Etat palestinien: Sarkozy demande à Israël de faire "des gestes"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Etat palestinien:

 Sarkozy demande à Israël de faire "des gestes"

Le président français Nicolas Sarkozy a demandé dimanche au Caire aux Israéliens de "faire des gestes" afin de faciliter la création d'un "Etat palestinien moderne, démocratique et indépendant", "meilleure garantie" de la sécurité d'Israël.

"J'ai dit à plusieurs reprises (...) que c'était le moment pour Israël de faire les gestes qui permettraient de prouver que la paix est possible, y compris sur l'arrêt de la colonisation, de l'implantation des colonies", a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec son homologue égyptien Hosni Moubarak.

"Notre position (vis-à-vis d'Israël), elle est constante, être un ami fidèle, ce n'est pas être un ami complaisant", a-t-il ajouté.

"Je veux être entendu dans toutes les capitales arabes sur ce discours (...) c'est ma position constante, et ça ne me gêne nullement de le dire ici au Caire", a insisté le président français à l'intention de ceux qui s'inquiètent, dans le monde arabe, de sa proximité affichée avec l'Etat hébreu.

"J'irai en Israël au printemps (...) et je dirai à mes amis israéliens que c'est maintenant qu'il faut faire des gestes", a ajouté Nicolas Sarkozy. Il a précisé qu'il rendrait également visite, lors de ce voyage, au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour lui "dire que le futur Etat palestinien, il comprend Gaza", actuellement contrôlé par ses adversaires du mouvement islamiste Hamas.

"La responsabilité internationale du monde, c'est de soutenir le président de l'Autorité palestinienne et non pas les terroristes", a-t-il ajouté.

"La France n'est l'otage de personne. La France (...) elle a des amis dans le monde arabe (...) et elle a des amis en Israël", a dit le chef de l'Etat français, précisant que les deux Etats, palestinien et israélien, étaient "condamnés à vivre côte à côte et donc à vivre en paix".

Revenant sur les critiques qui lui sont adressées sur son amitié revendiquée pour Israël, Nicolas Sarkozy a cité en exemple le "succès" de la conférence des donateurs de l'Etat palestinien organisée le 17 décembre à Paris, qui a permis de récolter plus de 7,4 milliards de dollars.

"Est-ce que vous pouvez penser qu'une telle conférence aurait pu se dérouler à Paris si les principaux dirigeants des principales capitales arabes n'avaient pas confiance dans la loyauté et dans l'honnêteté de la France sur la création d'un Etat palestinien moderne, démocratique et indépendant ?", s'est interrogé le président français.

Sources Le Monde

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