LES ULTRAVIOLENTS DU SIONISME FRANCAIS

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Un article intéressant qui nous montre de quoi il retourne exactement quant à la LDJ, Betar, Tagar et autres milices opérant sur notre sol et couverte tant par le Crif que par l'Union des Etudiants Juifs de France. Il est quand même à noter que si, autrefois ils s'attaquaient à l'extrême-droite ou aux néo nazis, ils ont désormais carrément retourné leur veste pour pactiser avec eux et mener la chasse aux musulmans. Intolérable sur notre sol. Intolérable. Et nous ferons ce qu'il faut pour que cela cesse.

Lire : Des juifs d'extrême-droite déversent leur haine

Extrême droite chrétienne juive musulmane en collusion

Voir aussi l'excellent article de François Coste 

Le vrai visage de la haine sioniste

A lire aussi absolument l'article sur le site d'extrême droite Occidentalis... quand on a lu tout ça, il n'y a plus de doute possible... ils peuvent se prendre la main et chanter "Maréchal ! nous voilà !" On y est en plein dedans...

 

LES ULTRAVIOLENTS DU SIONISME FRANCAIS

par Jonathan BOUCHET-PETERSEN

 

Alors que le Bétar et la Ligue de défense juive s’attaquaient la plupart du temps à des néo-nazis, ces groupes, prônant l’autodéfense, ont désormais de nouvelles cibles.

Leur mode de communication préféré ? Un bon coup de casque ou de batte de baseball. Le rôle qu’ils revendiquent ? Assurer la sécurité de la communauté juive de France qui serait menacée par un antisémitisme arabe et abandonnée par l’Etat français. Ultra minoritaires mais ultra violents, ces groupes capables de mobiliser un millier d’individus ne passent pas inaperçus quand ils sont de sortie.

Dans les manifestations de soutien à Israël, souvent en marge du cortège, les troupes du Bétar et celles de la Ligue de défense juive (LDJ) sont facilement reconnaissables à leurs couleurs. Bleus ornés du Lion de Judée pour les premiers, jaunes avec le bouclier de David et un poing serré pour les seconds. Des tenues voyantes et un comportement souvent belliqueux qui leur permettent d’occuper, au moins visuellement, un espace largement dominé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) chez les jeunes.

En avril 2002, lors de la manifestation du Crif contre “l’antisémitisme et avec Israël”, le préfet de police Jean-Paul Proust constatait la présence de “quelques centaines de personnes appartenant à des mouvements extrémistes pro-israéliens, organisés en commandos très mobiles, qui n’ont cessé de s’attaquer aux services de sécurité du Crif, aux policiers, et à tous ceux qui au plan ethnique ne leur plaisaient pas”. Bilan : un commissaire de police blessé d’un coup de couteau et plusieurs journalistes violentés. Dix personnes avaient été interpellées en possession d’armes (couteaux, nunchaku). Mais seul un activiste, William Bénichou, a été condamné à quatre mois de prison, dont deux avec sursis, pour port d’arme prohibé. Fortement soupçonnés, le Bétar et la LDJ ont nié toute implication. Comme  d'habitude.

Fonctionnant de façon discrète, quasi-clandestine en ce qui concerne la LDJ, les groupes ultrasionistes d’autodéfense sont avares en informations. Certes, il est de notoriété publique (médiatique tout du moins) que leurs membres s’entraînent au Krav Marga, une vieille méthode de corps à corps utilisée par l’armée israélienne. Mais quand il s’agit d’aborder le pourquoi et le comment des opérations menées, la parano est de mise et les bouches restent closes. Sur le site de la LDJ (1), un portable est bien communiqué, mais l’accueil réservé au bout du fil ne laisse aucun doute. Il s’agit plus d’un numéro à usage interne que d’un service de presse. Même expérience auprès du Bétar.

