Nicolas Sarkozy nie le SMS à Cécilia dans sa plainte judiciaire

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nicolas Sarkozy nie le SMS à Cécilia

dans sa plainte judiciaire


ARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy nie, dans la plainte pénale déposée contre Le Nouvel Observateur, avoir envoyé un SMS à son ex-épouse Cécilia lui proposant de revenir en échange de l'abandon du mariage avec Carla Bruni, a-t-on appris de source judiciaire.

Le SMS en question qu'aurait reçu Cécilia Sarkozy est un "faux", dit Me Thierry Herzog dans la plainte déposée au parquet de Paris jeudi, et l'hebdomadaire est juridiquement "receleur" de ce faux.

Le bureau du procureur Jean-Claude Marin a dit vendredi à Reuters avoir mis à l'étude "pour en examiner les implications juridiques" cette plainte pour "faux, usage de faux et recel", inédite sous la Ve République.

C'est en effet la première fois qu'un président de la République dépose plainte au pénal contre un organe de presse. Une enquête de police supposerait, pour établir le "faux", un examen des téléphones impliqués dans l'échange.

"On ne peut pas considérer que le président de la République doit être mieux traité qu'un autre citoyen, mis il ne doit pas non plus être moins bien traité", a déclaré Me Herzog sur RTL

"Celui qui écrit des faux aussi grossiers, qui propage des informations aussi mensongères, qui au fond ne sert qu'un objectif, celui de la calomnie pour vendre et pour obtenir des connexions, n'est pas à l'abri de poursuites pénales", a-t-il ajouté.

Dans un article publié sur son site internet mercredi 6 février, Le Nouvel observateur affirme que pendant les préparatifs de son mariage avec Carla Bruni, le chef de l'Etat a écrit à Cécilia dans un SMS : "si tu reviens, j'annule tout". L'article ne figurait plus sur le site nouvelobs.com vendredi.

Le président de la République, qui a divorcé de Cécilia en octobre, a épousé le mannequin devenu chanteuse samedi dernier lors d'une cérémonie civile à l'Elysée.

Vendredi matin sur RTL, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, a vivement condamné ce qu'elle qualifie d'"attaques personnelles" de la presse contre Nicolas Sarkozy.

"Ce qui me frappe, c'est l'extrême violence des attaques contre le président de la République, des attaques personnelles, ciblées, que je trouve indignes, infâmantes", a-t-elle dit.

"On a l'impression de voir des charognards qui ont humé l'odeur de leur proie et qui fondent sur lui, qui s'acharnent, parce que je trouve que c'est une véritable chasse à l'homme", a-t-elle ajouté.

"Il n'y a plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucune scrupule, personne n'a rien appris, tout oublié du choix démocratique des Français. Ceux qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu'ils n'ont pas accepté qu'il préside aux destinées de ce pays", a-t-elle ajouté.

En marge d'un déplacement à Astana, au Kazakhstan, François Fillon s'est refusé à commenter les propos de Rama Yade, soulignant qu'il n'avait que des mots gentils pour la profession.

"Je n'ai aucun mot dur à dire aux journalistes, je n'ai que des mots gentils", a déclaré le Premier ministre à des journalistes.

Thierry Lévêque

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Commenter cet article