Les effets personnels de Sophie découverts près de Nantes

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

Disparition de Sophie:

ses effets personnels découverts près de Nantes

 

 

Les fouilles qui ont permis mercredi soir de retrouver près du périphérique ouest de Nantes des effets personnels de Sophie Gravaud, disparue depuis samedi soir dans la banlieue ouest de Nantes, ont repris jeudi à 09h00 au même endroit.

Le procureur de la République de Nantes, Stéphan Autain, doit tenir jeudi à une conférence de presse. Il avait affirmé mardi que "les moyens déployés" étaient "très importants" dans cette affaire, pour laquelle une information judiciaire pour "disparition inquiétante" a été ouverte.

Les fouilles ont notamment été entamées avec des plongeurs sur un plan d'eau situé à proximité des lieux fouillés la veille. Commencées en fin d'après-midi mercredi jusque tard dans la soirée les fouilles ont permis de retrouver des effets personnels de Sophie, 23 ans: un string, un pull, des bottes ainsi que le sac à main et les papiers de la jeune fille.

C'est un cycliste qui avait repéré les vêtements au bord d'un large périmètre de friches situé à proximité du chemin du Vigneau, parallèle au périphérique, à deux kilomètres de la zone commerciale Atlantis d'où la jeune fille avait disparu samedi peu après 21H00 à la sortie du magasin de vêtements pour hommes où elle travaille, dans la galerie de la zone commerciale Atlantis à Saint-Herblain (ouest de Nantes).

Dimanche à 06H00, la voiture de Sophie, qui avait quitté le parking samedi soir, a été incendiée à environ 300 mètres de l'endroit où la jeune femme l'avait garée la veille. Un individu a été aperçu par un vigile s'enfuyant des lieux de l'incendie. Les enquêteurs n'avaient toujours aucune nouvelle de la jeune femme mercredi après-midi mais sa mère continuait à "espérer beaucoup". "J'espère qu'il y en a une qui va craquer et nous dire où est Sophie", a déclaré Martine Brégé en faisant allusion aux personnes interpellées.

Parmi les trois personnes placées en garde à vue à Lyon, figure un homme originaire de Bosnie qui a été localisé par les enquêteurs grâce à la carte à puce du téléphone portable de Sophie Gravaud qu'il avait insérée dans son propre téléphone portable, selon une source proche du dossier.

Ce père de famille de 46 ans, sous contrôle judiciaire pour une affaire de moeurs, est soupçonné d'avoir utilisé dans la nuit de samedi à dimanche à plusieurs reprises la carte bancaire de la jeune femme, pour trois retraits d'un total de 400 euros ainsi qu'à une station service de la région lyonnaise. Il a été interpellé mardi soir à Bourgoin-Jallieu, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Lyon, en compagnie d'un homme et d'une femme, également originaires d'ex-Yougoslavie.

Dans son véhicule, les policiers ont retrouvé une arme de poing et, lors de sa garde à vue, il a affirmé avoir obtenu le téléphone de Sophie Gravaud ainsi que sa carte bancaire "par une connaissance", a-t-on appris de même source. Il a nié toute participation dans la disparition de la jeune femme. L'épouse de cet homme a été interpellée mardi et auditionnée mercredi matin par la police judiciaire qui a procédé à des investigations au domicile du couple à Nantes, mais sans résultat.

Les enquêteurs se sont à nouveau rendus mercredi au domicile de la mère de Sophie Gravaud dans la banlieue nantaise. "Ils ne nous ont rien dit sur l'avancée de l'enquête" mais ont évoqué "des pistes sérieuses", a indiqué Mme Brégé. Depuis dimanche, les proches de Sophie Gravaud se sont montrés extrêmement actifs pour tenter de retrouver la trace de la jeune femme de 1,61 m, aux cheveux mi-longs et yeux marrons, qui est "aimée de tous" selon sa mère.

La jeune vendeuse a disparu samedi peu après 21H00 à la sortie du magasin de vêtements pour hommes où elle travaille, dans la galerie de la zone commerciale Atlantis à Saint-Herblain (ouest de Nantes). Les dernières nouvelles de Sophie Gravaud ont été obtenues par Régis, son petit ami, le soir de la disparition. Ne la voyant pas arriver, il a tenté de la contacter sur son téléphone portable une vingtaine de fois avant qu'elle ne réponde enfin vers 22H45, et d'une voix stressée lui a assuré qu'elle sera là "dans une vingtaine de minutes".

Sources AFP

 

Posté par Adriana Evangelizt

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