“Pour ne pas subir la charia”

Présent en France depuis 1929, le Bétar (2) est le mouvement de jeunesse du courant extrémiste sioniste, fondé au début du siècle dernier en Pologne par Zeev Jabotinski. En 1985, le Bétar de France s’est doté d’une branche étudiante, le Tagar, réputé pour son coup de poing facile. Historiquement leader chez jeunes extrémistes sionistes français et connu pour ses actions musclées contre l’extrême droite, le Bétar a perdu de son influence ces dernières années. Longtemps miné par une guerre des chefs finalement remportée par l’aile dure, le Bétar, dont l’actuel “chaliah” se nomme Arnaud Sayegh, est désormais surpassé en audience par la LDJ, dirigée par Pierre Lurçat, issu du Tagar.

Enregistrée depuis 2000, sous le nom de Liberté démocratie et judaïsme, la LDJ est considérée par police comme le plus virulent des groupes d’autodéfense juifs actuels. Composée de quelques centaines de membres, la LDJ puise son corpus idéologique chez l’American Jewish League, une organisation créée en 1968 par le rabbin d’extrêmedroite Meir Kahane, assassiné à New York en 1990.

Aux Etats-Unis, elle est listée parmi les organisations terroristes dangereuses par le FBI au même titre que l’ETA ou Al-Qaïda. Alors que le Bétar est proche du Likoud, le parti d’Ariel Sharon, et considère l’émigration vers Israël (l’alyah) comme “l’aboutissement du militantisme”, LDJ tient, dans la sombre tradition du rabbin Kahane, un langage différent. D’une part, elle considère que le Likoud est trop mou mais surtout la LDJ n’incite pas les Juifs français à émigrer vers l’Etat hébreu. “Juifs français et Juifs israéliens mènent la même lutte contre le fascisme islamique.” Accusant la “population musulmane” d’être “très majoritairement à l’origine des actes antisémites”, elle appelle “les Juifs Français qui restent en France à rejoindre le combat [et] défendre notre sol et notre culture pour ne jamais avoir à subir la charia”.

Un discours agressif qui séduit de plus en plus de jeunes juifs, souvent déçus du Bétar.

Apologie de l’autodéfense

D’après la LDJ, la situation légitime largement le recours à l’autodéfense, d’autant que “le gouvernement français ne fait rien pour protéger ses citoyens de confession juive et encourage les pogromistes des banlieues” (à propos de l’autorisation d’émission de la chaîne du Hezbollah, Al-Manar, qui a fait l’objet d’une vive polémique). Les déclarations de Dieudonné, sur un supposé impérialisme sioniste, ont aussi apporté beaucoup d’eau au moulin à baffes du Bétar et de la LDJ. Des propos relayés en septembre 2004 (3) par l’écrivain Alain Soral, provocateur connu pour ses prises de positions tranchées. Une semaine après, une vingtaine d’excités casqués ont mis à sac la librairie où il dédicaçait son dernier livre. Six personnes ont été blessées.

La LDJ incite “les Juifs de France à assurer par eux-mêmes leur protection contre leurs agresseurs”. Le glissement guerrier, qui consiste à dire que l’attaque est la meilleure des défenses, n’est pas loin. Sur le site du Tagar (4), on peut ainsi lire : “Nous, juifs de France, ne resterons pas indéfiniment passifs vis-à-vis de ceux qui participent ou attisent la haine anti-juive.” Le 31 juillet 2004, Joseph Ayache, membre du Bétar, était condamné à quatre mois de prison ferme, pour l’agression à caractère raciste d’un militant d’origine palestinienne.

Idéologiquement et sur le terrain, l’ennemi principal n’est plus l’extrême droite. La communauté maghrébine, l’extrême gauche propalestinienne et les médias sont les nouvelles cibles de ces groupes spécialisés jusqu’alors dans le tabassage de néo-nazis.

En octobre dernier, après le Forum social européen de Londres, le Tagar déclarait ainsi y avoir vu “le nouveau visage de [ses] ennemis : l’extrême gauche phagocytée par les islamistes”.

(1) www.liguededefensejuive.com

(2) www.betarfrance.org

(3) Complément d’enquête (France 2), septembre 2004

(4) www. tagarfrance.org

Sources : MYTHES ET SECRETS

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