de dissident comme objecteur de conscience dans les années 1960… contre la guerre du Vietnam ! Rejeté par l’armée et la société américaines, cet anthropologue juif a fait son « alaya » en Israël dans les années 1970. Confronté à la réalité de l’occupation des Territoires palestiniens, il a, de nouveau, refusé de servir, cette fois-ci dans l’armée israélienne. Deux de ses enfants en ont fait autant, et ils ont purgé des peines de prison pour avoir refusé de porter des armes contre les Palestiniens. En 2006, avec son homologue palestinien Ghassan Andoni, Jeff Halper a été nominé pour le prix Nobel de la paix. Mardi prochain, ce « vétéran » (de la paix, pas de la guerre) veut nous entretenir sur les pressions que l’on peut exercer contre l’État d’Israël, afin que celui-ci change sa politique envers des Palestiniens. De telles pressions s’inscrivent dans un mouvement en faveur du droit international et d’une paix juste. Il s’agit d’une campagne internationale de « Boycott, Désinvestissements, Sanctions ». Jeff Halper sera heureux de répondre à vos questions et d’animer un débat sur ces thèmes. Rendez-vous le 23 janvier à 19h30 au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (M° Rue des Boulets). P.A.F. 3 euros. Organisé par l’UJFP. Pour le tract d’invitation, voir le fichier attaché <Tract-92>.



DÉBAT LE 24 JANVIER AVEC CLÉMENT LEIBOVITZ



Si vous ne pouvez pas venir à la conférence de Jeff Halper le 23 janvier, vous pouvez vous rattraper le lendemain, au même endroit, avec une causerie fort intéressante intitulée « Palestine à l’heure des comptes… Analyses et espoirs d’un homme qui a traversé le siècle ». On ne pourrait pas mieux dire. Né en Égypte en 1923, Clément Leibovitz, historien et romancier, à la fois juif et arabe, est le fondateur de l’association « Jews for Peace in the Middle East » (Juifs pour la paix au Moyen-Orient). Après avoir passé 10 ans derrière les barreaux comme prisonnier politique en Égypte, il est passé en Israël avant de s’exiler de nouveau pour trouver refuge au Canada, où il vit actuellement. Enseignant de cosmologie et d’analyse numérique à l’Université d’Edmonton, auteur de nombreux articles, il est le correspondant canadien de Miftah, organisme fondé par la députée palestinienne Hanan Ashrawi. En tournée européenne, Clément Leibovitz nous livrera son testament politique sur le conflit israélo-palestinien et proposera une stratégie possible, puis des outils pour parvenir à une solution politique. Rendez-vous à 19 heures au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (M° Rue des Boulets). P.A.F. : 2 euros. Organisé par Génération Palestine, avec le soutien de la GUPS, de la CCIPPP, de l’AFPS et de l’UJFP. Pour le tract d’invitation, voir le fichier attaché <Leibovitz>.



DROIT DE RÉSIDENCE DES PALESTINIENS



Extraits d’un communiqué de l’UJFP daté du 22/12/06 : « Symboliquement, le gouvernement israélien refuse depuis quelques mois des visas d’entrée dans les territoires occupés aux Palestiniens détenteurs d’un passeport d’un autre pays, qu’ils soient nés en Palestine et résident ailleurs ou qu’ils soient d’origine palestinienne. Le droit de résidence est également refusé à des personnes d’autres nationalités mais vivant en Palestine soit pour raisons professionnelles, soit pour raisons familiales (marié-es à des Palestinien-nes). (…) Plusieurs organisations palestiniennes, israéliennes et d’autres pays se sont élevées contre cette politique inique qui vise en fait à affirmer une fois de plus le contrôle total qu’Israël entend exercer sur les Palestiniens, à empêcher une vie normale dans les territoires occupés et à tout faire pour que leurs habitants, à force de harcèlement et de violence, s’en aillent. Le déni du droit de résidence est un moyen du transfert des Palestiniens hors de Palestine. (…) L’UJFP s’associe à ces protestations et dénonce énergiquement les mesures prises à l’encontre de tous ceux, Palestiniens et étrangers auxquels Israël refuse l’entrée dans les territoires et qui sont privés du droit de résidence. (…) Après que l’IRCC (Israeli Right of Residence Commitee ou comité israélien pour le droit de résidence) a tenté d’intervenir auprès de plusieurs ambassades étrangères en Israël, l’UJFP entend se faire le relais de cette action auprès du gouvernement français afin qu’il prenne position et fasse pression auprès du gouvernement israélien d’une part et au niveau européen d’autre part. » Pour le texte complet du communiqué, voir le fichier attaché <Tract-90>.



