Paris "se concerte" avec les pays de l'UE sur une reconnaissance de l'indépendance

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 Faisant fi du droit international pour complaire à son ami Bush, Nicolas Sarkozy s'apprête à reconnaître l'indépendance du Kosovo qui est une région d'un pays nommé la Serbie. Il est grand temps alors que Nicolas Sarkozy reconnaisse l'indépendance de la Corse qui la réclame depuis des décennies. Et nous espérons fortement que les Corses feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que cela aboutisse. Il n'y a pas de raison que ce qui est accordé aux uns soit refusé aux autres.

 

Paris "se concerte" avec les pays de l'UE

sur une reconnaissance de l'indépendance

La France "se concerte" avec les autres pays de l'Union européenne sur une reconnaissance de l'indépendance du Kosovo, qui pourrait être proclamée dimanche ou lundi, a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères.

"Nous nous concertons avec nos partenaires européens sur ce sujet et en discuterons notamment lundi lors du Conseil affaires générales et relations extérieures" de l'UE à Bruxelles, a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay Pascale Andréani, interrogée sur ce sujet.

Selon une source diplomatique française, Paris veut reconnaître cette indépendance dans la foulée de sa proclamation, simultanément avec la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Italie.

Si l'indépendance est proclamée dimanche à Pristina, ces quatre pays devraient annoncer formellement leur intention de reconnaître le nouvel Etat, suivant les modalités diplomatiques propres à chacun, lors du Conseil des ministres de Bruxelles, selon cette source.

"Les Kosovars vont proclamer leur indépendance. La France la reconnaîtra. France, Royaume Uni, Allemagne et Italie devraient le faire en même temps", a déclaré ce diplomate sous couvert de l'anonymat. Cette reconnaissance ne se fait pas "par enthousiasme pour la cause kosovare", mais c'est "la moins mauvaise manière d'essayer d'éviter des troubles sur le terrain", a ajouté le diplomate.

Paris s'attend à une réaction négative de la Serbie, mais espère qu'elle restera au niveau de manifestations ou de démarches diplomatiques.

"Il va falloir faire preuve de flexibilité et de compréhension" envers Belgrade, indique-t-on au Quai d'Orsay. Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, avait souhaité "ardemment" mardi que l'UE offre à la Serbie des "perspectives extrêmement claires d'adhésion", en particulier pour réduire les tensions autour du Kosovo. M. Jouyet avait ajouté que la France, qui assurera la présidence de l'UE au second semestre 2008, voulait "aller le plus loin possible dans les offres que nous pouvons faire à la Serbie" pour l'intégrer à l'Union.

Le gouvernement serbe se réunit jeudi pour "annuler" à l'avance la proclamation de l'indépendance du Kosovo par ses dirigeants qualifiés de "terroristes".

Le dossier de cette province sous souveraineté serbe, à la population en majorité albanaise et administrée par l'ONU depuis 1999, doit également être examiné jeudi par le Conseil de sécurité des Nations unies, à la demande de Belgrade et son alliée la Russie.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt



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