Pas de devoir de mémoire et pas de repentance

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

Pas de devoir de mémoire et pas de repentance

 

par les Fils d'Abraham

 

La dernière invention de Sarkozy  : confier la mémoire d'un enfant victime de la shoah à un élève de CM2. Il ferait mieux de s'occuper de choses plus concrètes. Les dérives communautaristes de Nicolas Sarkozy commencent sérieusement à nous poser problème. Voire à nous énerver et à nous porter sur le système.Tout comme les diverses pressions exercées par l'organisation sioniste du Crif depuis quelques années. Pressions incessantes exercées sur le gouvernement français pour toujours quémander quelque chose "au nom de la mémoire". Quelle mémoire, ne pouvons-nous nous empêcher de demander quand on voit ce qui se perpètre en Palestine depuis justement la fin de la dernière guerre ? Où est-elle la mémoire des Crifiens qui soutiennent sans condition le gouvernement inique d'Israël ? Où est-elle ? Et où est leur morale pour ne pas dire leur moralité ? Il nous semble qu'ils sont bien mal placés pour imposer à nos enfants de France -quelle que soit leur nationalité et leur religion- quelque chose de mémoriel. Ces gens-là passent leur temps à vouloir criminaliser le monde entier et à faire culpabiliser tous les pays de la planète pour un drame qui s'est passé voilà bientôt 70 ans en oubliant copieusement qu'il n'y a pas que les juifs qui ont été victimes du nazisme. Il serait certainement plus porteur d'apprendre à notre jeunesse comment vivent les Gitans ou les Palestiniens. Les premiers ayant connu aussi les camps et vivant toujours comme des parias. Les seconds traités comme des sous-humains par les descendants de ceux-là même qui sortaient des mêmes camps. Où est la mémoire de ceux-là ? Que leur a-t-on appris ? La leçon a-t-elle été comprise ?

En tant que Juifs Français modernes, progressifs, libertaires, libres, libérés du sionisme et du joug de la religion, en tant qu'individus tournés vers l'avenir, nous refusons que ce devoir de mémoire soit imposé à nos enfants et s'il est imposé, nous donnerons l'ordre qu'ils transgressent ce diktat. Nous sommes certainement plus éclairés que les communautaristes pour savoir ce que nous avons à faire. Nous pensons, de surcroît, qu'ils n'ont pas à s'immiscer dans la scolarité des enfants de la République. C'est sans compter le ras-le-bol de ces éternelles récriminations. Il n'en ont jamais assez. La Shoah par ci, la mémoire par là. Un monument ou un mémorial. Un jour de souvenir en plus. On n'en finit pas. A force, cela devient vraiment lassant tant pour les non-juifs que pour les juifs comme nous. Qu'on nous foute la paix ! Oubliez-nous ! Oubliez les Juifs, par pitié. Vous nous faites honte. Et vous salissez la mémoire de ceux qui ne sont jamais revenus. Vous la salissez car, nul doute, que du haut de leur ciel, ils vous observent. Et ils voient tout ce que vous faites ou laissez faire en Palestine au nom de leur mémoire. Nous savons qu'ils ne sont pas fiers de vous. Ni de ce que vous avez fait d'eux. Et c'est parce qu'ils nous le disent que toutes vos initiatives sur le territoire de France nous dérangent. Parce que vous avez la sale manie de parler ou de penser au nom de tous les juifs. Nous vous disons "Ca suffit !" La coupe est pleine. Le vase déborde. Vous n'êtes pas représentatifs de l'esprit judéen et vous n'avez pas à parler à notre place.

Nous espérons donc fortement que tous les instituteurs monteront au créneau pour refuser ce passe-droit à une partie d'une communauté qui prend des initiatives au nom de tous ses membres sans les avoir consultés. Nous sommes contre le "devoir de mémoire" et contre la "repentance" dans la mesure où ceux qui les inspirent sont incapables de les appliquer. Sinon, il y a longtemps que la Palestine serait un Etat. Et non un monceau de cadavres.

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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