ASSASSINATS CIBLÉS : UNE MENACE CONTRE LA PAIX



Extraits d’un communiqué de l’UJFP daté du 18/12/06 : « Le 14 décembre 2006, la Cour suprême d’Israël a donné raison aux forces armées israéliennes. Celles-ci ont le droit de cibler et de tuer les personnes que l’État juge indésirables. (…) Venant, encore une fois, prouver à la face de la communauté internationale que l’État israélien se place hors de tout cadre juridique, hormis celui qu’il définit et qu’il juge applicable pour lui-même, la Cour suprême justifie les assassinats ciblés et leur donne un cadre opératoire "légal". (…) Or, dans le contexte de l’occupation des territoires palestiniens, les assassinats ciblés, au nombre de 399 depuis le début de la seconde Intifada, sont des crimes de guerre au regard de la 4e Convention de Genève, qui reste le droit applicable. (…) Avec son arrêt du 14 décembre 2006, la Cour suprême de l’État israélien se met hors la loi internationale et nie, en même temps, son appartenance à la communauté internationale. (…) Elle essaie ainsi de faire passer des crimes de guerre en simples affaires de droit commun. (…) L’UJFP demande au gouvernement français d’user de son pouvoir pour faire entendre raison à l’État d’Israël et qu’il use de son statut de membre permanent au Conseil de Sécurité pour que des sanctions – ainsi qu’il est prévu par la Charte des Nations Unies - soient prises. En niant les obligations qui incombent à un État, l’État israélien viole les normes impératives du droit humanitaire international, mais met aussi en péril la paix et la sécurité internationales. » Pour le texte complet du communiqué, voir le fichier attaché <Tract-89>.



TALI FAHIMA LIBÉRÉE



Dans un très bel article, Idan Landau, professeur de linguistique à l’Université Ben Gourion, a rendu un vibrant hommage à Tali Fahima. Lorsque cette prisonnière politique israélienne a bénéficiée d’une libération conditionnelle le 3 janvier, quelques 200 pacifistes et anticolonialistes israéliens l’ont accueilli à sa sortie de prison près de Tel-Aviv. L’article du professeur Landau a paru sur le site web de Yediot Aharonot, le quotidien le plus lu dans le pays. Il écrit : « Tali Fahima est restée deux ans, cinq mois et 26 jours en prison et aujourd’hui, elle a été libérée. De ces 877 jours d’une peine cruelle et humiliante, aucun n’est justifié. Tali Fahima n’est pas la première prisonnière politique en Israël. (…) Tous ont passé des mois et des années en prison, non pas en raison d’un préjudice réel causé à l’État d’Israël et à la sécurité de ses habitants, mais pour avoir défié – avec un culot étonnant – la doctrine dominante et pour avoir fait le pire de tout : avoir tendu à l’ennemi une main pacifique, sans clins d’œil ni ruses. C’est impardonnable : le "processus de paix" ne tolère pas d’avancée réelle vers la paix. (…) Mais le cas Fahima se singularise aussi par rapport aux autres cas. En juillet 2005, lors de la prolongation de sa détention qui durait déjà depuis un an, la juge Deborah Berliner a décrété : "La loyauté de Fahima ne va pas à l’État d’Israël et Fahima constitue dès lors toujours un risque". Pourtant, la justice était avec elle : la loyauté de Fahima aux valeurs de la vie et de la justice l’emportait sur la loyauté envers un État qui piétine ces valeurs-là. Fahima représente un espoir de paix, donc un danger pour l’État. (…) Tout le long du chemin, la pauvreté criante des charges lancées par l’État n’a cessé de renforcer le soupçon que derrière la détention de Fahima se cachent des considérations étrangères, empruntées à un tout autre monde. Les indices abondent. Les sales méthodes d’investigation de la Sécurité générale (Shabak), les allusions incessantes à l’esprit embrouillé d’une jeune femme naïve et romantique, les mauvais traitements des services pénitentiaires, la totale liberté que se sont octroyée des fonctionnaires en parlant de Fahima. (…) À un certain moment, c’était devenu un sport national de taper sur Tali Fahima et de lâcher un gros pet dans les médias. Tout le monde était de la fête : la Sécurité générale, la Justice, les services pénitentiaires, les médias, les programmes de divertissement, et bien sûr les internautes. (…) Tout jouait contre elle. C’est une mizrahi (Juive orientale, NDLR), c’est une femme, elle a une grande gueule et elle tourne en dérision l’opinion générale. Elle est un chiffon rouge devant nos yeux noyés de sang. Alors nous l’avons jetée en prison et nous avons tenté de lui faire rendre l’âme jusqu’à ce qu’elle se repente de ses actes (mais elle ne s’est pas repentie), jusqu’à ce qu’elle parle comme il faut (mais elle a continué à répondre effrontément), jusqu’à ce qu’elle soit brisée et avoue, avec des larmes amères, qu’il n’y a pas d’occupation, ni de Palestiniens à figure humaine, que l’armée d’Israël est l’armée la plus morale du monde et qu’il est interdit, interdit, interdit de se rendre à Jénine. Fahima a été libérée de prison, Israël est sorti de Jénine, Zakariya Zubeidi circule librement. Durant les 877 jours où le péril sécuritaire Fahima a été mis sous les verrous, on n’a pas perçu d’amélioration significative de la sécurité des citoyens d’Israël. L’État, de son côté, continue de punir pesamment tous ceux qui tentent d’établir des relations humaines traversant la Ligne Verte. La loi de citoyenneté et d’entrée en Israël est un exemple. L’interdiction d’avoir des passagers palestiniens à bord de véhicules israéliens en est un autre. À petites doses, le message est instillé – on n’entre pas en contact avec ceux qui se trouvent de l’autre côté du mur de séparation, car ils sont impurs. Le plus accablant est peut-être l’insupportable facilité avec laquelle un pays tout entier, vieillards, femmes et enfants, a été excité contre un petit bout de femme dont la culpabilité n’a jamais été démontrée. Les dirigeants ont poussé sur les bons boutons et le troupeau s’est mis à galoper de l’avant, c’est-à-dire en arrière, c’est-à-dire à droite toute, jusqu’à tomber dans un abîme inexpiable d’injustice. » Pour le texte complet de cet article d’une lucidité exceptionnelle, voir le fichier attaché <Tali-26>. Nos remerciements à Michel Ghys pour la traduction de l’hébreu.





Richard WAGMAN

Président, UJFP Ile-de-France

Union juive française pour la paix (UJFP)

21 ter, rue Voltaire

75011 PARIS



Tél. national : 06 33 95 29 97

Tél. Ile-de-France : 01 42 02 59 76

Site :
www.ujfp.org




Calendrier d’activités – UJFP Ile-de-France




Sam. 20 jan. – À Antony (92), conférence-débat « Palestine : silence, que faire ? ». Avec Denis Sieffert, directeur de la rédaction de Politis, Richard Wagman, président d’honneur de l’UJFP et des jeunes militants de CANT, de retour de Palestine. De 15h30 à 18h30 dans la salle de l’Eglise St-Jean, 1 square Atlantique, 92160 Antony (RER Des Baconnets). Organisé par CANT (Comité d’Antony pour une paix juste et durable au Proche-Orient).

Dim. 21 jan. – À Paris (75), rassemblement de protestation contre la tenue d’un gala au profit de Magav, la Police des frontières israéliennes. Rendez-vous devant la salle de spectacles « Le Bataclan », située au 50 boul. Voltaire, 75011 Paris (M° St-Ambroise). Le rassemblement aura lieu à 19 heures l’autre côté du boulevard, à l’appel de Génération Palestine et de la GUPS (Union générale des étudiants de Palestine en France), avec l’appui de plusieurs associations, dont l’UJFP.

Mar. 23 jan. – À Paris (75), conférence sur la campagne « Boycott, désinvestissements, sanctions » 40 ans après l’occupation des Territoires de 1967 et près de 60 ans après la guerre de 1948. Avec Jeff Halper, coordinateur de l’ICAHD (Comité israélien contre la démolition de maisons palestiniennes). À 19h30 au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (M° Rue des Boulets). Organisé par l’UJFP.

Mercr. 24 jan. – À Paris (75), « Palestine : à l’heure des comptes… Analyses et espoirs d’un homme qui a traversé le siècle ». Avec Clément Leibovitz, juif et arabe, historien et romancier égypto-canadien, fondateur de « Jews for Peace in the Middle East ». À 19 heures au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (M° Rue des Boulets). Organisé par Génération Palestine, avec le soutien de la GUPS, de la CCIPPP, de l’AFPS et de l’UJFP.

Vendr. 26 jan. – À Paris (75), projection du film « Témoins pour la paix » suivie d’un débat en présence du réalisateur, Abraham Ségal, membre de l’UJFP. Avec la participation de Richard Wagman, président d’honneur de l’UJFP et d’un représentant du collectif « Trop c’est trop ». À 20h30 au Moulin à Café, Place de la Garenne, 8 impasse Ste-Léonie, 75014 Paris (M° Pernety). Organisé sur l’initiative de l’AFPS, Trop c’est trop, UJFP et UTAC.


Posté par Adriana Evangelizt

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Jonas 17/05/2008 14:44

Un site dit anti-extremisme anti-raciste qui l'est lui meme, on aura tout vu, vous etes une bonne bande de rigolosisrael vivra, et vraincra.le peuple juif et le peuple arabe malgré les envenements au proche orient ont toujours été deux peuples tres proches et on n'a pas besoin de vous bande de "francais" de merde si on peut appeler ca comme ca.mourrez dans votre haine ;)